Pour venir à Marmottan

facade

Pour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Téléphone : 01 45 74 00 04 – Fax : 01 56 68 70 38
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

L’accueil est ouvert au public les :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 11h à 19h
Jeudi : de 12h à 19h
Samedi : de 10h à 14h

Attention, du 1er juillet au 31 août 2016, le centre sera fermé les samedis.

Pour les nouveaux patients, nous vous conseillons de prendre rendez-vous auprès du secrétariat au 01 56 68 70 30.

Les soins sont anonymes, volontaires et gratuits, conformément à la loi du 31 décembre 1970.

[Pétition] La prison n’est pas une politique des drogues !

A l’approche de « Support Don’t Punish », la journée mondiale de soutien aux consommateurs de drogues, le 26 juin, ASUD vient de lancer la pétition « La prison n’est pas une politique des drogues ».

Depuis plus de 40 ans la politique des drogues internationale vise à protéger notre société des stupéfiants. Elle s’évertue à éradiquer l’offre afin d’assécher la consommation et les risques sanitaires et sociaux qui lui sont associés. A travers des conventions internationales, les états s’engagent à réguler la production et le commerce licite de stupéfiants (médicaments), mais aussi à réprimer le trafic illicite ainsi que les usages non-médicaux, la fameuse « Guerre à la drogue ». La répression des usages non-médicaux interroge dès 1980, Jean Carpentier, médecin généraliste : « une guerre avait bien lieu, mais qui était donc « l’ennemi » ?1 » Lorsque l’ennemi est le consommateur de substances illicites, cela devient une guerre aux drogués.

(…)

https://www.change.org/p/le-pr%C3%A9sident-de-la-r%C3%A9publique-fran%C3%A7aise-la-prison-n-est-pas-une-politique-des-drogues

[Site internet] Joueurs info Service

Le site Joueurs info service s’enrichit de nouvelles vidéo. On peut les découvrir ici :

[Média] « La MDMA redevient à la mode chez les moins de 35 ans ».

Muriel GrégoireLa MDMA, aussi appelée « drogue de l’amour », est de nouveau à la mode chez les moins de 35 ans. Le docteur Muriel Grégoire, psychiatre addictologue, était sur RMC ce jeudi.

Le replay Bourdin Direct – La MDMA redevient à la mode chez les moins de 35 ans est proposé en streaming gratuit pendant quelques jours après sa diffusion sur BFM TV.

http://www.replay.fr/bourdin-direct-la-mdma-redevient-a-la-mode-chez-les-moins-de-35-ans-2806458

Voir aussi l’article paru dans lemonde.fr

La MDMA, la « drogue de l’amour », fait son retour en Europe

monde

Accès aux traitements contre l’hépatite C : des avancées… à suivre

Communiqué de presse -25 mai  2016
Journée nationale de lutte contre les hépatites virales

La lutte contre l’hépatite C (VHC) connaît une véritable révolution avec l’arrivée de traitements avec des taux de guérison spectaculaires. Ces médicaments pourraient permettre non seulement d’éliminer le virus chez toutes les personnes concernées mais aussi, d’un point de vue de santé publique, de vaincre l’épidémie du VHC dans les prochaines années. Compte tenu des  prix exigés par les laboratoires, le gouvernement a, depuis 18 mois  rationné l’accès aux soins, limitant les prescriptions aux personnes ayant une fibrose du foie avancée (F2 dit sévère, F3, F4) et encadrant les prescriptions dans des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) en nombre limité.  Depuis deux ans, notre collectif se mobilise contre les prix exorbitants de ces médicaments et ces restrictions d’accès.

Aujourd’hui, journée nationale de lutte contre les hépatites virales, en salle Pierre Laroque, fondateur de la sécurité sociale dont nous fêtons les 70 ans, Madame la ministre de la Santé a annoncé des mesures fortes en faveur de la lutte contre l’épidémie. Leur mise en application fera l’objet de toute notre vigilance, notamment en ce qui concerne leur rythme de mise en œuvre de façon à répondre rapidement aux demandes des malades en attente de traitements.

