Recrutement d’un cadre de santé à l’hôpital Marmottan H/F

Le poste

Temps plein – Statut Fonction Publique Hospitalière

Diplôme requis pour ce poste : diplôme de cadre de santé

Le cadre de santé participe à des missions transversales du pôle et de l’institution (qualité, formations, audits, etc.)

Avec la Cadre supérieure du pôle, le chef de pôle et les responsables des structures internes, il participe au projet de pôle, qu’il valorise et soutient auprès des équipes, il favorise les mobilités internes en fonction de l’évolution des projets et des métiers.

Il participe au projet médical des unités en l’articulant avec le projet de soins, dans le respect du projet de Pôle et du projet d’Établissement.

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Crise des opioides : les 12 propositions d’actions.

A l’initiative de l’association France Patients Experts Addictions avait lieu ce matin à Marmottan une conférence de presse sur l’accès effectif à la naloxone à toutes et tous. Dans une salle comble, les associations de patients et les associations de professionnels ont parlé d’une même voix. Vous trouverez en téléchargeant le PDF ci-dessous les 12 propositions d’action à mettre en place, à soutenir ou à développer pour favoriser l’accès et le bon usage de la naloxone face au risque d’overdoses aux opioïdes.

les 12 Propositions

Overdose Day : conférence de presse le 2 septembre 2019 à l’Hôpital Marmottan

À l’initiative de la FPEA, en partenariat avec le Fonds Actions Addictions, la Fédération Française d’Addictologie & la Fédération Addiction, une conférence de presse se tiendra le 2 septembre à l’Hôpital Marmottan pour évoquer la crise des opioïdes et formuler des propositions pour la gérer au mieux.

Le 2 septembre prochain, l’association France Patients Experts Addictions organise une conférence de presse à l’occasion de l’Overdose Day 2019. Le thème de cette année sera l’occasion de porter l’attention sur la crise des opioïdes en France et les solutions envisagées. Les dernières données d’enquêtes françaises font état de 400 décès dûs aux surdosages d’opioïdes (héroïne, morphine, tramadol, fentanyl, méthadone, codéine,…) en 2019. Comme les usagers d’héroïne, des patients traités par antalgiques opioïdes sont donc concernés. Le nombre de victimes se rapproche de plus en plus de la mortalité par overdose qui existait avant les traitements de substitution.

Un antidote existe mais reste d’un usage confidentiel : la naloxone

Face à ce problème de santé publique, la mise à disposition d’un antidote, la naloxone, accessible directement aux personnes à risque d’overdose, s’avère absolument nécessaire. La naloxone est aujourd’hui sur le devant de la scène comme solution simple et facile d’utilisation face à un risque mortel majeur. Elle devrait aujourd’hui accessible sur le devant de la scène. Or il s’avère que les deux formes existantes – spray et injection – ne sont dans les faits quasiment pas disponibles.
C’est donc sous le signe de l’accès à tous à cette nouvelle potentialité que nous voulons placer cette journée mondiale de sensibilisation. Pour l’Overdose Awareness Day du 31 août 2019, usagers et patients demandent la mise à disposition large et accessible de l’antidote : la naloxone sous ses deux formes.

FPEA a des propositions

Lors de la conférence de presse, les associations d’usagers et de professionnels offriront une vue d’ensemble des questions complexes, posées par la crise des opioïdes, et surtout une tribune pour proposer des solutions concrète à la gestion de cette crise, une liste de 12 propositions soutenue par l’ensemble des usagers et professionnels concernés (cf. liste ci-après).

