Pour venir à Marmottan

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

Téléphone accueil-consultation d’addictologie : 01 56 68 70 30
Fax : 01 56 68 70 38
☎ En dehors des heures d’ouverture ou pour joindre spécifiquement l’unité d’hospitalisation : 01 56 68 70 24
(En revanche, pour toute demande d’hospitalisation, appelez le 01 56 68 70 30)
Pour joindre spécifiquement la médecine générale : 01 56 68 70 27

Pour organiser au mieux votre première venue, nous vous recommandons de prendre rdv par téléphone.

Le service d’accueil-consultation d’addictologie est ouvert au public les :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 11h à 19h
Jeudi : de 12h à 19h
Samedi : de 10h à 14h

Les soins sont anonymes, volontaires et gratuits, conformément à la loi du 31 décembre 1970.

Informations travaux

Encore un petit effort, Madame Buzyn

Dr. Michel Hautefeuille, psychiatre addictologue
Dr. Mario Blaise, psychiatre addictologue, chef de pôle.
Centre Médical Marmottan, Paris

La Ministre de la Santé de la France, n’écoutant que son courage et son appétit de savoir, lance une recherche audacieuse, répondant à la question : le cannabis n’aurait-il pas, par hasard et finalement, quelques vertus thérapeutiques. Cette décision aura été prise 23 années après la Californie ou l’Oregon, 16 ans après les Pays-Bas, 18 ans après l’Espagne. Parmi les 28 pays de la CE, 21 ont adopté le cannabis thérapeutique. La France non, la France fait des études. La ministre de la Santé actuelle, comme ses prédécesseurs, souhaite ne pas se précipiter en la matière, respecter un certain délai d’attente. Un délai d’attente qui se compte en décennies semble donc être un délai raisonnable pour nos décideurs. Le temps politique et le temps des patients n’est pas le même. Mais en attendant, 300.000 d’entre eux sont en état d’abandon et de souffrance.

Madame la ministre de la Santé de la France nous dit qu’il n’y a derrière tout cela rien d’idéologique. Bien sûr qu’il n’y a rien d’idéologique derrière tout cela, il n’y a que de l’hypocrisie. Pour exemple, il existe, en France un médicament, le Sativex, qui n’est pas disponible car les pouvoirs publics et le laboratoire n’ont jamais pu s’accorder sur un prix de vente. Au-delà de cette aberration administrativo-mercantile qui dure depuis 2014, si le prix du Sativex a été en discussion c’est qu’il avait subi avec succès toutes les études, expertises et essais cliniques indiquant qu’il était efficace par exemple dans « la spasticité dans la sclérose en plaques après échec des autres thérapeutiques ». Pourquoi Madame Buzyn veut-elle refaire ces recherches ? Dans le même ordre d’idée, les recommandations du comité scientifique spécialisé temporaire (sic !) sur l’évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France attendent une mise en œuvre que l’on imagine encore riche en péripéties. Madame la Ministre voudrait perdre du temps qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.

Bien sûr qu’il n’y a rien d’idéologique derrière tout cela, il n’y que la force de la morale et la puissance des tabous. Au-delà de ce nouveau coup de bluff du même type que celui de l’été dernier où on avait voulu faire croire à l’ouverture de coffee-shop à la français, le problème reste toujours le même. La peur, le tabou du plaisir auxquels on est confronté, par exemple, dès que l’on ouvre le débat sur la légalisation. La ministre ne cesse de dire et de répéter que ce dont il s’agit c’est de médicament et non pas de plaisir. Le cannabis thérapeutique, on va voir. Le cannabis plaisir, surement pas.

Et pourquoi ? Pourquoi ne pourrions-nous pas rechercher un soulagement quand il est médicament, et un plaisir quand il est récréatif. La différence entre ces deux effets n’est souvent affaire que de dose, de cadre et de démarche.

