Prochain groupe de parole pour les joueurs : 23 septembre

L’hôpital Marmottan met en place un groupe de parole à destination des joueurs de jeux de hasard et d’argent.

Un jeudi par mois, de 17h30 à 19h, nous vous proposons une rencontre avec des membres de notre équipe.

Prochaine date : jeudi 23 septembre 2021.

Toute personne concernée par l’utilisation problématique des jeux d’argent et de hasard peut participer.

L’objectif est de partager et d’échanger ses expériences, d’obtenir des informations et du soutien, mais sans entrer dans l’individualité des prises en charge.

Ces réunions sont anonymes et gratuites.

Inscription auprès du secrétariat de Marmottan : 01 56 68 70 30. Laissez vos coordonnées pour qu’un animateur du groupe vous rappelle brièvement avant votre première participation.

Prochain groupe de parole Joueurs d’Argent, le 24 juin

L’hôpital Marmottan met en place un groupe de parole à destination des joueurs de jeux de hasard et d’argent.

Un jeudi par mois, de 17h30 à 19h, nous vous proposons une rencontre avec des membres de notre équipe.

Prochaine date : jeudi 24 juin 2021.

Toute personne concernée par l’utilisation problématique des jeux d’argent et de hasard peut participer.

L’objectif est de partager et d’échanger ses expériences, d’obtenir des informations et du soutien, mais sans entrer dans l’individualité des prises en charge.

Ces réunions sont anonymes et gratuites.

Inscription auprès du secrétariat de Marmottan : 01 56 68 70 30. Laissez vos coordonnées pour qu’un animateur du groupe vous rappelle brièvement avant votre première participation.

La démarche pour être interdit de jeux facilitée

L’Autorité nationale des jeux (ANJ) ouvre ce mardi une plate-forme pour s’interdire volontairement de jouer par une simple demande sur Internet. Une démarche simplifiée pour aider à sortir de l’addiction.

Voici le site pour s’interdire volontairement de jeu : https://anj.fr/ts/demande-interdiction

Après vérification de son identité par un simple coup de téléphone, le demandeur sera placé dans le fichier pour la durée incompressible de trois ans et ne pourra plus jouer au casino ou sur les sites de paris sportifs, hippiques ou de jeux en ligne (poker…) agréés par l’ANJ.

Lire les articles du Monde : https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/01/12/la-demarche-pour-etre-interdit-de-jeux-facilitee_6065956_3224.html

Et du Parisien : https://www.leparisien.fr/societe/jeux-d-argent-depuis-ce-mardi-une-procedure-simplifiee-pour-s-interdire-de-miser-12-01-2021-8418479.php

[podcast] L’addiction au jeu

Radio Africa a reçu le Dr. Marc Valleur, psychiatre et ancien médecin chef de l’hôpital Marmottan pour une émission spéciale consacrée à l’addiction aux jeux d’argent.

Réécouter le podcast : https://www.africaradio.com/podcasts/l-addiction-au-jeu-23148

Aujourd’hui le jeu est considéré comme un loisir pour 1 personne sur 2. Un loisir toutefois pas comme les autres. L’Observatoire des Jeux estime à 1 million 200 mille les joueurs pouvant présenter un signe d’addiction. Les études récentes en France montrent également que le nombre de personnes qui jouent et les sommes jouées sont de plus en plus importants, notamment depuis le développement de l’offre de jeux en ligne.

La dépendance aux jeux, nommé aussi jeu pathologique définit une addiction à tout jeu d’argent ou jeu vidéo. Le joueur perd les notions de plaisir et de convivialité et devient esclave du jeu.

Comment éviter de perdre le contrôle, comment réussir à ce que le jeu reste un loisir et non une dépendance avec ses conséquences ? à qui en parler ? quels sont les accompagnements proposés ?

 

[podcast] Addictions contemporaines et conduites ordaliques

Le Dr. Marc Valleur participe ce soir à l’émission « Matières à penser » sur France Culture.

Il parlera de l’ordalie, un ancien mécanisme utilisé pour rétablir la vérité en soumettant un individu à une épreuve dont l’issue est censée être déterminée par des forces surnaturelles. Cette pratique a disparu mais elle continue d’éclairer nombre de conduites contemporaines. Le Dr. Valleur explique que la toxicomanie a pu être interprétée comme une interrogation du destin, une épreuve où les êtres frôlent la mort pour renaître et être autorisés à vivre, dans l’espoir d’être « justifiés » aurait-on dit dans un autre temps. Une même quête de sens se retrouve dans le jeu pathologique.

A podcaster :

https://www.franceculture.fr/emissions/matieres-a-penser/ineliminables-ordalies-35-addictions-contemporaines-et-conduites-ordaliques

[radio] Jeux d’argent : la passion du hasard

Marc Valleur, ancien médecin-chef de l’hôpital Marmottan, participait hier à l’émission « entendez-vous l’écho ? » sur France Culture.

Partiellement ouverte à la concurrence depuis 2010, la pratique des jeux d’argent et de hasard interroge sur la place de l’Etat pour encadrer ces pratiques et accompagner les joueurs pour éviter qu’ils ne tombent dans une forme d’addiction.

Pour réécouter l’émission :

https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/les-jeux-de-leconomie-34-la-passion-du-hasard

Le jeu n’est pas une marchandise comme les autres !