Au programme de cette conférence de presse qui se tiendra à l’hôpital Marmottan (17)19 rue d’Armaillé, 75017 Paris) – entrée par le 5 bis rue des colonels renard, 75017 Paris, interphone Médecine générale

Accueil à partir de 9h30

  • Présentation et animation
    Hélène Delaquaize (Vice-Présidente FPEA) 10h
  • Comment les Patients Experts veulent relayer le problème auprès des patients, des proches, des professionnels et des pouvoirs publics
    Françoise Gaudel, Présidente FPEA
  • Pourquoi le risque d’overdose concerne désormais la population générale
    Pr Michel Reynaud, Président Fonds Actions Addictions
  • Quel est l’état des lieux et quelles sont les perspectives en France ?
    Pr Nicolas Authier, ANSM/OFMA
  • Quelles sont les périodes et situations à risques (sortie de sevrage ou d’hospitalisation, sortie de prison, mélange de médicaments) ?
    Jean-Maxence Granier, Vice-Président FPEA
  • Diverses formes et gravités d’overdoses : témoignages et vécu des usagers et des proches
  • Pourquoi, dans ces conditions, la naxolone n’est-elle que peu ou pas utilisée ?
    Dr Mario Blaise, Chef de Service à l’hôpital Marmottan
  • Quelles peuvent être les possibilités de mise à disposition ?
    Pr Nicolas Authier, ANSM/OFMA
  • Nos demandes pour éviter l’épidémie d’overdoses
    Albert Caporossi (FPEA), Dr Jean-Michel Delile (FA), Pr Amine Benyamina (FFA)

Présentation de FPEA et les acteurs impliqués

France Patients Experts Addictions est une association dont l’objet est la promotion, la formation et la certification des patients experts dans le parcours de soin en addictologie.

Ses membres ont l’expérience de l’addiction (au tabac, à l’alcool, aux substances illicites et comportementale) et en sont soit sortis de la dépendance soit stabilisés. Accompagnant déjà au sein de structures d’entraide, ses membres interviennent sur les réseaux sociaux ainsi que sur le forum Addict’Aide.

FPEA entend agir sur les axes de la prévention, de la formation à destination des professionnels et des usagers et cherchera une synergie avec les associations de patients experts existantes.

Particulièrement dans le champ de la prévention des OD, par leur expérience ses membres peuvent éclairer les pouvoirs publics quant aux orientations et modalités à privilégier dans l’accès aux antidotes.

L’événement peut ainsi compter sur l’engagement de ces acteurs dans la promotion de cette conférence de presse et la construction d’une solution à la hauteur de la crise

FPEA
Fédération Française d’Addictologie
Fonds Actions Addictions
Fédération Addiction
Police Contre la Prohibition
Centre d’Evaluation et d’Information sur la Pharmacodépendance (C.E.I.P.) et d’Addictovigilance
Association Auto Support et réduction des risques parmi les Usagers de Drogues- A.S.U.D
Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (USPO)
Observatoire Français des Médicaments Antalgiques – OFMA
Fondation ANALGESIA
SOS Hépatites Paris
France Asso Santé
Médecins du Monde
Association Psychoactif
Groupe SOS

Encore un petit effort, Madame Buzyn

Dr. Michel Hautefeuille, psychiatre addictologue
Dr. Mario Blaise, psychiatre addictologue, chef de pôle.
Centre Médical Marmottan, Paris

La Ministre de la Santé de la France, n’écoutant que son courage et son appétit de savoir, lance une recherche audacieuse, répondant à la question : le cannabis n’aurait-il pas, par hasard et finalement, quelques vertus thérapeutiques. Cette décision aura été prise 23 années après la Californie ou l’Oregon, 16 ans après les Pays-Bas, 18 ans après l’Espagne. Parmi les 28 pays de la CE, 21 ont adopté le cannabis thérapeutique. La France non, la France fait des études. La ministre de la Santé actuelle, comme ses prédécesseurs, souhaite ne pas se précipiter en la matière, respecter un certain délai d’attente. Un délai d’attente qui se compte en décennies semble donc être un délai raisonnable pour nos décideurs. Le temps politique et le temps des patients n’est pas le même. Mais en attendant, 300.000 d’entre eux sont en état d’abandon et de souffrance.