Comme si ce dont il fallait se prémunir n’était pas de la drogue mais du plaisir. Et si par hasard un médicament donnait aussi du plaisir, où serait le problème ? En tous les cas, cette question ne gêne pas les législateurs américains. Ils viennent de décider à Denver et à Oakland de dépénaliser les champignons hallucinogènes pour traiter les dépressions, les états anxieux et les syndromes post-traumatiques.

Il y a un racisme anti-cannabique. On lui en demande beaucoup au cannabis pour qu’il soit accepté, pour qu’il puisse bénéficier du même traitement que les autres substances. S’inquiète-t-on avec le même empressement de savoir par exemple si le valium ne défonce pas, si le Lexomil ne fait pas tourner la tête ?

Tout cela ressemble à une lutte pathétique visant à repousser au plus tard possible l’inévitable légalisation du cannabis. Sont-ils si dangereux ces consommateurs dont le seul crime est de faire de la fumée avec une plante verte ? Il aura fallu attendre 23 ans après la Californie pour entendre parler de cannabis thérapeutique en France. S’il faut attendre autant pour le cannabis récréatif (cannabis récréatif en 2017 en Californie), cela veut dire que la prohibition du cannabis durerait jusqu’en 2040. Sans vouloir griller les délais raisonnables dont nous parlions, encore un petit effort, Mme la Ministre.

Et vous les consommateurs dociles et silencieux, puisque finalement vous acceptez aussi cette situation, réjouissez-vous !!! Des décennies à fumer du pneu d’origine inconnue, à un prix exorbitant, dans des conditions de vente rocambolesques qui vous transforment en petits délinquants, des décennies de clandestinité, d’hypocrisie et de pudibonderie vous attendent.

Cannabis thérapeutique : le (lent) processus expérimental de l’ANSM

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient de publier un document pour faire le point sur les travaux en cours au sujet du cannabis thérapeutique.

Cette phase reste expérimentale. Elle durera au moins 6 mois. Elle vise à évaluer le circuit de prescription et de délivrance. Il ne s’agirait pas de fumer le cannabis car le traitement prendra une forme sublinguale ou inhalée : huile et fleurs séchées pour vaporisation; formes orales: solution buvable et capsules d’huile. Le traitement ne pourra être initié que par des médecins spécialistes des indications visées (c’est-à-dire par exemple, pour commencer, dans le cas de sclérose en plaques, ou bien chez des personnes souffrant d’atteintes de la moelle épinière, paraplégiques ou tétraplégiques, ou encore contre certains effets douloureux induits par des chimiothérapies anticancéreuses.) Ces médecins doivent exercer dans des centres de référence. La participation se fera sur la base du volontariat. Les médecins doivent être formés pour pouvoir prescrire le cannabis. Enfin, l’ANSM mettra en place un registre national électronique exhaustif qui recueillera les données cliniques françaises d’efficacité et de sécurité.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cet article, émaillé de vidéos, qui explicite les indications du cannabis thérapeutique, démonte les idées reçues et présente les différentes formes de préparation, les modalités de l’expérimentation, les bons usages :

https://theconversation.com/futures-prescriptions-de-cannabis-a-visee-therapeutique-mode-demploi-118486

 

Nouveau forum

Le forum Addict’Aide rassemble une communauté de patients, consommateurs, patients experts et professionnels de santé pour parler addictions. On y trouve des conseils pour arrêter ou réduire, des témoignages mais aussi et surtout un soutien humain qui permet aux plus fragiles face à l’addiction de sortir de la solitude et de faire un premier pas vers la guérison.

Pour vous inscrire sur le forum rendez-vous sur la page https://www.addictaide.fr/communaute/se-connecter/

Revue Dopamine

La toute nouvelle revue « Dopamine » vise à proposer des articles sur les grandes œuvres culturelles traitant d’addiction (livre, films…). Chaque mois, elle présentera et décrypte un ensemble de références piochées dans l’actualité culturelle : essais, romans, récits de vie, films, enquêtes, etc. Cette revue numérique, tout public, publiée par l’Association DROGBOX, est disponible sur abonnement et s’adresse à toutes celles et tous ceux qui veulent satisfaire leur curiosité et approfondir leur regard et réflexion sur la thématique des drogues et addictions, et leurs représentations.

