Pour venir à Marmottan

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

Téléphone accueil-consultation d’addictologie : 01 56 68 70 30
Fax : 01 56 68 70 38
☎ En dehors des heures d’ouverture ou pour joindre spécifiquement l’unité d’hospitalisation : 01 56 68 70 24
(En revanche, pour toute demande d’hospitalisation, appelez le 01 56 68 70 30)
Pour joindre spécifiquement la médecine générale : 01 56 68 70 27

Pour organiser au mieux votre première venue, nous vous recommandons de prendre rdv par téléphone.

/!\ Attention, en raison de travaux, il est possible que le téléphone et le mail de Marmottan soient hors-service pendant certaines périodes entre le 8 et le 19 octobre (coupures intempestives à prévoir). Nous vous invitons à renouveler votre appel si jamais cela vous arrive 

Le service d’accueil-consultation d’addictologie est ouvert au public les :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 11h à 19h
Jeudi : de 12h à 19h
Samedi : de 10h à 14h

Les soins sont anonymes, volontaires et gratuits, conformément à la loi du 31 décembre 1970.

Rapport annuel 2017

Télécharger le Rapport activité 2017

En résumé,

L’activité globale :

  • File Active totale : 2008 consultants (dont 841 nouveaux et 159 personnes de l’entourage)
  • 85 357 consultations
  • 458 patients sous TSO (243 BHD -215 Methadone)
  • 80 à 100 patients / jour à l’accueil
  • 326 hospitalisations
  • RDR : 5300 seringues et 4497 pipes à crack distribuées
  • Médecine Générale : 739 patients
  • 1015 demandes documentaires
  • 33 702 visiteurs du site Internet
  • 86 personnes formées

Même si les patients déclarent majoritairement les opiacés (30,8%) comme objet principal d’addiction, les problématiques restent très diverses. Les demandes d’accompagnement pour addiction à la cocaïne et notamment sous sa forme fumée, le crack, sont encore en augmentation.

  • Cocaïne, crack 20,3 %
  • Opiacés (Héroïne, Morphine, Codéine…) 17,6 %
  • Cannabis 17,1 %
  • Traitements de substitution détournés : 13,2 %
  • Jeux d’argent 8,9 %
  • Cybersexe 8,3 %
  • Alcool 7,4 %
  • Jeux vidéo 3,2 %
  • Cathinones, GHB, ketamine… 3 %
  • BZD et autres médicaments psychotropes 1,6 %
  • Ecstasy, amphétamines… 0,9 %

Concernant les problématiques d’addiction, quelques faits ont marqué l’année 2017 :

Chemsex, Cyberaddiction sexuelle et Addiction sexuelle

Des demandes de consultations pour cyberaddiction sexuelle, utilisation excessive des réseaux de rencontres, addictions sexuelles ou prises de produits dans des contextes sexuels (Chemsex) sont de plus en plus associées et viennent questionner les frontières entre addictions avec produits et addictions comportementales. L’usage de nouveaux produits de synthèse (N.P.S. : cathinones, phényléthylamines, etc.), substances stimulantes et hallucinogènes achetées via internet a pris de l’ampleur dans la communauté gay notamment dans des contextes de sex party, et ont tendance à diffuser plus largement au sein de la population. L’utilisation de produits comme la cocaïne ou le GHB dans des contextes sexuels (Chemsex) est aussi courante et motif de consultation.

Le centre Marmottan propose pour les chemsexeurs ou cyberaddict-sexuels des consultations avec une sexothérapeute. Ils peuvent également avoir accès à des consultations avec un psychiatre ou une psychologue et à une hospitalisation rapide si nécessaire.

