Pour venir à Marmottan

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

Téléphone accueil-consultation d’addictologie : 01 56 68 70 30
Fax : 01 56 68 70 38
☎ En dehors des heures d’ouverture ou pour joindre spécifiquement l’unité d’hospitalisation : 01 56 68 70 24
(En revanche, pour toute demande d’hospitalisation, appelez le 01 56 68 70 30)
Pour joindre spécifiquement la médecine générale : 01 56 68 70 27

Attention, en raison d’un problème de sous-effectif médicaux, il nous est difficile de recevoir de nouveaux patients actuellement.

Le service d’accueil-consultation d’addictologie est ouvert au public les :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 11h à 19h
Jeudi : de 12h à 19h
Samedi : de 10h à 14h

Les soins sont anonymes, volontaires et gratuits, conformément à la loi du 31 décembre 1970.

Prochain groupe de parole Entourage des Jeunes Consommateurs

Ce groupe de parole à destination de l’entourage est ouvert aux familles des jeunes, quel que soit l’objet d’addiction (cannabis, cocaïne, jeux d’argent, jeux vidéo…).

Une fois par mois, généralement le premier mercredi du mois, nous vous proposons une rencontre avec deux soignants de notre équipe.

L’objectif est de partager et d’échanger ses expériences, d’obtenir des informations et du soutien, mais sans entrer dans l’individualité des prises en charge.

Après la présentation des participants et de leur situation, nous proposons un second tour de parole autour d’un thème convenu lors de la séance précédente.
Exemples de thèmes précédents : la déception, les autorités.

Ces réunions sont anonymes et gratuites.

Inscription auprès du secrétariat de Marmottan : 01 56 68 70 30.

Prochaines dates :

  • mercredi 16 mai 2018, 17h (thème : grandir)
  • mercredi 6 juin 2018, 17h

à l’hôpital Marmottan, 17 rue d’armaillé, 75017 Paris

Signalement GHB / GBL : augmentation des cas d’intoxication et banalisation de la consommation en population générale

L’ARS Ile de France et le CEIP viennent d’envoyer un signalement sur l’augmentation des cas d’intoxication au GBL et la banalisation de la consommation en Ile de France :

L’ARS d’Ile-de-France et le CEIP-A de Paris souhaitent attirer l’attention des services d’urgences sur l’augmentation des cas d’intoxication au GHB/GBL en Ile de France et sur la nécessité de les déclarer afin de renforcer la veille sanitaire sur ce produit.

Le CEIP-A d’IDF a reçu des signalements provenant à des services d’Urgences, de réanimation et
d’addictologie, mais aussi des associations de réduction des risques (Fêtez clair, Techno Plus).
La GBL, précurseur du GHB, est un produit très accessible par les usagers (essentiellement via Internet), bon marché et apprécié pour un usage festif par une population jeune, plutôt masculine. On observe une banalisation de cette consommation, avec une diffusion vers un public plus large, de tout âge et néophytes.

Dans ce contexte récréatif, la prise de GHB/GBL peut être associée à une consommation d’alcool le plus souvent, qui concourt à la gravité de l’intoxication.
La disponibilité croissante du produit semble, de plus, être à l’origine de prises accidentelles.
D’autre part, le risque de pharmacodépendance avec ces produits existe.
Enfin l’usage dans un cadre de soumission chimique ou vulnérabilité chimique est à documenter, le cas échéant.

Source : Alerte sanitaire GBL.pdf
Voila la fiche de l’ARS et du CEIP sur le GHB/GBL : fiche ARS GHB GBL

[recrutement] Psychiatre et/ou addictologue

Site géographique de l’offre :

Centre médical Marmottan
17, rue d’armaillé
75017 Paris
Métro : Charles-de-Gaulle-Etoile

Détail de l’offre :

Le centre Médical Marmottan recrute un(e) Médecin psychiatre ou addictologue, en tant que assistant ou praticien attaché.

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Vinum et circenses, ou quand l’économisme nuit gravement à la santé

Dr. Mario Blaise, psychiatre, chef de service du centre médical Marmottan
Dr. Marc Valleur, psychiatre, centre médical Marmottan

Depuis quelques mois, sans pour autant qu’il n’y ait de politique encore clairement définie concernant les addictions, plusieurs signaux inquiétants émanent du gouvernement : tentative de promouvoir les bienfaits du vin par rapport aux autres alcools, projet de privatisation de la Française des jeux, contraventionnalisation pour les fumeurs de joints…  Ces mesures semblent plus motivées par des considérations économiques que de santé.