Le premier numéro est en libre accès pour permettre de la découvrir.

http://www.revuedopamine.fr/2019/01-janvier/Accueil.php

Travaux en cours

Nous vous informons que d’importants travaux de rénovation ont commencé depuis janvier 2019 dans l’ensemble de l’hôpital. Ces travaux vont entraîner des nuisances, notamment sonores. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée et nous vous remercions, toutes et tous, de votre compréhension.

Nous vous tiendrons informés de l’avancée de ces travaux.

Réunion Joueurs Anonymes à l’hôpital Paul Brousse

Tous les mardis à partir de 19h30

Comment y participer ? 

Il n’y a pas de démarche préalable, c’est anonyme, pas besoin de s’inscrire, il faut juste se déplacer !

Hôpital Paul Brousse
12 avenue Paul Vaillant Couturier
94800 Villejuif

Salle 1 du plateau thérapeutique,
Service addictologie, porte 44

Métro Paul Vaillant Couturier (ligne 7)
mail: joueursanonymes@hotmail.com
téléphone: 0767301036
site internet:https://joueurs-anonymes.com


Prochain groupe de parole entourage le mercredi 5 décembre

Ce groupe de parole à destination de l’entourage est ouvert aux familles des jeunes, quel que soit l’objet d’addiction (cannabis, cocaïne, jeux d’argent, jeux vidéo…).

Une fois par mois, généralement le premier mercredi du mois, nous vous proposons une rencontre avec deux soignants de notre équipe.

L’objectif est de partager et d’échanger ses expériences, d’obtenir des informations et du soutien, mais sans entrer dans l’individualité des prises en charge.

Après la présentation des participants et de leur situation, nous proposons un second tour de parole autour d’un thème convenu lors de la séance précédente.
Exemples de thèmes précédents : la déception, les autorités.

Ces réunions sont anonymes et gratuites.

Inscription auprès du secrétariat de Marmottan : 01 56 68 70 30.

Prochaines dates :

mercredi 5 décembre 2018, 17h (thème : loyauté)

mercredi 16 janvier 2019, 17h

(précédents thèmes : motivation, grandir, la rentrée, prendre soin, détachement)

à l’hôpital Marmottan, 17 rue d’armaillé, 75017 Paris

[pétition] Cannabis : L’amende ne changera rien, il faut réguler d’urgence !

NORML France (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France) vient de lancer une pétition interpellant le président Macron afin que la question de la dépénalisation du cannabis en France soit posée.

NORML France est une association à but non lucratif, ouverte aux citoyens, aux professionnels et aux associations qui souhaitent une réforme des lois sur le chanvre (Cannabis sativa L.) et les autres stupéfiants, dans l’objectif de développer une politique rationnelle, juste et efficace en matière de lutte contre les abus de substances et les addictions.

Signer la pétition :

https://www.change.org/p/cannabis-monsieur-le-président-nous-ne-voulons-pas-payer-d-amende-nous-voulons-une-régulation

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Tableau des durées de positivité

Tableau_duree_positiviteDrogues Info Service propose un tableau présentant les durées de détection des principales substances psychoactives.

Ce tableau offre un panorama des durées moyennes de détection et des seuils retenus par la communauté scientifique pour les principales drogues et les traitements de substitution. Les durées de positivité indiquées ne sont que des indications permettant d’avoir des repères. Il n’existe aucun moyen de connaître précisément la durée de positivité d’une drogue car de nombreux facteurs peuvent la faire varier.

Pour en savoir plus, consultez le Tableau des durées de positivité