Addictions sans drogue

accueil_addiction_marmottan_3Au Centre Médical Marmottan nous avons développé depuis le début des années 2000 un accueil spécifique pour des personnes en butte à certaines addictions sans drogue. Dans le cadre de cette consultation nous recevons principalement des joueurs de jeux vidéo, des joueurs d’argent et de hasard et des usagers de sites pornographiques.

Qu’est-ce qu’une addiction sans drogue ?

Une addiction commence quand une personne veut arrêter une conduite et qu’elle n’y arrive pas. L’addiction, c’est la « perte de la liberté de s’abstenir » (P. Fouquet). La personne se sent prisonnière d’une conduite qui entraîne des conséquences négatives sur des domaines importants de sa vie. La principale addiction sans drogue est la dépendance aux jeux d’argent, mais il y a aussi la dépendance à un conjoint maltraitant, la sexualité incontrôlée, l’engloutissement dans le travail et depuis quelques années la « cyberaddiction » ou dépendance via les écrans (principalement les jeux vidéo en ligne et la pornographie sur internet).

La prise en charge à Marmottan

Nos consultations sont proposées avec ou sans rendez-vous. Axées sur la parole, elles sont destinées à faire le point avec vous. Les séances sont espacées selon les cas (toutes les semaines, tous les mois…) et sont d’une durée variable. On y recueille les données utiles à la compréhension de votre cas, afin de mieux vous accompagner. La prise en charge est transdisciplinaire. C’est-à-dire que si vous êtes suivi principalement par une psychologue, il n’est pas exclu de solliciter d’autres professionnels sur des points précis.

Par exemple, les médecins psychiatres peuvent éventuellement vous prescrire des médicaments et des hospitalisations peuvent vous être proposées au cours de votre prise en charge : cas de dépression, comorbidités psychiatriques, problèmes familiaux…

Le service social peut également vous aider à aborder des dossiers difficiles (situation de surendettement par exemple).

Les modalités d’accompagnement au changement et les stratégies de « prévention des rechutes » font partie intégrante des rencontres.

La prise en charge est volontaire, anonyme et gratuite.

Prise de rendez-vous conseillée au 01 45 74 00 04.

cartes Addiction aux jeux de hasard et d’argent

Le jeu pathologique est une pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu, comme en témoignent les manifestations suivantes :

  1. Préoccupation par le jeu (exemple : préoccupation par la remémoration d’expériences de jeu passées ou par la prévision de tentatives prochaines ou par les moyens de se procurer de l’argent pour jouer).
  2. Besoin de jouer avec des sommes d’argent croissantes pour atteindre l’état d’excitation désiré.
  3. Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu.
  4. Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction ou d’arrêt de la pratique du jeu.
  5. Joue pour échapper aux difficultés ou pour soulager une humeur dysphorique (exemple : des sentiments d’impuissance, de culpabilité, d’anxiété, de dépression).
  6. Après avoir perdu de l’argent au jeu, retourne souvent jouer un autre jour pour recouvrer ses pertes (pour « se refaire »).
  7. Ment à sa famille, à son thérapeute ou à d’autres pour dissimuler l’ampleur réelle de ses habitudes de jeu.
  8. Commet des actes illégaux tels que falsifications, fraudes, vols ou détournement d’argent pour financer la pratique du jeu.
  9. Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi ou des possibilités d’étude ou de carrière à cause du jeu.
  10. Compte sur les autres pour obtenir de l’argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu.

(Extrait du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), pp. 181 et 618)

arobleuAddiction aux jeux vidéo

Les usagers consultant pour « cyberdépendance » éprouvent un sentiment de perte de liberté et sont l’objet de préoccupations relatives à leur utilisation d’Internet. Réduire ou cesser leur utilisation leur est impossible. Ils constatent des conséquences négatives de ce sur-investissement dans leur vie quotidienne (travail, école, relations interpersonnelles…) En ce qui concerne l’usage problématique des jeux vidéo plus particulièrement, ce sont les jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs (MMORPG) qui sont le plus souvent concernés.

