[article] Le Nalscue bientôt rationné ?

Hélène Delaquaize, médiatrice de santé à l’hôpital Marmottan et présidente de SOS Hépatite Ile de France publie dans le numéro 26 de l’Hépatante un article sur les dernières décisions concernant le Nalscue :

L’injection en urgence de naloxone reste le traitement conseillé en cas de surdose d’opioïdes et s’avère généralement efficace lorsqu’elle est administrée à temps. Le principal inconvénient concerne l’accès limité de ce médicament aux services d’urgences hospitalières et de SAMU, qui rendent parfois trop tardive l’injection de naloxone en cas de surdose. Le médicament Nalscue®, disponible en spray nasal constitue un véritable espoir par sa grande facilité d’utilisation et la possibilité d’être mis largement à disposition à l’entourage des personnes usagères de drogues, préalablement formées.

Le prix de 100 Euros, fixé librement par le laboratoire Indivior, préalablement aux négociations de prix vient doucher tous nos espoirs. Avec un tel prix la disponibilité de ce nouvel outil de réduction de risque sera limité et son intérêt donc quasi nul.

Prix et accès aux traitements : la problématique s’intensifie, la mobilisation doit continuer.

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Augmentation des signalements d’intoxication liée à la consommation de cocaïne et de crack – Point d’Information

Une étude du réseau national d’addictovigilance de l’ANSM rapporte une augmentation des signalements et de la gravité des intoxications liées à la consommation de cocaïne et de crack : 6 fois plus en 2016 qu’en 2010. Cette augmentation est majeure entre 2015 et 2016 et semble se maintenir en 2017. Dans les intoxications rapportées, la cocaïne poudre (chlorhydrate) est la substance consommée principalement, devant le « crack » ou « free base » (cocaïne base) et dans une moindre mesure l’association des deux. Les complications les plus fréquentes sont des complications psychiatriques (35 %), cardio-vasculaires (30 %) et neurologiques (27 %). Des complications infectieuses (12 %), des complications touchant le système respiratoire (8 %) et ORL (3 %) sont également rapportées.

http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Augmentation-des-signalements-d-intoxication-liee-a-la-consommation-de-cocaine-et-de-crack-Point-d-Information

Légitime défonce ou plaisir coupable

initialement publié dans
Psychiatrie, Psychanalyse et Sociétés, 2017, vol.6

Résumé

A partir de la notion de « légitime défonce », jeu de mot d’un patient pour exprimer son droit à consommer des substances psychoactives, comme solution pour se protéger d’un monde injuste et absurde, se pose la question de la fonction écologique que l’addiction peut occuper chez un sujet, et notamment en quoi cette notion fait écho aux notions de dette inversée et de légitimité destructrice. Cela est extrêmement fructueux au niveau relationnel, mais aussi pour mieux repérer les freins et les raisons qui empêchent quelqu’un à renoncer à son addiction. C’est aussi dans une optique de réduction des risques savoir accepter les consommations, pour aider l’intéressé à trouver le temps et le chemin pour évoluer sans trop de complications.

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Ciné-débat : « les années sida : regards croisés de soignants par-delà les générations »

Le mardi 16 janvier a eu lieu à l’espace Beaujon un ciné-débat sur le thème « les années sida : regards croisés de soignants par-delà les générations ».

Le film projeté était 120 battements par minutes, réalisé par Robin Campillo, écrit en collaboration avec Philippe Mangeot et produit par Hugues Charbonneau. Nous les remercions particulièrement d’avoir accepté cette projection-débat à titre gracieux. Ce film éclaire de façon quasi documentaire ce que fut l’épidémie du sida et la lutte d’Act Up, tout en développant une fiction sentimentale afin d’individualiser la tragédie.

La jeune génération de soignants des années 80 et 90 a dû s’adapter à une épidémie et a dû créer un nouveau savoir-faire médical et d’accompagnement. Cette période a été « baptisée » ultérieurement les années sida. Cette projection était donc l’occasion pour ceux qui ont milité activement lors de cette période de transmettre leur vécu aux plus jeunes membres de l’équipe soignante et de pouvoir débattre.

Le débat a été notamment mené par le Dr. Dominique Boubilley (médecin généraliste à l’hôpital Marmottan et qui fut l’une des fondatrices de la consultation de médecine générale), Tim Greacen (docteur en psychologie et directeur du laboratoire de recherche de l’Établissement public de santé Maison Blanche), François Berdougo (co-auteur du livre « La fin du sida est-elle possible ? »), et Sylvain Girault (chargé de programmation culturelle à l’espace Beaujon)

Nous tenons à rendre hommage au combat qu’ils ont mené et continuent de mener contre toutes discriminations liées à des pathologies chroniques, et pour un meilleur accès au soin pour la population que nous suivons à Marmottan, ainsi que d’avoir su transmettre à la jeune génération un soin digne de la « haute couture ».

Un immense merci à Hélène Delaquaize, médiatrice de santé à Marmottan et présidente de SOS hépatites Paris, fervente militante de la réduction des risques, qui a contribué à l’organisation de cette soirée.

Groupe de parole « usages et mesusages, réduction des risques »

Nouveau à Marmottan : nous organisons une fois par mois un groupe de parole sur le thème : « usages et mesusages, réduction des risques »

L’idée : parler d’autonomie, de liberté de choisir, ouvrir un espace de parole autour des pratiques de réduction des risques.

Durée : 1H30.
Dates : Le premier vendredi de chaque mois
Horaires : 14H – 15h30.

Note d’information : Nalscue

Note d’information qui précise les structures autorisées à délivrer la spécialité pharmaceutique NALSCUE® 0,9mg/0,1ml, solution.

L’ANSM a délivré une AMM le 28 juillet 2017, passée la date de fin d’effet de l’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) de cohorte et dans l’attente d’une décision relative à la prise en charge de ce médicament au titre de son autorisation de mise sur le marché (AMM).

Cette note précise par ailleurs les modalités de facturation de la spécialité à l’Assurance Maladie pendant cette période.

Télécharger la note :

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2018/01/cir_42881.pdf

[Bibliographie] Addictions et troubles bipolaires

La revue Santé Mentale n° 223 (Décembre 2017) consacre un dossier au thème des addictions et des troubles bipolaires.

Les comorbidités addictives sont très fréquentes chez les patients souffrant de troubles bipolaires. Cette « pathologie duelle » aggrave le pronostic de la maladie et complique beaucoup l’accompagnement thérapeutique. Par ailleurs, le peu de recommandations et d’études sur les prises en charge de ces patients comorbides reste une réelle difficulté pour les soignants. Le travail en binôme des équipes psychiatriques et addictologiques est alors un axe majeur à développer dans les parcours de soin.

La bibliographie du dossier est accessible gratuitement en cliquant ici.

 

[article] Le cannabis dans le monde en 9 graphiques

Légalisé, dépénalisé, prescrit… le cannabis dans le monde en neuf graphiques
Les décodeurs, le Monde.fr, 6 janvier 2018
La drogue consommée depuis des siècles, encore prohibée dans de nombreux pays, a été légalisée le 1er janvier en Californie et le Canada s’apprête à le faire en juillet.
Lire l’article en ligne