Passage sous ordonnance des Médicaments contenant de la codéine à partir de juillet 2017

    • Suite à plusieurs overdoses liées à la consommation de codéine chez des adolescents, un arrêté à effet immédiat a inscrit le 12 juillet 2017, tous les médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine sur la liste des médicaments disponibles sur ordonnance. Depuis, il n’est plus possible d’obtenir un médicament à base de codéine ou d’un de ces principes actifs sans prescription médicale. De même la vente de ces médicaments sur les sites Internet des pharmacies n’est plus possible.
    • Cette décision rapide, pendant l’été, a entraîné un nombre conséquent d’appels et de demandes de consultations. En 2017, une quarantaine de patients ont consulté spécifiquement pour une utilisation problématique de codéine, médicament utilisé en automédication souvent depuis longtemps. Nous avons selon les situations et les demandes des usagers proposé soit une substitution par Buprénorphine Haut Dosage essentiellement, soit d’accompagner un sevrage en ambulatoire voire en hospitalisation. Dans un ou deux cas seulement, nous avons prescrit de la codéine ou validé une prescription d’un médecin généraliste.

Augmentation des signalements d’intoxication liée à la consommation de cocaïne et de crack – Point d’Information

Une étude du réseau national d’addictovigilance de l’ANSM rapporte une augmentation des signalements et de la gravité des intoxications liées à la consommation de cocaïne et de crack : 6 fois plus en 2016 qu’en 2010. Cette augmentation est majeure entre 2015 et 2016 et semble se maintenir en 2017. Dans les intoxications rapportées, la cocaïne poudre (chlorhydrate) est la substance consommée principalement, devant le « crack » ou « free base » (cocaïne base) et dans une moindre mesure l’association des deux. Les complications les plus fréquentes sont des complications psychiatriques (35 %), cardio-vasculaires (30 %) et neurologiques (27 %). Des complications infectieuses (12 %), des complications touchant le système respiratoire (8 %) et ORL (3 %) sont également rapportées.

http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Augmentation-des-signalements-d-intoxication-liee-a-la-consommation-de-cocaine-et-de-crack-Point-d-Information

[publication] Substances psychoactives, usagers et marchés : les tendances récentes (2016-2017)

Des phénomènes déjà décrits les années précédentes se poursuivent :

  • l’extension des pratiques de chemsex ;
  • le niveau de précarité extrême des usagers sans abri ;
  • une nouvelle porosité entre divers publics susceptible de faciliter la diffusion des usages de produits psychotropes ;
  • la violence toujours accrue dans le champ des trafics ;
  • la poursuite de l’évolution continue de l’offre du cannabis ;
  • un point sur les nouveaux produits de synthèse.

 

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[radio] France Culture « une odeur de poudre »

Dans le cadre de son émission « les pieds sur terre », France culture a dédié plusieurs émissions à l’usage de drogues.

Une odeur de poudre (2/3) : Les consommatrices
Comment et pourquoi on consomme de la C. Deux jeunes femmes racontent.
Réécouter l’émission : https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/une-odeur-de-poudre-23-les-consommatrices

Une odeur de poudre (3/3) : Il n’y a pas que la coke dans la vie
Kétamine, 3MMC, méphédrone, le XXIème siècle carbure avec de nouvelles drogues. Deux consommateurs racontent ce qu’elles ont de nouveau… ou pas.
Réécouter l’émission : https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/une-odeur-de-poudre-33-il-ny-a-pas-que-la-coke-dans-la-vie

[publication] Profils et pratiques des usagers des CAARUD en 2015

Tendances n° 120, OFDT, 6 p.
Octobre 2017

Le n° 120 de Tendances présente les résultats de l’enquête ENa-CAARUD menée en septembre 2015 auprès des usagers de drogues fréquentant ces structures d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques. Il s’agit de la cinquième édition de cette enquête.