Avec raison, plusieurs confrères addictologues ont réagi aux propos du Président de la République, qui a déclaré « il y a fléau quand la jeunesse se saoule à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n’est pas avec le vin ».

En soutien à la ministre de la Santé, les addictologues rappellent que « vu du foie, le vin c’est bien de l’alcool », et que 50 000 morts par an – au moins – sont attribués à l’alcool en France.

Le « binge drinking » des jeunes gens, pour spectaculaire et inquiétant qu’il puisse être, n’est pas le principal « fléau » lié à la consommation d’alcool, et les risques hépatiques, cérébraux, cardiovasculaires ne frappent évidemment pas que des jeunes.

Rappelons donc à leur suite que l’on sait bien que vin, bière et alcools forts contiennent le même unique principe actif, l’éthanol, et que ce fait est connu depuis la découverte de cette molécule par Lavoisier. Seule change sa concentration, d’ailleurs en moyenne deux fois moins forte dans la bière que dans le vin.

Mais tout cela est su et connu depuis bien longtemps : au XIXe siècle, après les travaux de médecins comme Magnan ou Legrain, « l’assommoir » de Zola aurait dû rendre impossible cette défense du vin. Mais à l’époque déjà, les intérêts des viticulteurs étaient en France trop importants, et les discussions sur le « fléau », après une diabolisation de l’absinthe, finirent par aboutir en 1916 à une loi d’interdiction… de l’opium.

Pourquoi donc aujourd’hui encore nier l’évidence au point d’oublier un siècle de travaux sur l’alcool et l’alcoolisme ?

Pour les producteurs, il s’agit d’éviter que leur produit soit assimilé à une « drogue », à un fléau comme l’évoque le Président de la République, et d’essayer de faire du vin un emblème culturel national, un produit de plaisir associé à la fête et à la convivialité. Or, toute approche clinique sérieuse des addictions dans leur ensemble, démontre que, s’il est des substances ou des conduites plus addictives que d’autres, aucune ne peut être sans risque.

Comme pour le vin, il a été difficile de faire admettre que le jeu d’argent puisse être à l’origine d’une addiction souvent dramatique : le jeu devrait être associé à la légèreté, aux loisirs, au rêve, et non à la maladie, à la dépression, à la ruine et au suicide. Nous avons mis des années pour que le jeu excessif soit enfin considéré comme un problème sanitaire, et, comme pour le vin, il nous faut le rappeler sans cesse. Le projet de privatisation de la Française des jeux et les déclarations lénifiantes de sa directrice marquent un retour en arrière, au temps où l’addiction au jeu n’était pas censée exister.

« Il ne faut pas emmerder les Français », dit l’actuel Président de la République, reprenant la formule de Pompidou. Pas besoin de trop de règlements, ni de trop de régulations et laissons faire les uns et les autres, et notamment les marchands. La régulation est un cauchemar pour les marchands, qui rêvent d’un marché totalement libre, qui se régulerait tout seul, selon ses fameuses lois, promues au rang des lois divines ou des lois de la physique. C’est bien cette idéologie du marché qui transforme chaque citoyen – chaque cible pour les marchands – en clients sommés à la fois de consommer le plus possible, sans entraves et sans tabous, et de savoir se contrôler et trouver seul ses limites. Or nous savons combien, pour parvenir à la modération avec des produits possiblement addictogènes, nous avons besoin d’un environnement favorable qui ne considère pas que ces produits soient des « marchandises comme les autres ». L’alcool, le tabac, les médicaments et autres substances psychoactives, mais aussi le jeu d’argent et le sexe ne sont pas des « marchandises comme les autres ». Tout comme il existe, fort heureusement, des régulations pour diverses marchandises à risques, de l’énergie aux pesticides, en passant par les armes.

Il faut le redire, la plupart des objets d’addiction sont des « pharmaka  (le pluriel de pharmakon) à la fois remède, poison, et bouc émissaire », possiblement source de plaisir, voire médicaments bénéfiques, et « en même temps », de possibles poisons mortels.

Le vin est indéniablement une drogue très dangereuse, que notre culture permet à une majorité de citoyens d’utiliser de façon modérée ou festive.

Le jeu d’argent et de hasard est un passe-temps innocent pour une large majorité, mais il devient une véritable drogue pour ceux qui tombent dans une pratique addictive.