Critères diagnostiques :

Les critères de la dépendance doivent rester subjectifs. Pris individuellement, les points listés ne doivent pas forcément inquiéter ; c’est leur conjonction qui compte, et surtout le sentiment de la personne d’être en prise avec une conduite qui la dépasse. Il ne faut pas chercher que des critères objectifs et quantitatifs.

  • la durée est un indice, mais ne peut pas être l’unique critère
  • préoccupation par le jeu
  • réduction de plus en plus importante du temps consacré aux autres activités (ne plus pratiquer son sport fétiche, ne plus voir ses amis, ne plus participer à la vie familiale…)
  • chute des résultats scolaires / absentéisme
  • tristesse, agressivité, anxiété…

signes-masculins-et-feminins_30-1023 Cyberaddiction sexuelle

Depuis 2006, nous recevons des personnes en butte à des problèmes d’addiction au sexe, via Internet. Les critères qu’elles nous décrivent sont les suivants :

  • besoin irrésistible d’aller sur les sites sexuels ou à contenu pornographique
  • sentiment de dépendance : tous disent avoir essayé de mettre un terme à leur comportement répétitif et envahissant sans y être parvenus, en dépit des conséquences négatives qu’il entraînait (douleurs physiques dans les cas de masturbation prolongée sur des heures, perte de leurs compagnes, de leur travail, isolement social, dépenses excessives sur les sites payants, etc.)
  • rythme décalé entre le jour et la nuit
  • tendance (ou crainte) à regarder des scènes de plus en plus dures pour parvenir à un niveau d’excitation équivalent à celui qu’ils éprouvaient au début de leur pratique.
  • expression d’un symptôme de manque (psychologique ou physique, douleurs musculaires, palpitations, état de tension, idées obsédantes…) lorsqu’ils tentent de s’abstenir.

On peut aussi décrire des cas d’addiction au travail et au sport :

L’addiction au travail

Il s’agit de la relation pathologique qu’un individu entretient avec son activité professionnelle, caractérisée par une compulsion à y consacrée toujours plus de temps et d’énergie. Les signes de cette addiction sont les suivants :

  • augmentation considérable du temps travaillé avec le sentiment d’y être contraint
  • la vie du sujet est envahie par l’activité professionnelle au détriment de la famille, des week-ends ou des vacances.
  • centration sur le travail : tout est organisé autour de l’activité professionnelle : le temps, les motivations, les relations, le projet de vie, le sentiment d’existence, le sentiment d’appartenance…
  • Malgré les conséquences négatives engendrées par le stress sur l’état de santé physique et psychique, le sujet reste centré sur son activité professionnelle aux dépens de toute autre activité.
  • le fait de soustraire de l’activité professionnelle engendre un sentiment de culpabilité, d’angoisse et de dépression.
  • altération de l’humeur, fatigues chroniques, céphalées, insomnie, irritabilité (syndrome d’épuisement professionnel)

Addiction au sport

L’activité sportive, au départ récréative, est devenue envahissante, tyrannique et s’est développée aux dépens de tout autre centre d’intérêt. Les signes de cette addiction sont les suivants :

  • focalisation ou centration sur le sport (le sport devient exclusif, marqué par le désintérêt de toute autre activité)
  • besoin irrépressible de pratiquer sans relâche son sport et de contrôler sans cesse sa recherche de sensations.
  • développement de séances d’entraînements de plus en plus dures
  • anxiété ou irritabilité lors des périodes d’inactivités (par exemple, lors de blessures)
  • culpabilité si le sujet manque un entraînement
  • prise de produits (dopage)

Les achats compulsifs et la dépendance affective existent, mais ne sont pas pris en charge à Marmottan. En revanche, nous pouvons vous orienter vers une structure adaptée.

 

43 réflexions au sujet de « Addictions sans drogue »

  1. bonjour, je suis un élève en première L et je fait un TPE concernant l’addiction aux jeux vidéos et j’aimerais vous poser quelques questions si cela ne vous dérange pas bien sur.

