Pour venir à Marmottan

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

Téléphone accueil-consultation d’addictologie : 01 56 68 70 30
Fax : 01 56 68 70 38
En dehors des heures d’ouverture ou pour joindre spécifiquement l’unité d’hospitalisation : 01 56 68 70 24
(En revanche, pour toute demande d’hospitalisation, appelez le 01 56 68 70 30)
Pour joindre spécifiquement la médecine générale : 01 56 68 70 27
Urgences 24/24H (overdoses, idées suicidaires…) : le 15 ou le CPOA : 01 45 65 81 09

–> HORAIRES ACCUEIL CONSULTATIONS <–

  • lundi, mardi, mercredi, vendredi : 11h-17h
  • jeudi : 12h-17h
  • samedi : fermé.

Pour connaitre les horaires de la Médecine Générale, cliquez ici

La section « commentaires » du site est fermée pour l’été. N’hésitez pas à nous appeler pour vous renseigner. 

–> RECRUTEMENT <–

Nous recrutons des infirmier(e)s pour les services d’hospitalisation et de médecine générale

–> 50eme ANNIVERSAIRE DE MARMOTTAN <–

Informations et inscription pour l’événement

–> INFORMATIONS STAGIAIRES <–

Les candidatures pour les stages en psychologie sont closes.

50eme anniversaire de Marmottan, demandez le programme !

Le 3 décembre prochain, à l’occasion du 50eme anniversaire de l’hôpital Marmottan, nous organisons un colloque à la Cigale.

Voici le programme de la journée !

Infos et inscription 

PROGRAMME

8h30 – 9h00
Accueil café

9h00 – 10h00
Ouverture 

  • Guillaume Couillard, directeur du GHU Paris psychiatrie & neurosciences
  • Madame Anne Souyris, adjointe à la Mairie de Paris, en charge de la santé publique et de la réduction des risques
  • Jean-Michel Delile, psychiatre, directeur du Comité d’Étude et d’Information sur la Drogue et les Addictions (CEID) de Bordeaux et président de Fédération Addiction
  • Dr. Mario Blaisechef du Pôle Marmottan-La Terrasse, GHU Paris

10h00 – 10h15 : pause

10h15 – 12h30

50 ans de Marmottan : regards et expériences cliniques

  • Élisabeth Avril, médecin, directrice de Gaïa Paris,
  • Dominique Boubilley, médecin généraliste à Marmottan,
  • Muriel Grégoire, psychiatre, chef de service du CSAPA à la Villa Floréal à Aix-En-Provence,
  • Aram Kavciyan, psychiatre, chef du service d’addictologie au CH de Montfavet,
  • Martine Lacoste, directrice de Clémence Isaure,
  • Alain Lang, accueillant à Marmottan,
  • Elizabeth Rossé, psychologue à l’association Clémence Isaure,
  • Florence Vorspan, professeur en addictologie au Csapa Espace Murger, hôpital Fernand-Widal

Discutant : Michel Hautefeuille, psychiatre, Centre Marmottan

12h30 – 14h30 : Déjeuner

14h30 – 16h00

Voyages, aventures et prises de risques

  • L’ordalie et la question du risque et de l’évasion. Marc Valleur, psychiatre
  • Renoncement, gestion du risque et dépassement de soi. Marc Batard, alpiniste
  • Les voyages psychédéliques. Jan Kounen, réalisateur et scénariste

Discutant : Marc Valleur, psychiatre, Centre Marmottan

16h00 – 16h30 : pause

16h00 – 18h30

50 ans et après? Evolution de l’imaginaire des drogues

  • Usage thérapeutique des psychédéliques. Vincent Verroust, historien des sciences et Zoé Dubus, doctorante en histoire de la médecine.
  • « Chemsex, j’arrête. » Johann Zarka, écrivain
  • Evolution de l’imaginaire des drogues dans les oeuvres de fiction. Eric Corbobesse, psychiatre, pychanalyste, ASM13

Discutant : David Dupuis, psychologue, Centre Marmottan

18h : Pot de clôture, avec performance de Fantazio, artiste

50eme anniversaire de Marmottan, les 3, 4 et 5 décembre

Vendredi 3 décembre 2021
Colloque à la Cigale
« Drogues, imaginaires et réalités »
& soirée festive

Samedi et dimanche 4 décembre
Portes ouvertes et exposition à Marmottan

Marmottan s’apprête à fêter son 50ème anniversaire. 50 années d’accueil, de soins, d’accompagnement de plusieurs dizaines de milliers d’usagers de drogues et autres addicts.

