Sauvegarder la clinique de la Chesnaie

Depuis sa création en 1956 par le Dr Claude Jeangirard, la Clinique de la Chesnaie accompagne des personnes en souffrance psychique en appliquant et en réinventant au jour le jour les principes de la psychothérapie institutionnelle. En 1988, le Dr Jean-Louis Place a succédé au médecin-fondateur et a continué d’animer la clinique dans l’esprit humaniste et progressiste de ses débuts, tout en accompagnant les évolutions nécessaires pour conformer l’établissement à la réglementation et au Code de Santé Publique.

Un changement de direction est aujourd’hui annoncé.

Les soignants souhaitent sauvegarder le lieu unique qu’est la Clinique de La Chesnaie en reprenant la clinique pour en faire une Société coopérative d’intérêt collectif, c’est à dire une entreprise dont le Directoire est en parti élu, et dont les grandes orientations seront décidées de façon démocratique et collégiale en assemblée générale par les sociétaires : salariés, usagers bénéficiaires et partenaires extérieurs.

Un tournant majeur auquel vous pouvez prendre part

Aujourd’hui l’équipe en place cherche à construire un avenir coopératif et citoyen pour reprendre la clinique sous forme de SCIC. A travers ce projet, l’équipe s’engage pour préserver notre spécificité de soins et continuerons à nous démarquer de la pratique des groupes privés, qui tendent à uniformiser les prises en charge psychiatriques et à satisfaire des objectifs de rentabilité qui vont à contresens de leur éthique.

Un rachat par un groupe privé risquerait de mettre en péril l’organisation institutionnelle !

Participer : comment ? – Les Ami.e.s de La Chesnaie (lesamisdelachesnaie.fr)

L’équipe de Marmottan soutient le combat de l’équipe de la Chesnaie pour préserver leur spécificité de soins, c’est à dire une pratique institutionnelle, basée sur une organisation collective et une clinique sur mesure, à rebours des impératifs  d’uniformisation des prises en charge visant à satisfaire des objectifs de rentabilité.

Nomination d’Hélène Delaquaize à la présidence de FPEA

Helene Delaquaize, médiatrice de santé à l’hôpital Marmottan, a été élue présidente de FPEA – France Patients Experts Addictions. 

Les patients-experts addictions sont des partenaires précieux des parcours de soin.

France Patients Experts Addictions est une association dont l’objet est la promotion, la formation et la certification des patients experts dans le parcours de soin en addictologie.

Ses membres ont l’expérience de l’addiction (au tabac, à l’alcool, aux substances illicites et comportementale) et en sont soit sortis de la dépendance soit stabilisés. Accompagnant déjà au sein de structures d’entraide, ses membres interviennent sur les réseaux sociaux ainsi que sur le forum Addict’Aide.

FPEA entend agir sur les axes de la prévention, de la formation à destination des professionnels et des usagers et cherchera une synergie avec les associations de patients experts existantes.

La CPEA – Certification Patient-Expert Addictions – a notamment pour but de promouvoir l’utilité des patients-experts dans les addictions licites et illicites, aux produits ou comportementales à travers une démarche de validation des acquis de l’expérience.

Félicitations à Hélène pour sa nomination ! 

Pour venir à Marmottan

Mis en avant

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

Téléphone accueil-consultation d’addictologie : 01 56 68 70 30
Fax : 01 56 68 70 38
En dehors des heures d’ouverture ou pour joindre spécifiquement l’unité d’hospitalisation : 01 56 68 70 24
(En revanche, pour toute demande d’hospitalisation, appelez le 01 56 68 70 30)
Pour joindre spécifiquement la médecine générale : 01 56 68 70 27

–> HORAIRES ACCUEIL CONSULTATIONS <–

  • lundi, mardi, mercredi, vendredi : 11h-19h
  • jeudi : 12h-19h
  • samedi : fermé.

Pour connaitre les horaires de la Médecine Générale, cliquez ici

–> RECRUTEMENT <–

Nous recrutons des infirmier(e)s pour le service d’hospitalisation
Nous recrutons un(e) médecin

Prochain groupe de parole : entourage des jeunes consommateurs

Ce groupe de parole à destination de l’entourage est ouvert aux familles des jeunes, quel que soit l’objet d’addiction (produits ou comportements).

Un mercredi par mois, nous vous proposons une rencontre avec deux soignants de notre équipe.

L’objectif est de partager et d’échanger ses expériences, d’obtenir des informations et du soutien.

Après la présentation des participants et de leur situation, nous proposons un second tour de parole autour d’un thème convenu lors de la séance précédente.
Exemples de thèmes précédents : la déception, les autorités.