    .quelles types de préventions peuvent être mise en place face à ce genre d’addictions?
    .quels sont les « remèdes » suite à ces situations d’addictions?
    . y’a t-il une tranche d’âge qui est plus touché et pourquoi?

    cordialement

    • Bonjour,
      Nous avons bien reçu vos questions. Nous vous répondrons par mail très prochainement, dans le courant de la semaine prochaine.
      Bien cordialement,
      L’équipe

  2. Bonjour,
    Existe t’il dans votre structure un groupe de parole soutenant l’entourage des personne atteintes d’addiction aux jeux de hasard et d’argent ?
    Merci par avance

    • Bonjour,

      Nous n’organisons pas à Marmottan de groupe de parole pour l’entourage des personne atteintes d’addiction aux jeux de hasard et d’argent. Le groupe de parole du samedi est à destiné aux joueurs directement.
      En revanche, il est possible que de tels groupes existent à SOS Joueurs. Leur numéro : 09 69 39 55 12 (appel non surtaxé). A la base, c’est une ligne téléphonique d’aide, mais ils font aussi des groupes de parole sur Paris et Nice.
      Bien cordialement,
      L’équipe

  3. Bonjour,
    Notre fils joue quotidiennement sur des jeunes en ligne. Il ne fait pratiquement plus rien en famille, n’a de relations avec ses amis qu’à travers les jeux, ne s’investit plus au niveau scolaire… Quand on lui dit d’arrêter, il répond sur un ton agressif, il crache, nous provoque et nous insulte. Nous sommes inquiets et pensons qu’il a vraiment besoin d’aide. Peut-on se diriger vers votre service pour une prise en charge sachant qu’il est jeune.
    Cordialement,

    • Bonjour,
      S’il est mineur, il ne pourra pas être suivi à Marmottan, mais il existe sur Paris ou en île de France des structures tout à fait adaptées pour les très jeunes. Je prends contact avec vous par mail.
      Bien cordialement,
      AW

  4. Bonjour,

    Je souffre d’une addiction aux achats compulsifs qui aujourd’hui m’a entrainée dans une situation financière dramatique.
    Je sais que vous ne traitez pas cette addiction mais je crois savoir qu’un hôpital parisien (j’habite dans le 92) a récemment ouvert un centre pour ce genre d’addiction.
    Pourriez-vous me donner leurs coordonnées ?
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse.
    Très Cordialement,

  5. Bonjour, les casinos en ligne m’ont tout fais perdre, et je ne pense qu’a jouer, nuit et jour alors que je n’en ai même plus les moyens. C’est une spirale infernale, m’a famille m’à démasqué il y a quelques annees, j’ai donc officielement arreté de jouer mais ………. officieuseusement j’ai continué a jouer et n’être plus que l’ombre de moi même. J’arrive pas a décrocher et je ne ments pas a mon entourage mais je ne leur dit rien c’est pire, j’essaye mais rien n’y fait. Le jeu a eu raison de moi puisque je ne crois plus en rien, aucune envie, je suis morte interieurement, je donne le change, je souri a l’exterieur mais quand je suis avec moi même j’ai l’impression que me mettre une balle est la seule issue, cette putain d’addiction m’a metamorphosé et a tué ma vie. J’ai vu une psy mais je ne parle pas, je me suis enfermée dans un mutisme qui me fait peur, quelle solution existe il svp? Y’en a t’il une? C’est une question vitale que je vous pose. Merci.

    • Bonjour,
      En lisant votre message, nous pensons que, peut-être, le thérapeute qui vous suit actuellement ne correspond pas à la période que vous traversez ? Peut-être pourriez-vous vous tourner vers un soignant qui a connaissance des problématiques de jeu ? Si vous êtes sur l’île de France, vous pouvez nous rencontrer (consultations gratuites) ou bien si vous êtes ailleurs en France, nous pouvons essayer de trouver une adresse de lieu de soin ensemble ?
      Bien cordialement,
      L’équipe de Marmottan : 01 56 68 70 30

  6. Bonjour, j’aimerais savoir si l’on peut parler au même titre d’addiction comportementale et d’addiction sans drogue ou s’il faut distinguer les deux ? Sont-ce deux courants de pensée différents ? Merci d’avance !