Concernant les indications de traitement, la ministre de la Santé a annoncé des mesures en deux temps pour adapter le cadre règlementaire actuel :

  • «  Dans quelques heures» la Ministre signera un arrêté d’extension des indications de mise sous traitements. Les traitements seront désormais proposés aux personnes dès le stade de fibrose F2 ainsi que, quel que soit le stade de fibrose,  aux personnes « vulnérables »,  celles transplantées ou en attente de greffe
  • « En septembre 2016», un nouvel arrêté devrait consacrer l’accès universel aux traitements. Le Ministère de la Santé annonce avoir saisi la Haute Autorité de Santé sur cette question.

L’extension à venir des indications de traitements constituent une avancée notable. Attention toutefois à ce que la notion  de « populations vulnérables » ne participe finalement pas à la division des malades qui ferait obstacle à un accès véritablement universel.

Concernant l’organisation des prescriptions, un rapport commandé auprès de l’ANRS et du CNS  viendra préciser les modalités avant la fin de l’été et la HAS devra rendre son avis en septembre prochain. La Ministre de la Santé a rappelé que les Réunions de Concertations Pluridisciplinaires (RCP), ne doivent pas avoir un rôle de « contrôle administratif » mais se consacrer pleinement à leur mission de soins.

Concernant le prix du médicament, Madame Touraine a réaffirmé la volonté du gouvernement d’œuvrer pour une baisse des prix, dans un contexte d’extension des indications et de concurrence des traitements. Cette volonté politique doit être réaffirmée par le Président de la République au G7 les 26 et 27 mai à Kobé.

Les malades ne veulent et ne peuvent plus attendre. Nous demandons une mise en œuvre rapide de l’accès universel aux nouveaux traitements contre l’hépatite C.  Des groupes de personnes souffrent indéniablement de discriminations : le dépistage et l’accès aux soins pour ces personnes doivent être renforcés pour des raisons de bénéfice individuel et de santé publique. Seul l’accès universel sans condition permettra d’éliminer toute perte de chance et de vaincre l’épidémie. Nous rappelons aussi que les modalités actuelles de fixation du prix des médicaments contre l’hépatite C font toujours peser une menace financière et budgétaire pour les comptes sociaux, qui détermine le rationnement des traitements.

Nous demandons une réponse rapide de la Haute Autorité de Santé, nous n’accepterons aucune limitation ou délai supplémentaire pour l’accès aux traitements pour tous.  Les associations doivent également participer activement à l’évolution des modalités de prescription des traitements.

Contact presse :

SOS Hépatites Fédération : Yann Mazens
06 74 86 44 48- 01 43 67 26  40  direction@soshepatites.org

Médecins du Monde : Aurélie Defretin & Lisa Veran
06 09 17 35 59-01 44 92 13 81  presse@medecinsdumonde.net

Fédération Addiction : Caroline Prat
06 17 40 72 50  c.prat@federationaddiction.fr

la plateforme Drogues et Hépatite C d’ASUD.

La plateforme Drogues et Hépatite C d’ASUD est destinée à tous ceux qui se posent des questions sur cette maladie. Vous y trouverez des fiches pratiques d’information, des outils pour témoigner et la possibilité d’échanger avec d’autres personnes sur ce sujet notamment via un forum accessible à tous.

http://www.asud.org/hepatite-c/

Enquête européenne en ligne sur les drogues

L’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanie) lance une enquête Internet anonyme auprès de la population française. Il s’agit de la première enquête sur les quantités et la fréquence d’utilisation de différentes drogues ainsi que sur les sources d’approvisionnement des usagers.

Le questionnaire, dont la durée de remplissage varie de 10 à 15 minutes, concerne les consommations au cours des 12 derniers mois de cannabis, ecstasy, MDMA, cocaïne en poudre et amphétamines/méthamphétamines. Selon les types de consommations, il aborde ensuite différents aspects liés aux contextes de consommations et à l’achat. Dans le cadre de consommations multiples, le questionnaire ne décline les questions que pour un seul produit, le répondant ayant ensuite la possibilité, s’il le souhaite, de répondre également pour les autres produits consommés. Ce questionnaire inclut également quelques questions d’ordre général concernant la situation du répondant (sexe, année de naissance, situation matrimoniale, niveau d’étude…). La confidentialité de toutes ces données est garantie.

L’analyse des données sera réalisée conjointement par l’EMCDDA et l’OFDT.