Madame la ministre de la Santé de la France nous dit qu’il n’y a derrière tout cela rien d’idéologique. Bien sûr qu’il n’y a rien d’idéologique derrière tout cela, il n’y a que de l’hypocrisie. Pour exemple, il existe, en France un médicament, le Sativex, qui n’est pas disponible car les pouvoirs publics et le laboratoire n’ont jamais pu s’accorder sur un prix de vente. Au-delà de cette aberration administrativo-mercantile qui dure depuis 2014, si le prix du Sativex a été en discussion c’est qu’il avait subi avec succès toutes les études, expertises et essais cliniques indiquant qu’il était efficace par exemple dans « la spasticité dans la sclérose en plaques après échec des autres thérapeutiques ». Pourquoi Madame Buzyn veut-elle refaire ces recherches ? Dans le même ordre d’idée, les recommandations du comité scientifique spécialisé temporaire (sic !) sur l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France attendent une mise en œuvre que l’on imagine encore riche en péripéties. Madame la Ministre voudrait perdre du temps qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

Bien sûr qu’il n’y a rien d’idéologique derrière tout cela, il n’y que la force de la morale et la puissance des tabous. Au-delà de ce nouveau coup de bluff du même type que celui de l’été dernier où on avait voulu faire croire à l’ouverture de coffee-shop à la français, le problème reste toujours le même. La peur, le tabou du plaisir auxquels on est confronté, par exemple, dès que l’on ouvre le débat sur la légalisation. La ministre ne cesse de dire et de répéter que ce dont il s’agit c’est de médicament et non pas de plaisir. Le cannabis thérapeutique, on va voir. Le cannabis plaisir, surement pas.

Et pourquoi ? Pourquoi ne pourrions-nous pas rechercher un soulagement quand il est médicament, et un plaisir quand il est récréatif. La différence entre ces deux effets n’est souvent affaire que de dose, de cadre et de démarche.

Comme si ce dont il fallait se prémunir n’était pas de la drogue mais du plaisir. Et si par hasard un médicament donnait aussi du plaisir, où serait le problème ? En tous les cas, cette question ne gêne pas les législateurs américains. Ils viennent de décider à Denver et à Oakland de dépénaliser les champignons hallucinogènes pour traiter les dépressions, les états anxieux et les syndromes post-traumatiques.

Il y a un racisme anti-cannabique. On lui en demande beaucoup au cannabis pour qu’il soit accepté, pour qu’il puisse bénéficier du même traitement que les autres substances. S’inquiète-t-on avec le même empressement de savoir par exemple si le valium ne défonce pas, si le Lexomil ne fait pas tourner la tête ?

Tout cela ressemble à une lutte pathétique visant à repousser au plus tard possible l’inévitable légalisation du cannabis. Sont-ils si dangereux ces consommateurs dont le seul crime est de faire de la fumée avec une plante verte ? Il aura fallu attendre 23 ans après la Californie pour entendre parler de cannabis thérapeutique en France. S’il faut attendre autant pour le cannabis récréatif (cannabis récréatif en 2017 en Californie), cela veut dire que la prohibition du cannabis durerait jusqu’en 2040. Sans vouloir griller les délais raisonnables dont nous parlions, encore un petit effort, Mme la Ministre.

Et vous les consommateurs dociles et silencieux, puisque finalement vous acceptez aussi cette situation, réjouissez-vous !!! Des décennies à fumer du pneu d’origine inconnue, à un prix exorbitant, dans des conditions de vente rocambolesques qui vous transforment en petits délinquants, des décennies de clandestinité, d’hypocrisie et de pudibonderie vous attendent.

Cannabis thérapeutique : le (lent) processus expérimental de l’ANSM

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient de publier un document pour faire le point sur les travaux en cours au sujet du cannabis thérapeutique.