    • Bonjour,

      Il s’agit bien de la même chose et cela ne relève pas de courants de pensée différents. On peut également dire « addiction sans produit » ou « addiction sans substance » par exemple. Il n’y a pas un terme qui soit plus reconnu scientifiquement qu’un autre, donc vous pouvez utiliser l’une de ces expressions au choix (si c’est dans le cadre d’un écrit que vous posez la question).

      Pour aller plus loin, Otto Fénichel en 1953 dans son livre La théorie psychanalytique des névroses écrivait que les « mécanismes et les symptômes des toxicomanies peuvent se présenter également en dehors de l’emploi de toutes drogues, les complications toxiques entrainées par l’usage de ces drogues étant évidemment absente ». De ce passage, on peut tirer l’expression « toxicomanie sans drogue ».
      En 1990, Isaac Marks publie un article dans le British Journal of Addiction intutlé « behavioural (non-chemical) addictions » : ici, cela pourrait se traduire par « addictions comportementales (non chimiques) ».
      En 2001, Constance Holden publiait dans Science un article intitulé « Behavioral addictions do they exist ? ».
      Très récemment, et en France, dans l’Encyclopédie Médico Chirurgicale (EMC vol 13, n°1, janvier 2016), c’est le terme « d’addictions sans produit » qui a été retenu.
      Bien cordialement,
      L’équipe

  7. Bonjour

    J ai un problème avec l alcool
    j ai suivi une cure de 72 jrs impeccable
    je souhaiterai retrouver le bénéfice et surtout le bien être apportés par ce séjour
    Pvz vs m aider je suis sur Paris?
    Merco

    • Bonjour,
      Au vu de ce que vous décrivez, nous ne sommes pas la structure la plus adaptée, car nous ne prenons pas en charge l’alcool seul.
      Peut-être pouvez-vous appeler Alcool Info Service : 0 805 45 90 49. En fonction de votre situation, ils pourront vous indiquer la structure la plus pertinente pour vous aider.
      Bien cordialement,
      L’équipe

  8. Bonjour,

    Je suis AFREG, le webmaster du http://www.pornodependance.com

    Mon site traite de l’addiction à la pornographie. Cette forme d’addiction est en grande partie liée à l’essor d’Internet, qui donne accès à une infinité de contenu X à l’Internaute, sans qu’aucun contrôle ne semble possible.
    Les effets de l’addiction à la pornographie sont nombreux: dérive vers une sexualité violente, problèmes de couple, problèmes érectiles… Le porno a une telle prégnance dans notre société contemporaine, que le problème est susceptible de toucher aujourd’hui tout le monde.. Mon site propose un forum où les dépendants et leurs proches peuvent venir s’exprimer librement et s’entraider. Le tout est évidemment entièrement bénévole et GRATUIT.

    Merci ! AFREG.

  9. Bonjour,

    je suis en en 1ere L je prépare un TPE sur l’addiction aux jeux vidéos je voudrais savoir s’il est possible que vous répondiez a mes questions:

    -Qu’est ce que l’addiction selon vous ?
    -Comment reconnait t-on une personne addict ?
    -Quelles seraient les causes de l’addictions
    -Quelles conséquences entrainent les addictions
    -Quels impacts a t-elle sur notre entourage ?
    -Est ce que l’on peut se defaire des jeux videos lorsque l’on est accro ?

    • Bonjour,

      Je vous réponds au mail que vous avez indiqué dans la journée,

      Bien cordialement,

      AW

  10. Madame, Monsieur bonjour,
    Mon fils décroche scolairement. Absentéisme de plus en plus fréquent et long. Il passe l’essentiel de son temps sur le jeu vidéo. Les relations sociales deviennent nulles,les familiales se dégradent. il serait prêt à accepter une aide. Vivant à Tours, pouvez-vous m’indiquer un lieu, un professionnel à contacter?
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse.
    Cordialement.