Les résultats seront publiés en français et diffusés auprès des professionnels, acteurs de terrain et du grand public au cour de l’année 2017.

Les données ne seront utilisées qu’à des fins de recherche et exclusivement par des organismes publics.

Pour participer vous devez être âgé de 18 ans ou plus et avoir déjà consommé l’une des drogues illicites concernées.

Pour répondre vous devrez simplement cocher les cases correspondant à votre situation.

http://drugusersurvey.limequery.com/index.php/survey/index#

[article] Dopage au travail : les entreprises sortent enfin du déni

Amphétamines, cocktails caféinés, cocaïne… Pour des raisons personnelles ou pour rester performants, certains salariés consomment des substances illicites. Les entreprises sortent enfin du déni et commencent à mettre en place des actions de prévention et d’accompagnement.

Photo d’illustration.
RBFried / iStock

Le dopage en entreprise ? C’est ce postier qui prend 20 à 25 gélules caféinées par jour, l’équivalent de cinq expressos pour chaque dose. Ou ce cadre en open space qui s’envoie une pointe de cocaïne toutes les 45 mn pour rester à son niveau de performance… Un dopage presque invisible en entreprise.

Ces deux exemples sont tirés du quotidien du docteur Michel Hautefeuille, spécialisé sur la question des addictions à l’hôpital Marmottan. Les premiers salariés qu’il a reçus en consultation venaient de La Défense. Désormais tous les secteurs, tous les métiers sont concernés, du coursier au financier, du postier à l’enseignant. « Ce sont soit des salariés déjà addicts et qui viennent travailler, ce qui relève de cas personnels ou individuels, soit des salariés qui sont amenés à augmenter leurs performances à travers des produits pour faire face à ce qui leur est demandé. »

Aujourd’hui, ils ont à leur disposition un éventail varié de dopants : caféine, cocaïne, tranquillisants et amphétamines, ces dernières connaissant un succès croissant, sachant qu’il est relativement aisé de se les procurer sur Internet.

En octobre 2015, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies sur la consommation des substances psycho-actives en milieu professionnel estimait que 9% des salariés consomment du cannabis, 0,8% de la cocaïne et 0,5% de l’ecstasy ou des amphétamines. Avec des différences notoires en fonction du sexe et de la profession.

Ce sont les employés hommes qui consomment le plus de cocaïne (3,6%) et d’ecstasy / amphétamines (2,4%), loin devant les cadres (0,6% dans les deux cas).

Chez les femmes en revanche, ce sont les postes de cadres qui sont les plus impactés (0,6% et 0,3%).

Les niveaux de consommation diffèrent également selon les secteurs. Les substances illicites sont plus consommées dans le secteur des arts et spectacles et celui de l’hébergement et de la restauration.

Une préoccupation croissante des entreprises

Les entreprises prennent aujourd’hui conscience de la situation. En témoigne la forte participation de DRH et directeurs d’unité à la Journée nationale de prévention des conduites addictives en milieux professionnels, organisée le 22 octobre dernier par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). « Jusque-là, le thème de ces journées de réflexion n’attirait que des médecins du travail et des professionnels de la santé », remarque Michel Hautefeuille.

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Accès universel aux traitements contre l’Hépatite C : L’Etat doit agir au lieu de subir

Accès universel aux traitements contre l’Hépatite C : L’Etat doit agir au lieu de subir

Communiqué interassociatif : le CISS, CHV, TRT5, Aides, Comede, Fédération Addiction, Médecins du Monde, SOS Hépatites

La lutte contre l’hépatite C (VHC) connaît une véritable révolution avec l’arrivée de traitements permettant des taux de guérison spectaculaires. Ces médicaments pourraient permettre non seulement d’éliminer le virus chez toutes les personnes concernées mais aussi, d’un point de vue de santé publique, de vaincre l’épidémie de VHC dans les prochaines années.

Compte tenu des prix exigés par les laboratoires, le gouvernement a choisi de « rationner » l’accès aux soins, limitant les prescriptions aux personnes ayant une fibrose du foie avancée. Cette restriction d’accès aux soins bafoue notre constitution et nos principes d’accès à la santé. Elle vient également en totale contradiction avec les efforts déployés par ailleurs pour lutter contre l’épidémie de l’hépatite C, avec le soutien du gouvernement, à savoir le renforcement des dispositifs de réduction des risques et le développement du dépistage de l’hépatite C. Cette position est donc non seulement inconstitutionnelle mais aussi absurde en termes de cohérence des politiques publiques de santé.

