Le contrat thérapeutique

L’hospitalisation est basée sur le principe du contrat thérapeutique :

  • L’institution s’engage à vous offrir un cadre et un accompagnement tant relationnel que médicamenteux, aptes à rendre possible et à faciliter votre démarche de soin,
  •  Vous vous engagez de votre côté à vous inscrire dans ce cadre thérapeutique : ne pas faire preuve de violence physique ou verbale envers vous-même ou autrui, ne pas consommer de produits psychotropes autres que les médicaments qui vous sont prescrits, ne pas avoir de contact avec l’extérieur hormis par voie postale.

Chaque patient est hospitalisé à sa demande et librement. Il peut à tout moment mettre fin à son hospitalisation s’il change d’avis quant à l’utilité de celle-ci ou si ses modalités ne lui conviennent pas. L’équipe soignante peut aussi décider, de son côté à tout moment, de mettre fin à une  hospitalisation si elle estime que le patient n’a pas rempli ses engagements ou qu’il n’a pas respecté le cadre thérapeutique.

12 réflexions au sujet de « Le contrat thérapeutique »

  1. Bonjour, mon fils a 16 ans passé, consomme du cannabis avec les effets que nous connaissons. Est-il possible de lui faire faire cette cure même si il est en désaccord étant donné qu’il est mineur ?
    Merci de votre retour.
    Bien cordialement

  2. Bonjour

    Proposez vous une hospitalisation, pour quelle durée, dans le cas d’une addiction aux jeux. Quelle est la démarche à suivre?

    Merci
    Très cordialement

    • Bonjour,

      En ce qui concerne les addictions aux jeux, le plus souvent, les personnes ne sont pas hospitalisées. Le suivi consiste en des rendez-vous réguliers avec un psychologue ou un médecin, ainsi qu’avec une assistance sociale si besoin. C’est ce qu’on appelle un suivi « ambulatoire », c’est-à-dire que vous ne restez pas à l’hôpital. Votre thérapeute référent sera là pour vous soutenir dans votre démarche, afin que vous puissiez reprendre le contrôle de vos dépenses et de votre pulsion de jeu.

      Si vous le désirez et si c’est pertinent, nous pouvons bien entendu organiser une hospitalisation, mais ce que je veux vous dire, c’est que cela n’a aucun caractère obligatoire.

      Le suivi est entièrement gratuit. Il est également anonyme si vous le souhaitez.

      Attention, si vous habitez loin de Paris, il est peut-être préférable que nous cherchions ensemble une adresse d’un lieu de soin près de chez vous. (Nous sommes dans le 17eme arrondissement à Paris, métro Charles de Gaulle Etoile).

      Si vous voulez, vous pouvez bien entendu appeler le secrétariat pour prendre un rendez-vous : 01 56 68 70 30
      Bien cordialement,
      L’équipe

    • Bonjour,
      L’utilisation du téléphone portable n’est pas permise durant le séjour en hospitalisation, mais vous pouvez échanger avec votre famille par courrier.
      Bien cordialement,
      L’équipe

  3. Bonjour, je voulais savoir si il était possible de suivre un programme de sevrage pour l’héroïne sans traitement de substitution; simplement avec une volonté récurrente, des soins, de l’aide;
    la personne concernée a déjà pris des traitements de substitutions .
    Merci pour votre réponse
    Cordialement

    • Bonjour,
      Oui, tout à fait. Le traitement de substitution n’est nullement obligatoire dans la prise en charge. Votre ami peut-il nous appeler pour prendre rendez-vous ? Le téléphone 01 56 68 70 30,
      Bien cordialement,
      l’équipe

  4. j aimerai avoir des précisions sur la méthode d une hospitalisation pour se sevrer de méthadone,le taux de réussite,son prix …etc Je vous en remercie
    cordialement

    • Bonjour,

      Effectivement, on peut proposer une hospitalisation pour sevrage de méthadone. Le séjour est souvent assez long (jusqu’à 3 semaines) Le taux de réussite n’est pas chiffrable : en effet, celui-ci dépend de plusieurs critères, et pas seulement de la posologie ou de la durée du traitement. Plus la personne semble prête, plus le sevrage semble simple. Ce n’est pas non plus une assurance de « non rechute », mais un pas en avant, une expérience dans le vécu de la personne, de son ressenti, expérience dont le souvenir pourra servir quand le risque de rechute est là, par exemple. Plusieurs sevrages de méthadone peuvent être utiles pour aboutir.
      L’hospitalisation est anonyme et gratuite.

      Cependant, vous avez aussi le sevrage en « ambulatoire » (c’est-à-dire par le biais de consultations et non d’une hospitalisation). L’expérience montre qu’un sevrage lent et progressif a le plus de chance de réussir. 3 à 5 % de diminution tous les 15 jours à un mois si en-dessous de 50 mg, et de 10 % si au-dessus. Il faut que la personne soit la plus confortable possible avec le moins de signes de manque. Une réadaptation du cerveau est nécessaire et peut prendre du temps, mais c’est aussi lié au côté physique et psychologique, à la pharmacologie, à la cinétique et une longue évacuation du produit. Des affects dépressifs, une insomnie rebelle et une fatigue résiduelle sont les signes les plus souvent rapportés à distance du sevrage (jusqu’à quelques mois) et peuvent expliquer des rechutes. Il est important de poursuivre le suivi avec son médecin au-delà de l’arrêt du traitement.
      Comme l’hospitalisation, les consultations et le suivi sont anonymes et gratuits.

      Bien cordialement,
      AW

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