Pour venir à Marmottan

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Téléphone : 01 56 68 70 30 – Fax : 01 56 68 70 38
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

L’accueil est ouvert au public les :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 11h à 19h
Jeudi : de 12h à 19h
Samedi : de 10h à 14h

Pour les nouveaux patients, nous vous conseillons de prendre rendez-vous auprès du secrétariat au 01 56 68 70 30.

Les soins sont anonymes, volontaires et gratuits, conformément à la loi du 31 décembre 1970.

[Site internet] Joueurs info Service

Le site Joueurs info service s’enrichit de nouvelles vidéo. On peut les découvrir ici :

Mémento : Prise en charge des urgences en contexte addictologique

De l’arrêt cardio-vasculaire aux urgences sociales, du tabac aux opiacés, ce petit guide revient sur les comportements et les gestes à adopter pour répondre efficacement à une situation d’urgence, et donne les éléments à connaître par produit pour éviter les éviter.

Classé par fiches guide a pour vocation d’outiller tous les intervenants et/ou personnes témoin d’une situation problématique, pour favoriser les démarches efficaces, les bonnes pratiques de prise en charge et la réduction des risques.

Il y aborde notamment les situations de crise aigües, les outils comme la Naloxone ou les pratiques motivationnelles et propose l’ensemble des relais et des informations nécessaires pour orienter les personnes en cas d’urgence.

A télécharger sur le site du RESPADD.

Évolution du public des Consultations jeunes consommateurs (2014-2015)

Depuis 2004, les consultations jeunes consommateurs (CJC)  accueillent sur tout le territoire de jeunes usagers de substances psychoactives ou concernés par d’autres addictions ainsi que leurs familles. Ce dispositif, qui vise à aider en quelques séances le jeune à modifier son comportement ou à l’orienter vers un accompagnement plus long, est inscrit dans le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives (2013-2017) coordonné par la MILDECA.

Les principales évolutions présentées par cette analyse reviennent notamment sur la plus grande présence des familles en 2015. Ceci contribue à augmenter la part des mineurs et des demandes de recours au titre du jeu vidéo. En regard, la file active liée au cannabis, largement alimentée par le canal judiciaire (qui reste depuis dix ans le premier vecteur de recrutement du public), diminue. Enfin, cette enquête confirme la difficulté à capter les jeunes qui ont une consommation intensive d’alcool, mais aussi les femmes, dont la part dans le public reste stable entre 2014 et 2015.

[résumé OFDT]

Auteurs : Caroline Protais, Cristina Diaz Gomez, Stanislas Spilka, Ivana Obradovic

télécharger l’article

[article] Addictions sans produit

H135_coverL’équipe de Marmottan vient de publier un article sur les addictions sans drogue dans l’EMC (Encyclopédie Médico Chirurgicale).

Résumé : l’extension du champ des addictions sans produit est presque sans limites et ce fait impose une réflexion sur ces maladies bien particulières, tant au plan épistémologique qu’au plan politique. Le jeu pathologique est, depuis 2013, classé aux côtés de la dépendance à une substance dans la catégorie des addictions du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders . Le clinicien reçoit aussi des demandes de patients pour les addictions au sexe ou aux jeux en réseau sur Internet. Ces trois formes d’addiction sont présentées dans leurs dimensions historique, épidémiologique, clinique, avec les principales comorbidités qui leur sont associées. Les principes de la prise en charge sont communs à l’ensemble de ces pathologies, mais les traitements peuvent différer et doivent être adaptés au cas par cas.

EMC vol 13, n°1, janvier 2016
http://www.em-consulte.com/en/article/1023536

Baclofène, arrêt des TSO en Csapa, prise en charge de la douleur des patients substitués…, nouveau numéro du Flyer

flyer-54Le numéro 60 du Flyer est paru.

On peut y lire l’article du Dr Renaud De Beaurepaire et du Pr Philippe Jaury, sur leur analyse des conséquences de la RTU de baclofène et de l’impact qu’elle a pu avoir sur la prescription de ce médicament au cours des derniers mois. « La RTU est-elle en train d’assassiner le baclofène ? ». Au delà du titre de l’article, il s’agit pour les auteurs de faire des propositions constructives pour que l’entrée des patients dans la RTU soit facilitée et que cela permette l’obtention d’une AMM plus rapidement.

Vous pourrez lire également l’article écrit par deux soignantes du CSAPA de Provins sur l’arrêt des traitements de substitution opiacée.

Ainsi qu’un article des Dr. Philippe Poulain et Dr. Xavier Aknine sur la prise en charge de la douleur pour des patients recevant un Médicament de Substitution Opiacée.

Et une synthèse du Dr. Laurent Karila sur les addictions sexuelles (données épidémiologiques, formes cliniques, conséquences, approche thérapeutique et une bibliographie).

Rapport conjoint EMCDDA-Europol sur une nouvelle substance : la 4,4′-DMAR

En févrieDMARr 2014, l’EMCDDA (Observatoire européen des drogues et des toxicomanies) et Europol ont examiné les informations disponibles sur une nouvelle substance psychoactive, la 4-méthyl-5-(4-méthyl)-4,5-dihydrooxazol-2-amine (communément connue sous l’abréviation de 4,4′-DMAR). Les deux organisations ont conclu que des informations suffisantes ont été accumulées pour mériter la production d’un rapport conjoint sur cette substance tel que stipulé par l’article 5.1 de la décision du Conseil européen.

Télécharger le rapport EMCDDA-Europol sur la 4,4′-DMAR (20 p.)