La clinique des addictions évolue avec les modes, l’apparition de nouvelles drogues et de nouvelles technologies, mais l’essentiel reste le même : en cherchant plaisir et soulagement, certains mettent en péril leur santé ou leur vie psychique et relationnelle. Prendre des drogues, c’est aussi avoir des attentes, des croyances et se référer à un imaginaire autant social que médical, autant individuel que collectif et autant fictionnel que réel.

Entre imaginaires et réalités, la manière de penser et de traiter les usages de drogues et les addictions a bien évolué en 50 ans.

  • Quelles ont été ces évolutions ?
  • Pourquoi les représentations des drogues peinent-elles à évoluer et oscillent-elles si souvent entre fascination et répulsion ?
  • Comment réellement s’aventurer tout en limitant les risques ?
  • Qu’est-ce qu’accompagner les addictions en 2021 ?

Nous vous donnons rendez-vous pour un colloque à la Cigale, à Paris, le 3 décembre 2021, pour évoquer toutes ces questions et fêter avec nous notre 50eme anniversaire. Prolongations le week-end des 4 et 5 à Marmottan pour des portes ouvertes et une expo !

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Addiction et confinement : un cocktail traitre

Comment vivre le confinement, période d’enfermement et de restrictions quand on souffre d’addictions ?

Focus sur cette population particulièrement touchée par la crise sanitaire avec le Dr Mario Blaise, Nathanaël Looten, Centre Médical Marmottan, le Dr Xavier Laqueille et le Dr Fatma Bouvet de Maisonneuve, Centre Moreau de Tours.

Article originellement diffusé sur le site du GHU Paris

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JOUR J – Lancement parisien de la campagne Savoir C Guérir

C’est aujourd’hui à l’Hôpital Marmottan, centre de soins et d’accompagnement des pratiques addictives, que démarre la nouvelle expérimentation « hôpital zéro hépatite C ». Et tout ça grâce à Helene Delaquaize, médiatrice en santé publique dans cette institution et présidente de sos hépatites Ile de France.

Qu’est-ce qui va se passer
👉Une journée par mois, l’hôpital dédie un médecin et une infirmière aux côtés d’Helene Delaquaize pour sensibiliser et dépister les différents publics de l’Hopital Marmottan, qui est le premier hôpital des pratiques addictives crée par le professeur Claude Olivenstein. Trods, Fibroscan et accompagnement expert et humain sont la base de l’intervention. A terme, c’est tout un process qui sera expérimenté puis validé pour servir d’exemple et de logique à suivre dans d’autres centre médicaux.

❤️ Helene Delaquaize remercie son institution de co-porter le projet et d’arriver à cette première étape.
Cette réalisation a demandé un investissement important de CultureAngels, SOS Hépatites Ile de France, Hôpital Marmottan et le groupe hospitalier GHU Paris psychiatrie & Neurosciences.

Nouvelle bibliographie Ascodocpsy : « Schizophrénie et cannabis »

Télécharger la bibliographie schizophrénie et cannabis réalisée par l’équipe de documentalistes d’Ascodocpsy.

Cette bibliographie a été réalisée dans le cadre du dossier consacré à « schizophrénie et cannabis » dans la revue Santé Mentale.

Présentation du dossier :

Plus d’un quart des patients souffrant de schizophrénie présentent un abus/dépendance au cannabis. Leur parcours de soin est alors marqué davantage par l’instabilité, le recours fréquent aux urgences, la violence, la désinsertion sociale et les problèmes médico-légaux. L’approche intégrée, caractérisée par la prise en charge simultanée des troubles psychotiques et addictifs, reste la plus efficace mais elle est peu proposée par manque de moyens. Face à ces troubles concomitants, comment malgré tout engager des soins cohérents ?

https://www.santementale.fr/boutique/acheter-dossier/schizophrenie-et-cannabis.html

Ce dossier est disponible à la bibliothèque de Marmottan.