L’hépatite C peut avoir des conséquences lourdes sur les personnes, quel que soit le stade de gravité de la maladie hépatique. Les malades témoignent sans relâche des conséquences de ce refus d’accès aux droits : dégradation de leur qualité de vie, fatigue chronique induisant une fragilisation au regard de leur emploi, tendance à la désocialisation, vécu psychologique douloureux de se vivre comme contaminant.

De nombreux acteurs proposent actuellement des médicaments génériques aux malades, aux professionnels de santé, aux associations. Le coût d’un traitement de 12 semaines contre l’hépatite C est ainsi accessible pour un premier prix de 550 € contre un prix facial des médicaments princeps de 46 000 € en France, remboursé par l’assurance maladie (soit 80 fois plus).

Aujourd’hui, face au rationnement, des malades sont suivis en France avec des traitements génériques achetés sur un marché parallèle. L’importation de médicaments à titre individuel est encadrée par la législation et pose des problématiques de contrefaçon potentielle et d’inégalité d’accès. Le gouvernement en porte l’entière responsabilité : après 18 mois de rationnement, aucune réponse n’est apportée à ces malades injustement privés d’accès aux soins.

L’Etat possède pourtant tous les outils légaux pour importer ou faire produire des traitements génériques en France permettant à la fois l’accès aux traitements à tous les malades et la sauvegarde de l’équilibre des comptes de l’Assurance Maladie.

Le mécanisme de la licence d’office rendu possible dans le cadre des flexibilités de l’accord international sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) est ainsi prévu dans le code de la propriété intellectuelle français. Pourtant, le gouvernement préfère prolonger le rationnement et l’exclusion des soins, dans l’attente d’improbables baisses des prix des molécules à venir.

Le gouvernement continue à justifier l’injustifiable exclusion des soins sous des principes de priorisation ou de nécessaires procédures administratives pour mettre fin à ces restrictions d’accès.

Le 25 mai prochain, journée nationale de lutte contre les hépatites, nous n’accepterons aucun report de l’accès aux traitements POUR TOUS.

Le 25 mai, le gouvernement doit prononcer la fin immédiate du rationnement et le début de la lutte pour vaincre l’épidémie de l’hépatite C.

Marc Valleur, à Radio Nova, dimanche 22 mai

Marc Valleur & Renaud Colson dans Un Pudding pour Deux

Ce dimanche, on parle des addictions.

Marc Valleur & Renaud Colson dans un pudding pour deux

Crédit photo : Alexodus

Nicolas Errera et Jean Croc recevront ce dimanche 22 mai Marc Valleur, psychiatre à l’hôpital Marmottan de Paris, spécialiste en addictologie, membre de l’Observatoire des Jeux et de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL). On lui doit de nombreux articles scientifiques et de nombreuses publications sur les addictions dont le livre, co-écrit avec Jean-Claude Matysiak, Les addictions – Panorama clinique, modèles explicatifs, débat social et prise en charge paru en 2006 chez Armand Colin. En 2014, Marc Valleur a co-dirigé l’ouvrage Pascasius ou comment comprendre les addictions (PUM).

Notre deuxième invité sera Renaud Colson, juriste et maître de conférences à l’Université de Nantes. Il est l’auteur, entre autres, de La prohibition des drogues. Regards croisés sur un interdit juridique (Presses universitaires de Rennes, 2005) et Les drogues face au droit (Presses universitaires de France, 2015). En collaboration avec Henri Bergeron, Renaud Colson prépare actuellement un ouvrage comparatif consacré aux politiques des drogues en Europe, à paraître prochainement.

Et comme à chaque fois, une grande voix de Nova fera le portrait de notre premier invité : cette semaine, Diane Bonnot fera le portrait de Marc Valleur.

L’émission est enregistrée le mercredi 18 mai au bar-restaurant parisien Le CERCLE à 18h. Si vous souhaitez y assister, nous vous accueillerons avec grand plaisir !

Un Pudding pour deux est servi de 20h à 22h, sur Radio Nova, un dimanche par mois.