Ces réunions sont anonymes et gratuites.

Inscription : dominique.lancelot.addicto@gmail.com Mettre en objet : inscription groupe de parole entourage. Merci d’indiquer votre numéro de téléphone pour être rappelé brièvement par un des animateurs.

Prochaine(s) date(s) :

mercredi 15 juin 2022, 17h-18h30 – thème : Limite

(précédents thèmes : motivation, grandir, la rentrée, prendre soin, détachement, loyauté, trop, rencontre(s), toujours, culpabilité, fusion, recul, espoir, démunition, obsession, démission, soin, autonomie, solitude, menace, s’accrocher)

à l’hôpital Marmottan, 17 rue d’Armaillé, 75017 Paris

Contact : dominique.lancelot.addicto@gmail.com

[article] Jeux d’argent : de plus en plus d’ados accros

Thomas Gaon, psychologue à Marmottan, et Mario Blaise, chef de service ont répondu aux questions du journal Le Parisien, au sujet de l’addiction aux Paris Sportifs.

Jeux d’argent : de plus en plus d’ados accros

Un tiers des mineurs de 15 à 17 ans déclarent avoir joué de l’argent au cours de l’année écoulée. Une part stable, mais les pratiques à risque ont bondi ces dernières années, sous l’impulsion d’Internet et de la publicité, selon une étude que nous dévoilons. Au moins 300 000 adolescents sont concernés.

(…)

« Beaucoup des joueurs de 18 à 25 ans qu’on reçoit ont commencé mineurs, confirme Thomas Gaon. Il y a un rajeunissement des joueurs en général et des joueurs pathologiques depuis dix ans. C’est lié à la libéralisation des jeux en ligne et à une pratique devenue commune, banale et valorisée. La génération poker a commencé autour de 2006 et, depuis 2017, les paris en ligne explosent. Tout cela est facilité par la publicité des opérateurs qui ont décidé de rajeunir leur public. L’addiction au jeu a de fortes conséquences personnelles pour des personnes qui poursuivent leurs études ou entrent dans la vie active avec des dettes ou des conflits familiaux. »

(…)

C’est dans ce cadre que se fait souvent l’initiation au jeu, avec un dilemme : interdire ou accompagner ? « C’est bien d’encadrer, que les parents puissent être des ressources, mais très souvent on est plutôt dans l’incitation et dans une exposition précoce qui n’évoque pas les risques », explique Mario Blaise, psychiatre et chef de pôle à l’hôpital Marmottan.

Jeux d’argent : de plus en plus d’ados accros – Le Parisien

Paris sportifs : la machine à perdre ?, une enquête à voir dans « Envoyé spécial » jeudi 20 janvier.

Jeudi 20 janvier, Envoyé Spécial consacre un reportage aux paris sportifs. Thomas Gaon, psychologue à marmottan, a répondu aux questions des journalistes sur l’addiction aux paris sportifs.

Dans ce documentaire, on va découvrir comment les sites de paris rivalisent d’ingéniosité pour attirer les jeunes parieurs. Mais certains sites utilisent des systèmes afin de surveiller les parieurs et les classer suivant ce qu’ils rapportent à l’opérateur. Un profil très précis des joueurs est réalisé en fonction de leur rentabilité pour l’opérateur. Ceux qui font perdre de l’argent au site sont surnommés les « sharks », les « requins ». Les clients classiques, sans danger pour l’opérateur car ils perdent plus qu’ils ne gagnent, on les appelle « fish » ou encore « pigeon ». 

Envoyé Spécial s’est procuré des captures d’écran du logiciel utilisé par les traders de Winamax, l’un des leaders du marché des paris en ligne, afin de prouver ces dires.

Pol, un jeune qui vient de se guérir d’une sévère addiction au jeu, témoigne : cela lui « fait bizarre d’entendre ça, de se dire qu’on appartient à une catégorie… en fonction de ce qu’on perd, en plus. C’est-à-dire qu’ils ont totalement conscience de ce qu’ils font… et que pour chaque joueur, ils savent dans quelle situation on est. Donc leur histoire de prévention des risques n’existe absolument pas« .

Extrait de « Paris sportifs : la machine à perdre ? », une enquête à voir dans « Envoyé spécial » jeudi 20 janvier.

Portes Ouvertes le samedi 4 et dimanche 5 décembre

GRATUIT – Tout public

Nous organisons des Journées « Portes ouvertes » le samedi 4 décembre de 12 h à 19 h et le dimanche 5 décembre de 11 h à 19 h.