Après le jeu d’argent, l’OMS s’apprête à classer comme maladie l’addiction aux jeux en réseau sur Internet. Pourtant le jeu vidéo, loisir principal de notre civilisation, présente quantité d’avantages et de qualités… Sauf pour les quelques-uns qui en font un usage addictif.

Les temps ont changé depuis Pompidou, les intervenants en addictologie, en général plus habitués à dénoncer les excès de répression en matière de drogues illicites, se retrouvent à défendre des positions qui pourraient paraître liberticides. Le propos n’est pas de demander plus de prohibition ou de mesures sécuritaires, mais de ne pas, sous prétexte de liberté, continuer à déréguler certaines mesures comme la Loi Evin qui en matière d’addiction avait permis de belles avancées. Ne pas progressivement glisser d’un modèle contrôlé à un modèle libéral qui laisse les aspects sanitaires et sociaux au second plan, où une fois de plus la prévention et l’intervention précoce passeraient à la trappe.

Pour y voir clair, il faut cesser de croire à la réalité de la « ligne Maginot » qui sépare, avec une certaine mauvaise foi, les « drogues » d’un côté et de l’autre des marchandises qui ne seraient pas des « drogues » (c’est l’effet pervers de la diabolisation des substances illicites, d’innocenter a priori les autres produits). C’est autant la nature du produit que la régulation de son offre et de son usage qui permettent de définir sa dangerosité.

Pour chaque produit à risque, il faudrait une régulation adaptée et des informations suffisamment justes et précises pour réduire les risques liés à leur usage et, bien sûr, ne pas laisser aux marchands la responsabilité de cette régulation et de l’information. La crise actuelle des opiacés aux États-Unis est un « bon » exemple de  dérégulation par le marché et le système de soins, à l’origine d’une véritable épidémie de morts par overdose difficile à enrayer. Une légalisation contrôlée du cannabis, par exemple, pourrait facilement faire consensus dans le monde des addictologues, mais à condition de ne pas être sauvage et ultralibérale. En revanche, des projets comme la privatisation, même partielle, de la Française des Jeux ou le détricotage de la loi Evin, nous font craindre que le vent libéral entraîne des formes de déréglementation mal contrôlée, sans autorités de régulation : cela pourrait transformer le jeu d’argent en drogue presque aussi dangereuse que le vin.

[pétition] Cannabis : L’amende ne changera rien, il faut réguler d’urgence !

NORML France (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France) vient de lancer une pétition interpellant le président Macron afin que la question de la dépénalisation du cannabis en France soit posée.

NORML France est une association à but non lucratif, ouverte aux citoyens, aux professionnels et aux associations qui souhaitent une réforme des lois sur le chanvre (Cannabis sativa L.) et les autres stupéfiants, dans l’objectif de développer une politique rationnelle, juste et efficace en matière de lutte contre les abus de substances et les addictions.

Signer la pétition :

https://www.change.org/p/cannabis-monsieur-le-président-nous-ne-voulons-pas-payer-d-amende-nous-voulons-une-régulation

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Tableau des durées de positivité

Tableau_duree_positiviteDrogues Info Service propose un tableau présentant les durées de détection des principales substances psychoactives.

Ce tableau offre un panorama des durées moyennes de détection et des seuils retenus par la communauté scientifique pour les principales drogues et les traitements de substitution. Les durées de positivité indiquées ne sont que des indications permettant d’avoir des repères. Il n’existe aucun moyen de connaître précisément la durée de positivité d’une drogue car de nombreux facteurs peuvent la faire varier.

Pour en savoir plus, consultez le Tableau des durées de positivité

Recrutement stagiaire psychologue Master 2 – 2018-2019

L’hôpital Marmottan recrute pour l’année universitaire 2018-2019 un/e stagiaire psychologue, niveau Master 2.

Pour postuler, envoyer CV + Lettre de motivation à l’attention de Elizabeth Rossé, par mail : secretariat.marmottan@ch-maison-blanche.fr ou par courrier à Hôpital Marmottan, Elizabeth Rossé, 17 rue d’armaillé, 75017 Paris.

Dead-line : 29 avril 2018

Le jeu n’est pas une marchandise comme les autres !

L’équipe du Centre Marmottan tient à faire part de son inquiétude devant le projet de privatisation de la Française Des Jeux, ainsi que devant les déclarations de Mme Stephane Pallez, qui semble tenir pour négligeables les risques d’abus et d’addiction aux jeux d’argent.