    • Bonjour,

      Excusez-nous pour le retard de ma réponse. Nous vous envoyons par mail les adresses de trois structures à Tours qui pourraient être pertinentes.
      Bien cordialement,
      L’équipe de Marmottan

  11. Bonjour,

    Je suis étudiant en 5e général de transition à l’Institut du Sacré-Cœur de Nivelles,en Belgique, et dans le cadre du cours de sciences sociales, nous devons compléter notre dossier sur le sujet des « drogues sans produits »(cyberdépendance, addictions comportementales,etc.). Nous vous contactons donc dans le but de trouver une personne « source » capable de répondre à quelques questions afin de nous aider dans la réalisation de notre travail.
    Y aurait-il possibilité, chez vous, qu’une personne puisse répondre à mes questions
    Par facilité, je me permet de vous envoyer mes questions :

    – Devient-on dépendant à tout âge ? Fille comme garçon ? Y-a-t-il des personnalités ou des circonstances de vies à riques ?Quels facteurs augmentent le risque de dépendance comportementale ?

    – Quelles sont les similitudes et les différences entre une addiction sans produits et avec produits ?

    – En quoi devient-on le plus souvent dépendant en dehors de l’alcool et les drogues ?

    – Selon quels critères peut-on dire qu’une personne est cyberdépendante; et quels conseils pourriez-vous donnez à cette personne si celle-ci souhaiterai devenir abstinente ?

    – Quels types de psychopathologies peuvent entraîner ces addictions(sans produits)?

    Comment évaluer un client ayant une dépendance comportementale et comment le traiter ? Comment établir les objectifs de traitement ?
    En quoi consiste le sevrage (quand il n’y pas de produit) et quelles sont générallement les motivations d’une personne souhaitant en faire un ? Le sevrage doit être accompagné ?
    Y-a-t-il des thérapies plus efficaces que d’autres ? Comment prévenir la rechute éventuelle d’un client ?

    Bien à vous,

    MW

    • Bonjour,

      Bien reçu,
      On vous répond au cours de la semaine prochaine, directement sur le mail que vous avez indiqué.

      Bien cordialement,

      Aurélie pour l’équipe de Marmottan

  12. Je suis dans le cas évoqué par d’autres mamans de garçons plus haut, et je m’inquiète d’une possible addiction aux jeux sur ordinateur. Mon fils présente toutes les caractéristiques décrites par les autres, à savoir :
    – durées de jeu excessives, au point qu’on a l’impression que les parties lui apportent plus de frustration que de plaisir, mais sans qu’il arrive à décrocher.
    – déploiement de stratégies raffinées pour lever les interdictions (mais pourquoi dépenser tant d’énergie ?)
    – acceptation de solutions dégradées : regarder des parties jouées par d’autres quand l’ordinateur est inaccessible
    – absence d’intérêt autre.
    – ne désire comme contacts sociaux que les seuls joueurs, et via ce jeu. Se détourne de ses amis précédents.
    – résultats scolaires tenus à bout de bras par l’entourage, mais avec des difficultés de plus en plus importantes.
    – déni total des enjeux scolaires
    – agressivité, bien sûr !
    J’ai bien lu que vous conseillez aux parents de consulter, et nous allons le faire puisque c’est votre conseil, mais avec toutefois une question : demande-t-on aux parents d’un diabétique de consulter ? (à part pour s’assurer qu’ils ont bien compris les enjeux et contraintes en termes de repas, de traitements, etc !)
    Pouvez-vous donc nous indiquer la marche à suivre ? Merci beaucoup

    • Bonjour,

      Désolée de ne vous répondre que maintenant, j’étais absente la semaine dernière.

      Etes-vous sur l’ile de France ? Si oui, il serait en effet peut-être pertinent de venir parler de votre situation à quelqu’un de l’équipe, dans le cadre de la consultation famille.

      En effet, quand il est question de l’usage excessif des jeux vidéo, l’environnement familial est souvent assez intriqué à la prise en charge. C’est pourquoi on peut éventuellement évaluer avec vous la situation, voir comment on pourrait continuer, vous conseiller. Votre fils est trop jeune pour être suivi à Marmottan (à partir de 18 ans), mais on peut vous proposer des adresses de centre adaptés.

      Si vous préférez, le mercredi 15 avril à 17h, aura lieu le groupe de parole autour de ces questions, où vous pouvez évoquer votre situation et en parler avec d’autres parents vivant des choses similaires. C’est sur inscription au secrétariat 01 56 68 70 30.