Au Programme de ces deux jours

Artistes invités :

  • Jan KOUNEN
  • Arnaud LABELLE-ROJOUX
  •  Jeanne SUSPLUGAS
  • Usagers de Marmottan

Et des Oeuvres de :

Khalik ALLAH, BALATA JULLIEN, Charles BAUDELAIRE, Arnaud BAUMAN, Bruno BOTELLA, Nathalie BREVET et Hugues ROCHETTE, Jean COCTEAU, Jean Philippe CHARBONNIER, Jean Martin CHARCOT, Antoine D’AGATA, Charles DUITS, Miguel EGANA, Victor ELCHANSKY, Esther FERRER, KIKI PICASSO, LES ICONOBLASTES, PAQUITO BOLINO, Antoine PERPERE, Mathieu ROQUIGNY, Ben RUSSEL, Bernard SABY, Gilbert SHELTON, André VILLERS, Dana WYSE, WILHEM…

Commissariat :

Carole PECLERS

Graphiste, elle travaille pour nombreuses institutions, maisons d’éditions, revues..(Éditions des Beaux-Arts, Art Up,  Vacarme…). Elle mène également des ateliers d’arts plastiques dans des lieux de soins (Hôpital Marmottan, Centre « Kairos »).

https://carolepeclers.fr

Antoine PERPERE

Artiste et ancien intervenant en addictologie à l’hôpital Marmottan et à l’association Charonne, il a été commissaire de l’exposition « Sous influences – artistes et psychotropes » à la Maison rouge en 2013.

Semaine Cinématographique, du 1er au 7 décembre

dfilms consacre la 7e édition de la manifestation ADDICTION à l’oeuvre à l’anniversaire des 50 ans de l’hôpital Marmottan en proposant un cycle cinématographique aux Ecoles Cinéma Club du 1er au 7 décembre 2021.

ECOLES CINÉMA CLUB
23, rue des Écoles
Paris 5e

 

 

 

 

Au programme

Mercredi 1er décembre 
20h Présentation du 50ème anniversaire de l’hôpital Marmottan par Mario Blaise, psychiatre, chef de pôle de l’hôpital et Antoine Perpère, artiste, commissaire de l’exposition des journées portes ouvertes à l’hôpital Marmottan.
20h15 L’HOMME AU BRAS D’OR
 
Jeudi 2 décembre
20h Présentation du film Le Poison par Philippe Bérard, directeur de la publication ADDICTION à l’œuvre.
20h15 LE POISON
 
Vendredi 3 décembre
20h OSLO 31 AOUT  
 
Samedi 4 décembre
20h RIO BRAVO 
 
Dimanche 5 décembre
20h BAD LIEUTENANT, ESCALE À LA NOUVELLE-ORLÉANS
 
Lundi 6 décembre
20h THE CONNECTION
 
Mardi 7 décembre
20h Présentation du film La Baie des anges par Mario Blaise
20h15 LA BAIE DES ANGES 

Etats généraux des usagers de substances

Les EGUS 12 se tiendront le 18 novembre 2021 à la Mairie du 20eme.  Entrée gratuite mais inscription indispensable sur le site internet d’Asud.
Plusieurs tables rondes autour  des sujets   discrimination/ toxicophobie, scène du crack et crise des opioïdes…

A l’heure où l’actualité bruisse d’anathèmes sur « les crackers du Nord Est Parisien » ou sur « les vendeurs de drogues de Marseille »,  il est du devoir d’ ASUD  d’organiser  une prise de parole sur le traitement médiatique réservé aux premiers concernés: les consommateurs de substances illicites. ASUD n’a pas d’autres raisons d’exister que celle de rappeler que la justice n’est pas toujours du côté de la loi qui réprime ou de la société qui condamne. La haine de ceux que l’on ne comprend pas, que l’on perçoit comme fondamentalement différents est à l’origine de nombreux crimes dans l’histoire.  La haine de ceux qui consomment des substances qui n’ont pas de statut légal peut être qualifiée par un néologisme : la toxicophobie

Il y a 40 ans c’est l’épidémie de sida qui a durement rappelé qu’en matière de drogues les bonnes intentions sont toujours un enfer quand elles font abstraction du plus élémentaire des droits humains : la liberté de choix. Aujourd’hui ce sont d’autres enjeux qui amènent  notre société  à rejeter violemment  certain.aines consommateurs.trices. Nous avons l’occasion de montrer lors de ces EGUS que la discrimination la plus perfide est celle qui se travestit en vertu morale ou en soin médical.

Inscrivez vous dés maintenant pour participer aux E.G.U.S XII