L’équipe du Centre Marmottan tient à faire part de son inquiétude devant le projet de privatisation de la Française Des Jeux, ainsi que devant les déclarations de Mme Stephane Pallez, qui semble tenir pour négligeables les risques d’abus et d’addiction aux jeux d’argent.

Du fait de la demande de patients en souffrance, Marmottan a commencé à recevoir des joueurs dépendants depuis 1998, dans le cadre de la consultation d’addictologie. Il a fallu de longues années pour que cette pratique s’étende à presque tous les Centres de Soin, d’Accueil et de Prévention des Addictions, et que ce problème ait un début de reconnaissance officielle : ce fut la création du COJER en 2006, ainsi que l’interdiction de la vente de jeux aux mineurs. L’expertise INSERM de 2008 sur le jeu excessif formula nombre de recommandations, et lors de l’adoption de la loi de 2010, libéralisant certains jeux en ligne (le poker, les pronostics hippiques, et les pronostics sportifs), la nécessité d’une régulation puissante et efficace s’imposa, avec la création de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne. Il s’agit en effet de respecter les objectifs de cette loi, qui sont avant tout de protéger les mineurs, et de lutter contre l’addiction.

Or, si contrôlée que fût cette libéralisation partielle, force est de constater que les pratiques de jeu d’argent se sont depuis intensifiées en France : les dépenses de jeu d’argent sont passées de 168 euros par an et par habitant en 2009 à 193 euros en 2016, la part des paris sportifs augmentant de façon régulière (Observatoire des Jeux, décembre 2017). En matière d’addiction, la vigilance est plus que jamais de mise.

Se réjouir, sans nuances, d’une augmentation du chiffre d’affaires de la FDJ (6% en un an), sans même évoquer les risques d’abus ou d’addictions, marque une rupture avec le discours tenu par la FDJ depuis 2006, (qui avait permis notamment de réduire l’impact du Rapido) et relève d’une approche strictement économique et comptable, et d’un déni de la responsabilité sociale de l’entreprise.

Nous avons l’impression de revenir à une époque, pas si lointaine, où une majorité d’opérateurs niaient purement et simplement l’existence des dommages individuels et collectifs liés à l’abus et à l’addiction au jeu.

Rappelons donc que les jeux de grattage peuvent donner lieu à abus, que les pronostics sportifs sont potentiellement tout à fait « addictogènes », et bien sûr que les pertes de contrôle se traduisent par des ruines, du surendettement, de la dépression, des divorces, des suicides…

Si l’on admet volontiers qu’une majorité de joueurs est capable de contrôle, et utilise le jeu comme simple divertissement sans grandes conséquences, il n’est pas admissible de nier les souffrances de tous ceux qui peuvent relever de nos consultations, et qui représentent déjà 10 % de notre patientèle, aux côtés des toxicomanes, alcooliques, ou addicts au sexe.

Toujours selon l’Observatoire des Jeux, les joueurs excessifs représentent 0,5% de la population, auxquels s’ajoutent 2,2% de joueurs « à problèmes » ou « à risque modéré : il s’agit bien d’une problématique de santé publique.

Le monopole d’État n’est sans doute pas suffisant pour protéger les joueurs/consommateurs. Mais une privatisation, même partielle, même en principe contrôlée, devrait être précédée de la mise en place, souhaitée par la Cour des comptes, de véritables instances de régulation, sur le modèle de l’ARJEL. Or, cette dernière instance, rappelons-le, ne s’occupe que de la part des jeux en ligne, croissante, mais largement minoritaire, et ne pourrait pas, en l’état, avoir la charge de la régulation du jeu en « dur ».

Plus que jamais se fait sentir le besoin d’une véritable autorité, dotée de moyens et de pouvoirs, afin que le modèle de régulation esquissé depuis 2010 puisse s’avérer viable.

Dr. Marc Valleur, psychiatre
Dr. Mario Blaise, psychiatre et chef de service
Irène Codina, psychologue
Dr. Guillaume Hecquet, psychiatre
Elizabeth Rossé, psychologue

[publication] Une étude des caractéristiques des joueurs compulsifs en France

Gambling Research Exchange Ontario (GREO) a publié un résumé de l’article du Dr Marc Valleur et coll. sorti en 2016 dans Journal of Gambling Studies, 32(2), 757-771. »Towards a validation of the three pathways model of pathological gambling ».

Ce résumé peut être lu en ligne ici (en anglais)

Lire la suite

[Site internet] Joueurs info Service

Le site Joueurs info service s’enrichit de nouvelles vidéo. On peut les découvrir ici :

[article] Addictions sans produit

H135_coverL’équipe de Marmottan vient de publier un article sur les addictions sans drogue dans l’EMC (Encyclopédie Médico Chirurgicale).

Résumé : l’extension du champ des addictions sans produit est presque sans limites et ce fait impose une réflexion sur ces maladies bien particulières, tant au plan épistémologique qu’au plan politique. Le jeu pathologique est, depuis 2013, classé aux côtés de la dépendance à une substance dans la catégorie des addictions du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders . Le clinicien reçoit aussi des demandes de patients pour les addictions au sexe ou aux jeux en réseau sur Internet. Ces trois formes d’addiction sont présentées dans leurs dimensions historique, épidémiologique, clinique, avec les principales comorbidités qui leur sont associées. Les principes de la prise en charge sont communs à l’ensemble de ces pathologies, mais les traitements peuvent différer et doivent être adaptés au cas par cas.

EMC vol 13, n°1, janvier 2016
http://www.em-consulte.com/en/article/1023536