 

Rapport annuel 2017

Télécharger le Rapport activité 2017

En résumé,

L’activité globale :

  • File Active totale : 2008 consultants (dont 841 nouveaux et 159 personnes de l’entourage)
  • 85 357 consultations
  • 458 patients sous TSO (243 BHD -215 Methadone)
  • 80 à 100 patients / jour à l’accueil
  • 326 hospitalisations
  • RDR : 5300 seringues et 4497 pipes à crack distribuées
  • Médecine Générale : 739 patients
  • 1015 demandes documentaires
  • 33 702 visiteurs du site Internet
  • 86 personnes formées

Même si les patients déclarent majoritairement les opiacés (30,8%) comme objet principal d’addiction, les problématiques restent très diverses. Les demandes d’accompagnement pour addiction à la cocaïne et notamment sous sa forme fumée, le crack, sont encore en augmentation.

  • Cocaïne, crack 20,3 %
  • Opiacés (Héroïne, Morphine, Codéine…) 17,6 %
  • Cannabis 17,1 %
  • Traitements de substitution détournés : 13,2 %
  • Jeux d’argent 8,9 %
  • Cybersexe 8,3 %
  • Alcool 7,4 %
  • Jeux vidéo 3,2 %
  • Cathinones, GHB, ketamine… 3 %
  • BZD et autres médicaments psychotropes 1,6 %
  • Ecstasy, amphétamines… 0,9 %

Concernant les problématiques d’addiction, quelques faits ont marqué l’année 2017 :

Chemsex, Cyberaddiction sexuelle et Addiction sexuelle

Des demandes de consultations pour cyberaddiction sexuelle, utilisation excessive des réseaux de rencontres, addictions sexuelles ou prises de produits dans des contextes sexuels (Chemsex) sont de plus en plus associées et viennent questionner les frontières entre addictions avec produits et addictions comportementales. L’usage de nouveaux produits de synthèse (N.P.S. : cathinones, phényléthylamines, etc.), substances stimulantes et hallucinogènes achetées via internet a pris de l’ampleur dans la communauté gay notamment dans des contextes de sex party, et ont tendance à diffuser plus largement au sein de la population. L’utilisation de produits comme la cocaïne ou le GHB dans des contextes sexuels (Chemsex) est aussi courante et motif de consultation.

Le centre Marmottan propose pour les chemsexeurs ou cyberaddict-sexuels des consultations avec une sexothérapeute. Ils peuvent également avoir accès à des consultations avec un psychiatre ou une psychologue et à une hospitalisation rapide si nécessaire.

Passage sous ordonnance des Médicaments contenant de la codéine à partir de juillet 2017

    • Suite à plusieurs overdoses liées à la consommation de codéine chez des adolescents, un arrêté à effet immédiat a inscrit le 12 juillet 2017, tous les médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine sur la liste des médicaments disponibles sur ordonnance. Depuis, il n’est plus possible d’obtenir un médicament à base de codéine ou d’un de ces principes actifs sans prescription médicale. De même la vente de ces médicaments sur les sites Internet des pharmacies n’est plus possible.
    • Cette décision rapide, pendant l’été, a entraîné un nombre conséquent d’appels et de demandes de consultations. En 2017, une quarantaine de patients ont consulté spécifiquement pour une utilisation problématique de codéine, médicament utilisé en automédication souvent depuis longtemps. Nous avons selon les situations et les demandes des usagers proposé soit une substitution par Buprénorphine Haut Dosage essentiellement, soit d’accompagner un sevrage en ambulatoire voire en hospitalisation. Dans un ou deux cas seulement, nous avons prescrit de la codéine ou validé une prescription d’un médecin généraliste.