L’édition 2015 d’ENa-CAARUD confirme, en premier lieu, la fréquentation croissante des CAARUD par des usagers insérés socialement, avec un niveau de précarité qui reste toutefois bien plus élevé qu’en population générale.
Sur le plan des consommations, la prépondérance des usages de cannabis, d’alcool et d’opiacés, substances qu’au moins sept usagers sur dix ont consommé dans le mois précédant l’enquête, est une constante. Par ailleurs, l’enquête 2015 consacre un focus particulier aux consommations d’alcool montrant qu’un un tiers des usagers interrogés consomme quotidiennement l’équivalent d’au moins 6 verres d’alcool en une seule occasion, et ce tout au long de l’année. Concernant les autres substances consommées, on note la part croissante des usagers de cocaïne qui consomment le produit sous forme basée. Enfin, un volet sur les médicaments conduit en 2015 analyse leur statut toujours ambigu entre « défonce » et traitement. Le sulfate de morphine et la méthadone ont connu une diffusion nette entre 2008 et 2015, tout comme les benzodiazépines. Enfin, un des résultats marquants de cette édition porte sur la stabilisation voire l’inversion de tendance de plusieurs indicateurs qui témoignaient de la diffusion des pratiques de réduction des risques et des dommages (RdRD). C’est le cas du partage de seringue ou de la réutilisation de celle-ci.

Auteurs : Aurélie Lermenier-Jeannet, Agnès Cadet-Taïrou, Sylvain Gautier

Télécharger le Tendances (fichier PDF, 641 Ko)

[publication] Addictions à l’héroïne, à la cocaïne, au cannabis et autres substances illicites

Les Dr. Blaise, Grégoire et Valleur ont rédigé la dernière mise à jour du Traité EMC, consacrée aux produits illicites.

Résumé : Ce qui distingue la toxicomanie d’autres addictions ne relève pas de différences objectives entre les mécanismes de la dépendance ou la pharmacologie des substances en cause. Le contexte légal, qui isole ainsi un groupe de « stupéfiants » interdit, relève de l’histoire et de la culture, plus que de données scientifiques. Mais l’interdit entraîne au niveau des représentations sociales un amalgame entre usage simple, usage problématique, et addiction : contrairement à l’alcool ou au jeu, l’usage de « drogues » est systématiquement perçu comme problématique, sinon comme une maladie, et tout usager tend à être considéré comme un « drogué ». Le praticien ne peut ignorer ce contexte. Cet aspect sera développé dans les premières pages de cet article, revenant sur l’historique des drogues, la définition et les mécanismes de l’addiction. Ensuite, les différents types de produits illicites seront détaillés, car les effets pharmacologiques, les aspects culturels, l’épidémiologie, les modes d’usage, les effets cliniques, l’expérience phénoménologique vécue, ainsi que les complications et les comorbidités sont spécifiques pour chaque type de substances psychoactives. Enfin, la dernière partie de l’article portera sur les traitements et la philosophie de la prise en charge, en particulier la réduction des risques.

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Enquête européenne en ligne sur les drogues

L’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanie) lance une enquête Internet anonyme auprès de la population française. Il s’agit de la première enquête sur les quantités et la fréquence d’utilisation de différentes drogues ainsi que sur les sources d’approvisionnement des usagers.

Le questionnaire, dont la durée de remplissage varie de 10 à 15 minutes, concerne les consommations au cours des 12 derniers mois de cannabis, ecstasy, MDMA, cocaïne en poudre et amphétamines/méthamphétamines. Selon les types de consommations, il aborde ensuite différents aspects liés aux contextes de consommations et à l’achat. Dans le cadre de consommations multiples, le questionnaire ne décline les questions que pour un seul produit, le répondant ayant ensuite la possibilité, s’il le souhaite, de répondre également pour les autres produits consommés. Ce questionnaire inclut également quelques questions d’ordre général concernant la situation du répondant (sexe, année de naissance, situation matrimoniale, niveau d’étude…). La confidentialité de toutes ces données est garantie.

L’analyse des données sera réalisée conjointement par l’EMCDDA et l’OFDT.

Les résultats seront publiés en français et diffusés auprès des professionnels, acteurs de terrain et du grand public au cour de l’année 2017.

Les données ne seront utilisées qu’à des fins de recherche et exclusivement par des organismes publics.

Pour participer vous devez être âgé de 18 ans ou plus et avoir déjà consommé l’une des drogues illicites concernées.