Du fait de la demande de patients en souffrance, Marmottan a commencé à recevoir des joueurs dépendants depuis 1998, dans le cadre de la consultation d’addictologie. Il a fallu de longues années pour que cette pratique s’étende à presque tous les Centres de Soin, d’Accueil et de Prévention des Addictions, et que ce problème ait un début de reconnaissance officielle : ce fut la création du COJER en 2006, ainsi que l’interdiction de la vente de jeux aux mineurs. L’expertise INSERM de 2008 sur le jeu excessif formula nombre de recommandations, et lors de l’adoption de la loi de 2010, libéralisant certains jeux en ligne (le poker, les pronostics hippiques, et les pronostics sportifs), la nécessité d’une régulation puissante et efficace s’imposa, avec la création de l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne. Il s’agit en effet de respecter les objectifs de cette loi, qui sont avant tout de protéger les mineurs, et de lutter contre l’addiction.

Or, si contrôlée que fût cette libéralisation partielle, force est de constater que les pratiques de jeu d’argent se sont depuis intensifiées en France : les dépenses de jeu d’argent sont passées de 168 euros par an et par habitant en 2009 à 193 euros en 2016, la part des paris sportifs augmentant de façon régulière (Observatoire des Jeux, décembre 2017). En matière d’addiction, la vigilance est plus que jamais de mise.

Se réjouir, sans nuances, d’une augmentation du chiffre d’affaires de la FDJ (6% en un an), sans même évoquer les risques d’abus ou d’addictions, marque une rupture avec le discours tenu par la FDJ depuis 2006, (qui avait permis notamment de réduire l’impact du Rapido) et relève d’une approche strictement économique et comptable, et d’un déni de la responsabilité sociale de l’entreprise.

Nous avons l’impression de revenir à une époque, pas si lointaine, où une majorité d’opérateurs niaient purement et simplement l’existence des dommages individuels et collectifs liés à l’abus et à l’addiction au jeu.

Rappelons donc que les jeux de grattage peuvent donner lieu à abus, que les pronostics sportifs sont potentiellement tout à fait « addictogènes », et bien sûr que les pertes de contrôle se traduisent par des ruines, du surendettement, de la dépression, des divorces, des suicides…

Si l’on admet volontiers qu’une majorité de joueurs est capable de contrôle, et utilise le jeu comme simple divertissement sans grandes conséquences, il n’est pas admissible de nier les souffrances de tous ceux qui peuvent relever de nos consultations, et qui représentent déjà 10 % de notre patientèle, aux côtés des toxicomanes, alcooliques, ou addicts au sexe.

Toujours selon l’Observatoire des Jeux, les joueurs excessifs représentent 0,5% de la population, auxquels s’ajoutent 2,2% de joueurs « à problèmes » ou « à risque modéré : il s’agit bien d’une problématique de santé publique.

Le monopole d’État n’est sans doute pas suffisant pour protéger les joueurs/consommateurs. Mais une privatisation, même partielle, même en principe contrôlée, devrait être précédée de la mise en place, souhaitée par la Cour des comptes, de véritables instances de régulation, sur le modèle de l’ARJEL. Or, cette dernière instance, rappelons-le, ne s’occupe que de la part des jeux en ligne, croissante, mais largement minoritaire, et ne pourrait pas, en l’état, avoir la charge de la régulation du jeu en « dur ».

Plus que jamais se fait sentir le besoin d’une véritable autorité, dotée de moyens et de pouvoirs, afin que le modèle de régulation esquissé depuis 2010 puisse s’avérer viable.

Dr. Marc Valleur, psychiatre
Dr. Mario Blaise, psychiatre et chef de service
Irène Codina, psychologue
Dr. Guillaume Hecquet, psychiatre
Elizabeth Rossé, psychologue

[conférence] 23 mars : La rue pour lieu d’asile – projeto Quixote à São Paulo

vendredi 23 mars 2018

de 9h – 9h30 : ouverture Pr. Christian Hoffmann

9h30-10h15 : São Paulo : les enfants et les rues du ventre de la mégapole, Lorenza Biancarelli et Dr. Carlos Parada

10h30-12h30: Clinique de la rue et clinique dans les rues
Présentation du Projeto Quixote, avec le Dr. Auro Danny Lescher, coordinateur
Clinique et crack à ciel ouvert à Paris, Dr. Hervé Garnier (La Terrasse)
Discussion avec Olivier Douville (psychanalyste, anthropologue) et Blandine Destremau (sociologue, EHESS)

UFR d’études psychanalytiques, salle laplanche, 5eme étage, Bat Olympes de Gouges, Place Paul Ricoeur, 75013 Paris

Entrée libre et gratuite.