      Si vous êtes loin de Paris, dites-moi votre département, j’essaierai de trouver une structure pertinente proche,

      Je prends contact avec vous par mail.

      Bien cordialement,

      AW pour l’équipe

  13. Je me permets de vous contacter par rapport à une étude sur la santé et le territoire que je réalise avec trois autres étudiants.

    Pour cette étude nous avons choisi de nous pencher sur l’utilisation des jeux vidéo chez les jeunes. Nous voudrions aborder ce sujet des points de vue social, sanitaire et territorial. Ainsi, nous cherchons à nous entretenir avec les différents acteurs impliqués. On a constaté dans notre première recherche bibliographique que votre institution a un rôle très actif à niveau national sur la question de jeux de vidéo chez les adolescentes. Nous vous serions donc vraiment très reconnaissants si vous nous pouviez nous accorder une demie heure de votre temps pour un entretien.
    Bien cordialement,

    • D’accord. Dans ce cas, vous n’êtes pas très loin de Marmottan, puisque nous sommes à paris (métro Charles de Gaulle Etoile sur le RER A). Si vous le désirez, vous pouvez nous appeler au 01 56 68 70 30 et nous vous fixerons un rendez-vous « famille » rapidement afin que vous puissiez nous parler de votre situation (rendez-vous anonyme et gratuit),
      Bien cordialement.

  14. Bonjour,
    mon fils passe tous son temps à jouer en ligne,il fais des nuits blanche devant l’écran ,quand il arrive en cours il est fatigué et donc il se repose sur la table de l’école ,c’est insupportable et quand je lui pose une question sur son avenir ,il me répond que il voulait faire informatique mais les notes scolaires sont faibles ou continuer dans le domaine et devenir joueur professionnelle . Là il est exclu du collège et j’attends la réponse pour l’inscrire dans un autre.
    Ma question ce que je suis toujours confrontée à lui, ma vie est devenue amer ,j’ai abandonné tous le monde pour être derrière lui et à force d’être fatigué j’ai envie de céder car je galérè toute seule et son père est malade mais avant ça est-ce que il pourra construire son avenir avec ces jeux là et j’ai besoin d’un conseille SVP ?
    Merci de me répondre

    • Bonjour,
      En effet, à la lecture de votre message, nous pensons qu’il serait bien que vous puissiez parler de votre situation quelqu’un. Des centres proposent des consultations gratuites pour la famille des jeunes joueurs. Où habitez-vous ? J’essaierai de vous donner une adresse.
      Bien cordialement,
      L’équipe de Marmottan

  15. Bonjour
    Je voudrais que l’on m’aide à m’en sortir. Je suis dépendante des jeux de hasard tels que les jeux de grattage. Je n’en peux plus. Je me fais aider par un centre ou je vois une spychologue depuis des années mais cela ne m’aide pas. Je continue de plus en plus à jouer. Je suis désespérée aidez-moi SVP

    • Bonjour,
      Pouvez-vous nous appeler, svp, à partir de 11h, au 01 56 68 70 30. On pourra vous fixer une date de rendez-vous,
      Bien cordialement,
      AW

  16. Bonjour
    mon fils passe tous ces moments de libre sur l’ordinateur à jouer en ligne, la nuit jusqu’à 3 ou 4 heures du matin, il continue sa scolarité malgré une baisse dans ces résultats.
    Il devient soit violent, agressif ou bien ne nous adresse plus la parole pendant des semaines, mais le problème n’est pas lui mais nous selon lui, il ne veut pas admettre cette réalité.
    Nous sommes DEPASSE que pouvons nous faire?
    Merci de me repondre

    • Bonjour,
      Nous vous conseillons de prendre rendez-vous d’abord pour vous-mêmes, afin de faire le point avec un professionnel et de recevoir des conseils. Je vous réponds par mail afin que l’on trouve ensemble un centre pertinent pour cette question dans votre département,
      Bien cordialement,
      AW