Pour répondre vous devrez simplement cocher les cases correspondant à votre situation.

http://drugusersurvey.limequery.com/index.php/survey/index#

[article] Dopage au travail : les entreprises sortent enfin du déni

Amphétamines, cocktails caféinés, cocaïne… Pour des raisons personnelles ou pour rester performants, certains salariés consomment des substances illicites. Les entreprises sortent enfin du déni et commencent à mettre en place des actions de prévention et d’accompagnement.

Photo d’illustration.
RBFried / iStock

Le dopage en entreprise ? C’est ce postier qui prend 20 à 25 gélules caféinées par jour, l’équivalent de cinq expressos pour chaque dose. Ou ce cadre en open space qui s’envoie une pointe de cocaïne toutes les 45 mn pour rester à son niveau de performance… Un dopage presque invisible en entreprise.

Ces deux exemples sont tirés du quotidien du docteur Michel Hautefeuille, spécialisé sur la question des addictions à l’hôpital Marmottan. Les premiers salariés qu’il a reçus en consultation venaient de La Défense. Désormais tous les secteurs, tous les métiers sont concernés, du coursier au financier, du postier à l’enseignant. « Ce sont soit des salariés déjà addicts et qui viennent travailler, ce qui relève de cas personnels ou individuels, soit des salariés qui sont amenés à augmenter leurs performances à travers des produits pour faire face à ce qui leur est demandé. »

Aujourd’hui, ils ont à leur disposition un éventail varié de dopants : caféine, cocaïne, tranquillisants et amphétamines, ces dernières connaissant un succès croissant, sachant qu’il est relativement aisé de se les procurer sur Internet.

En octobre 2015, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies sur la consommation des substances psycho-actives en milieu professionnel estimait que 9% des salariés consomment du cannabis, 0,8% de la cocaïne et 0,5% de l’ecstasy ou des amphétamines. Avec des différences notoires en fonction du sexe et de la profession.

Ce sont les employés hommes qui consomment le plus de cocaïne (3,6%) et d’ecstasy / amphétamines (2,4%), loin devant les cadres (0,6% dans les deux cas).

Chez les femmes en revanche, ce sont les postes de cadres qui sont les plus impactés (0,6% et 0,3%).

Les niveaux de consommation diffèrent également selon les secteurs. Les substances illicites sont plus consommées dans le secteur des arts et spectacles et celui de l’hébergement et de la restauration.

Une préoccupation croissante des entreprises

Les entreprises prennent aujourd’hui conscience de la situation. En témoigne la forte participation de DRH et directeurs d’unité à la Journée nationale de prévention des conduites addictives en milieux professionnels, organisée le 22 octobre dernier par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). « Jusque-là, le thème de ces journées de réflexion n’attirait que des médecins du travail et des professionnels de la santé », remarque Michel Hautefeuille.

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[étude] Substances illicites ou détournées : les tendances récentes analysées par le dispositif TREND/SINTES

Le numéro 96 de Tendances publié par l’OFDT rassemble les principaux résultats du quatorzième exercice d’observation du dispositif TREND (Tendances récentes et nouvelles drogues) centré sur les usages de drogues illicites et les populations particulièrement consommatrices.
Les auteurs, Agnès Cadet-Taïrou, Michel Gandilhon, Magali Martinez et Thomas Néfau, reviennent sur les tendances émergentes et les éléments marquants de l’année 2013 ainsi que les premiers constats pour 2014.
La précarisation accrue des usagers à l’insertion sociale fragile en période de crise économique, la diversification des modes de diffusion des substances avec le poids croissant d’Internet et de la voie postale et la hausse des teneurs moyennes de différents produits (cannabis, MDMA/ecstasy, héroïne et cocaïne) constituent les principaux points analysés.
Ce numéro de Tendances est complété par la mise en ligne simultanée de 7 synthèses régionales produites par les sites du dispositif TREND à Bordeaux, Lille, Marseille, Metz, Paris, Rennes et Toulouse.

Télécharger l’étude (pdf)