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L’hôpital Marmottan propose aux personnes ayant des problèmes liés à leur consommation de nouvelles drogues de synthèse une consultation spécialisée : http://www.hopital-marmottan.fr/wordpress/?page_id=165

Répertoire des Nouveaux Produits de Synthèse (NPS) identifiés en France depuis 2000

NPSCette note du 9 octobre 2014 actualise l’inventaire du dispositif SINTES (Système d’identification national des toxiques et des substances) de l’OFDT répertoriant l’ensemble des nouveaux produits de synthèse (NPS) identifiés au moins une fois sur le territoire français.

Au total, 137 NPS ont été identifiés depuis 2000. Vingt-trois nouvelles substances ont été répertoriées entre le 1er janvier et le 1er octobre 2014. Compte tenu du décalage éventuel entre la phase de collecte ou saisie et celle de l’identification, ce total est susceptible d’évoluer.
Les cannabinoïdes de synthèse, les cathinones et les phénéthylamines sont les familles chimiques les plus représentées.
De nouvelles substances comme les arylcyclohexylamines et les arylakylamines apparaissent également.

Télécharger le répertoire des NPS (2 p.)

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A savoir : L’hôpital Marmottan propose aux personnes ayant des problèmes liés à leur consommation de nouveaux produits de synthèse une consultation spécialisée : http://www.hopital-marmottan.fr/wordpress/?page_id=165

Revue de littérature sur l’usage problématique de cannabis

Revue-littérature-cannabisL’objectif de cette revue de la littérature est de fournir un état des lieux des connaissances, des outils et des pratiques mis en œuvre pour favoriser la prise en charge de l’usage problématique de cannabis au niveau des soins primaires, en France et à l’étranger. Repérer et évaluer l’usage problématique de cannabis au sein de la population jeune constitue un enjeu de santé publique reconnu par l’OMS, compte tenu des conséquences sanitaires et sociales que peut induire cette consommation, en particulier en cas d’expérimentation précoce. Pourtant, les acteurs du soin primaire (médecins généralistes, infirmiers scolaires, etc.), qui sont en première ligne pour percevoir ces troubles addictifs, s’avouent souvent démunis quant aux stratégies à adopter face aux consommateurs à risque. Financée par la Fédération Addiction, la synthèse proposée vise principalement à cibler les outils sur lesquels peuvent s’appuyer les professionnels de santé de premier recours pour guider la prise en charge de l’usage problématique de cannabis. Elle s’accompagne d’un Guide pratique des outils de repérage de l’usage problématique de cannabis, qui offre une aide pratique aux professionnels de santé de première ligne confrontés aux adolescents en situation d’usage de cannabis.

Télécharger le rapport sur le site de l’OFDT

Evolution ou répétition ?

Par Aram Kavciyan

Les addictions en général et la dépendance à des substances psychotropes licites ou illicites en particulier sont caractérisées par une évolution variable qui comporte très fréquemment ce qu’on appelle des rechutes. Aussi il arrive très souvent qu’une même personne effectue au cours de l’évolution de sa dépendance, plusieurs voire de nombreuses cures de sevrage. Que faut-il penser de la multiplicité de ces cures ?

Il convient de comprendre qu’un sevrage n’est pas une simple désintoxication. Il s’agit d’une entreprise très compliquée. L’abandon de conduites de dépendance qui infiltrent toutes les dimensions de l’existence et conditionnent toute la vie intérieure et extérieure de l’individu ne va pas de soi et ne peut le plus souvent se faire rapidement. Le sevrage nécessite de nombreux changements tant intérieurs (physiologiques et psychologiques) qu’extérieurs (de comportement et d’environnement). Il ne suffit pas de démarrer ces changements, faut-il encore qu’ils s’installent profondément ; ce qui nécessite souvent du temps.

Ce processus de changement global de l’individu peut durer plus ou moins longtemps et connaître des aléas. Rien d’étonnant si on songe à la complexité de l’affaire ! Vous étonneriez-vous si un tailleur qui a bien pris toutes vos mesures ne puisse pas vous coudre un costume qui vous aille parfaitement sans essayage ? Plusieurs sont souvent nécessaires. L’artisan ou le bricoleur savent qu’on peut préparer des pièces avec le plus de précision et de soin possibles, il faudra faire des ajustements au moment de l’assemblage.

Le sevrage est beaucoup plus compliqué et difficile que tout ça. Pourtant, le dépendant, son entourage familial et amical, la société dans son ensemble et même parfois les soignants s’interrogent, doutent, se découragent, se fâchent…, s’il ne réussit pas du premier coup. On peut le comprendre parce qu’il y a là de la souffrance, de l’affect.

Chaque sevrage est différent parce que le temps a passé, que des changements évidents ou subtils, extérieurs ou intérieurs se sont opérés entre temps, que la personne et éventuellement ceux qui l’accompagnent sont riches des expériences passées. Le résultat sera donc différent.

Ceci étant, il convient de trouver un juste milieu – variable d’une personne à l’autre, d’une situation à l’autre, d’un moment à l’autre – entre le découragement rapide et l’acharnement qui peut, lui aussi, être tout-à-fait néfaste. Il est parfois souhaitable de répéter la tentative, même à brève échéance. D’autres fois il vaut mieux se poser un peu, reconsidérer la situation, prendre des forces… avant de recommencer. Il peut arriver que la tâche semble irréalisable dans l’état actuel, on peut alors laisser le temps opérer pour changer le contexte.

Au dépendant, de trouver le courage de changer les choses quand c’est possible, la sérénité d’accepter les situations qu’il ne peut changer et la sagesse d’en faire la différence. A son entourage de l’accompagner sans le forcer ou le culpabiliser. Aux soignants d’aider les uns et les autres dans ce cheminement que ce soit dans les phases de transformation, d’adaptation ou de réflexion.