  17. Bonjour,
    je suis actuellement en préparation de mon sujet de TPE qui s’appelle « jeux d’argent et addiction ». J’ai commencé à lire certaines publications de M.Valleur mais j’aimerais si une personne de l’hôpital pourrait répondre à mes questions concernant mon sujet.
    Merci de votre réponse

    • Bonjour,
      Envoyez-nous vos questions (bien choisies !) par mail à documentation.cmm – A – wanadoo.fr
      Bien cordialement,
      AW

  18. Mon fils de 11ans est « accro » au jeux vidéos selon les critères retenus par l’OFDT qui vient de paraître. Il est suivi par un psychiatre mais refuse de se rendre aux consultations estimant qu’il y perd son temps (de jeu…).
    J’aimerai savoir si votre établissement prend en charge les enfants pour ce genre de problèmes et la démarche à suivre.

    Merci de votre réponse.
    Cordialement

    • Bonjour,

      En effet, votre fils est trop jeune pour être suivi à l’hôpital Marmottan.
      Je vous contacte par mail pour vous indiquer un centre à Paris, avec une bonne équipe, qui pourra répondre à votre demande.

      Bien cordialement,
      AW

  19. Bonjour,

    je suis la maman d’un adolescent qui passe ses nuits sur internet et dort le jour. il s’est déscolarisé, et nos rapports se détériorent de jour en jour.
    j aimerai savoir si un premier rendez vous est possible, et comment se passe t’il (s’il est tout seul ou si je peux l’accompagner?)
    Merci de votre réponse
    Cordialement

    • Bonjour,
      Un rendez-vous est tout à fait possible. Par contre, nous ne voyons pas le jeune avec ses parents, mais tout seul.
      Vous pouvez bien sûr l’accompagner si vous le souhaitez, mais ne pourrez pas assister ou participer à l’entretien avec lui.
      La prise en charge est gratuite.
      N’hésitez pas à nous appeler au 01 56 68 70 30,
      Peut-être vous demandera-t-on à ce qu’il prenne rdv lui-même (la démarche de volontariat est très importante dans notre champ), à voir avec le secrétariat,
      Bien cordialement,
      L’équipe de Marmottan

  20. bonjour,
    je suis la maman d’une jeune fille âgée de 21 ans,
    elle est anorexique-boulimique depuis 4 ans ,
    elle a été suivie à la maison de solenn,
    vu son âge,elle ne peut plus y être soigner.
    Est ce que votre établissement l’accueillerait pour un suivi?
    merci de votre réponse.

  21. Madame, Monsieur, bonjour,

    je suis actuellement étudiant en DSAA Créateur-Concepteur mention graphisme.
    Cette formation, équivalent d’un master, s’inscrit sur deux ans, la première année étant réservée à l’approfondissement de l’apprentissage du design graphique, la seconde est réservée à la rédaction d’un mémoire ainsi qu’à la réalisation d’un projet de communication, c’est dans la construction de ce mémoire et de ce projet que je me permets de vous contacter.

    En effet, je m’intéresse depuis un peu plus d’un an à l’addiction sexuelle, je n’ai donc pas pu ne pas tenir compte des ouvrages références de Marc Valleur, médecin chef spécialiste du pole d’addictologie de l’hôpital Marmottan.
    J’évolue dans la construction de mon mémoire et aussi quant à la construction de mon projet, mais je me retrouve, depuis peu, face à plusieurs questions sans réponses, et j’aurai aimé savoir s’il était possible d’adresser une liste de questions au Docteur Valleur ou peut-être même de le rencontrer afin de pouvoir échanger autour de ces quelques questions.

    J’imagine aisément que le Docteur Valleur est très occupé, aussi je comprendrai que ma requête puisse paraître ambitieuse, seulement mon projet aurait pour but justement de sensibiliser quant à l’addiction sexuelle auprès de l’opinion publique, et de pouvoir ainsi mettre mon rôle de designer au service de l’information et de la sensibilisation de cette addiction nouvelle, bien souvent dénigrée.

    Dans l’attente de votre réponse,

    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    • Bonjour,
      Pas de problème pour nous envoyer vos questions par email. Nous vous répondrons.
      Bien cordialement,
      L’équipe de Marmottan

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