Ciné-débat : « les années sida : regards croisés de soignants par-delà les générations »

Le mardi 16 janvier a eu lieu à l’espace Beaujon un ciné-débat sur le thème « les années sida : regards croisés de soignants par-delà les générations ».

Le film projeté était 120 battements par minutes, réalisé par Robin Campillo, écrit en collaboration avec Philippe Mangeot et produit par Hugues Charbonneau. Nous les remercions particulièrement d’avoir accepté cette projection-débat à titre gracieux. Ce film éclaire de façon quasi documentaire ce que fut l’épidémie du sida et la lutte d’Act Up, tout en développant une fiction sentimentale afin d’individualiser la tragédie.

La jeune génération de soignants des années 80 et 90 a dû s’adapter à une épidémie et a dû créer un nouveau savoir-faire médical et d’accompagnement. Cette période a été « baptisée » ultérieurement les années sida. Cette projection était donc l’occasion pour ceux qui ont milité activement lors de cette période de transmettre leur vécu aux plus jeunes membres de l’équipe soignante et de pouvoir débattre.

Le débat a été notamment mené par le Dr. Dominique Boubilley (médecin généraliste à l’hôpital Marmottan et qui fut l’une des fondatrices de la consultation de médecine générale), Tim Greacen (docteur en psychologie et directeur du laboratoire de recherche de l’Établissement public de santé Maison Blanche), François Berdougo (co-auteur du livre « La fin du sida est-elle possible ? »), et Sylvain Girault (chargé de programmation culturelle à l’espace Beaujon)

Nous tenons à rendre hommage au combat qu’ils ont mené et continuent de mener contre toutes discriminations liées à des pathologies chroniques, et pour un meilleur accès au soin pour la population que nous suivons à Marmottan, ainsi que d’avoir su transmettre à la jeune génération un soin digne de la « haute couture ».

Un immense merci à Hélène Delaquaize, médiatrice de santé à Marmottan et présidente de SOS hépatites Paris, fervente militante de la réduction des risques, qui a contribué à l’organisation de cette soirée.

Groupe de parole « usages et mesusages, réduction des risques »

Nouveau à Marmottan : nous organisons une fois par mois un groupe de parole sur le thème : « usages et mesusages, réduction des risques »

L’idée : parler d’autonomie, de liberté de choisir, ouvrir un espace de parole autour des pratiques de réduction des risques.

Durée : 1H30.
Dates : Le premier vendredi de chaque mois
Horaires : 14H – 15h30.

[article] Usage de cathinones à Paris

H135_cover(1)Nouvelle publication pour l’équipe de Marmottan : Muriel Grégoire publie dans la revue l’Encéphale un article sur l’usage de cathinones à Paris.

Résumé : l’apparition au cours des dix dernières années des « nouvelles substances psychoactives » appelées également « NPS » modifie pour la première fois, de façon profonde, le monde des drogues qui passe d’une dizaine de produits à près d’une centaine. La veille sanitaire représente un outil de surveillance de ce phénomène : une augmentation de l’utilisation des cathinones de synthèse (méphédrone, NRG3, 4-MEC…) a été observée et pose de nouveaux défis aux cliniciens. Le CEIP de Paris et le centre Marmottan ont voulu dresser un tableau de la consommation de cathinones en Île-de-France et alerter la communauté des services de santé concernant les problèmes liés à l’identification des abus et les risques associés. Nous présentons la relation entre sexe et drogues en raison de l’effet spécifique que les cathinones pourraient avoir sur les pratiques sexuelles. Le point marquant est l’apparition d’une pratique de consommation de stimulants par voie intraveineuse appelée « slam » au sein des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Le « slam » comprend trois caractéristiques : injections, dans un contexte sexuel et usage de drogues psychostimulantes. Le risque sanitaire s’inscrit à la fois dans le syndrome de dépendance/abus, impliquant un « craving » important, des symptômes psychiatriques prolongés, et dans le risque infectieux (VIH, VHB, VHC…). Il semble important de moins dissocier les réseaux sexuels, des réseaux d’addiction pour la réduction du risque.

http://www.em-consulte.com/en/article/1029317