Cette phase reste expérimentale. Elle durera au moins 6 mois. Elle vise à évaluer le circuit de prescription et de délivrance. Il ne s’agirait pas de fumer le cannabis car le traitement prendra une forme sublinguale ou inhalée : huile et fleurs séchées pour vaporisation; formes orales: solution buvable et capsules d’huile. Le traitement ne pourra être initié que par des médecins spécialistes des indications visées (c’est-à-dire par exemple, pour commencer, dans le cas de sclérose en plaques, ou bien chez des personnes souffrant d’atteintes de la moelle épinière, paraplégiques ou tétraplégiques, ou encore contre certains effets douloureux induits par des chimiothérapies anticancéreuses.) Ces médecins doivent exercer dans des centres de référence. La participation se fera sur la base du volontariat. Les médecins doivent être formés pour pouvoir prescrire le cannabis. Enfin, l’ANSM mettra en place un registre national électronique exhaustif qui recueillera les données cliniques françaises d’efficacité et de sécurité.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cet article, émaillé de vidéos, qui explicite les indications du cannabis thérapeutique, démonte les idées reçues et présente les différentes formes de préparation, les modalités de l’expérimentation, les bons usages :

https://theconversation.com/futures-prescriptions-de-cannabis-a-visee-therapeutique-mode-demploi-118486

 

Addictovigilance : Augmentation des complications sanitaires graves liées à la consommation de cocaïne

Attention, vigilance :

Le pourcentage de patients inclus dans l’enquête DRAMES (Décès En Relation avec l’Abus de Médicament Et de Substances), décédés directement de la consommation de cocaïne est en augmentation : de 10 % des décès directs en 2010 (n= 25/247) à 19,5 % en 2017 (n= 85/432). Les associations les plus souvent impliquées sont cocaine‐héroïne, et cocaine‐méthadone.

Par ailleurs :

  1. Les données des saisies et de l’outil SINTES (Système d’identification national des toxiques et substances) montrent une augmentation de la teneur des échantillons de cocaïne.
  2. Association à risque avec l’alcool : formation d’un métabolite toxique le cocaéthylène de demi-vie plus longue, neuro et cardio toxique
  3. D’autres toxicités peuvent être liées à la présence de produits de coupe (exemple lévamisole : vascularite, agranulocytose)

Télécharger le bulletin d’addictovigilance sur la cocaïne (mai 2019)

Parution du guide Repère(s : Addictions et troubles psychiatriques

La Fédération Addiction, avec le soutien des pouvoirs publics (MILDECA, DGS, DGOS) et avec l’implication de plusieurs centaines de partenaires dans le champ de la psychiatrie et des addictions (dont Santé Mentale France) porte depuis 2016 un projet qui s’inscrit dans l’urgente nécessité de mieux accompagner ces situations parmi les plus fréquentes, les plus complexes et aux parcours les plus chaotiques. Le guide « Addictions et troubles psychiatriques » est le résultat de cette démarche dont le titre fait apparaître le cœur du sujet : améliorer les collaborations entre les deux champs de l’addictologie et de la psychiatrie pour permettre un diagnostic des pathologies duelles et une prise en charge adéquate des personnes accueillies. Lire la suite

[recrutement] Assistant.e social.e

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Métier/Fonction : Assistant de service social, à temps plein

Profil de recrutement : Diplôme d’Etat d’Assistant de Service Social

Lieu d’exercice : Centre Médical Marmottan – Pôle Addictologie,
17-19, rue d’Armaillé – 75017 PARIS Tel : 01 56 68 70 30
Accès : M° Charles de Gaulle Etoile

Amplitude horaire : 35H00 hebdomadaires, du lundi au samedi, variable en fonction des besoins du service ; organisation de la continuité, avec ses pairs du service social, durant les congés, formations, etc

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[livre] sortie de « soins, alcool et personnes âgées »

Le dernier livre de Pascal Menecier vient de sortir. Il s’intitule « soins, alcool et personnes âgées ».

Cet ouvrage analyse le regard porté par la société sur les addictions, notamment à l’alcool, chez le sujet vieillissant. En effet, l’âge semble être un frein à l’accès aux aides et aux soins. S’alcooliser est souvent considéré comme un moyen d’adoucir la rudesse de l’âge.

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