Rapports annuels

2015

télécharger le rapport d’activité 2015 (en PDF)

En résumé,

L’activité globale :

  • File Active totale : 2026 consultants (dont 957 nouveaux et 123 personnes de l’entourage)
  • 76 682 consultations
  • 622 patients sous TSO (391 BHD -231Methadone)
  • 80 à 100 patients / jour à l’accueil
  • 347 hospitalisations
  • RDR : 11 250 seringues et 2750 pipes à crack distribuées
  • Médecine Générale : 728 patients
  • 986 demandes documentaires
  • 36 212 visiteurs du site Internet
  • 126 personnes formées

Les patients déclarent majoritairement les opiacés comme objet principal d’addiction (vécu par eux comme problématique principale):

  • Opiacés 17 %
  • Traitements de substitution détournés : 16%
  • Cannabis 16 %
  • Cocaïne, crack 15,5 %
  • Jeux d’argent 7,5%
  • Alcool 8 %
  • Cybersexe 7 %
  • Jeux vidéo 3 %
  • BZD et autres médicaments psychotropes 1 %
  • Ecstasy, ketamine, cathinones etc… 1 %
  • Autres 5%
  • Non renseignés 3 %

En 2015, comme les années précédentes, les problématiques d’addiction continuent de se diversifier.

Même si la dépendance aux opiacés reste la problématique principale pour plus d’un tiers des patients du centre, les problématiques liées à la consommation de cannabis, de cocaïne et notamment de crack sont importantes, et le Centre Médical Marmottan a su répondre à un certain nombre de demandes nouvelles qui lui été adressées.

Ce fut le cas, depuis quelques années maintenant, des addictions sans substance. Bien que regroupées sous le même intitulé, ces diverses problématiques concernent des populations distinctes et ayant des caractéristiques propres : les joueurs de jeux vidéo très majoritairement des hommes jeunes qui sont ou ont été en décrochage scolaire. Les joueurs d’argent plus âgés, en majorité des hommes, mais 20 % de femmes, plus socialement insérés, souvent en couple. Les cyberdépendants sexuels, tous sont des hommes, généralement entre 30 et 50 ans, qui ont comme motif principal de consultation une dépendance aux sites pornographiques sur internet avec masturbation excessive.

En matière d’évolution des pratiques, depuis quelques années viennent en consultation des usagers de nouveaux produits de synthèse (N.P.S. : cathinones, phényléthylamines, etc) substances stimulantes et hallucinogènes, achetées via internet. Ce phénomène émergeant a pris de l’ampleur dans la communauté gay essentiellement : ces drogues sont consommées en intra veineuse (pratique appelée « slam »), dans des contextes de sex party. Son ampleur et ses implications ne sont pas encore clairement estimables, mais commencent à apparaître des cas de décès par overdose qui inquiètent grandement la communauté.

Ce type d’addiction et d’usage entraîne souvent des prises de risques majeurs (sexuels, échanges de seringues…) pour une population parfois peu habituée à ces pratiques. Les consommations souvent massives peuvent aussi conduire à des décompensations psychiatriques et somatiques qui nécessitent une prise en charge rapide et spécialisée. Le centre Marmottan propose pour les usagers de NPS une consultation sur rendez-vous et la possibilité d’hospitalisation rapide.

2015

télécharger le rapport d’activité 2015 (en PDF)

2014

Téléchargez le Rapport d’Activité 2014

2013

Télécharger le Rapport d’Activité du Centre médical Marmottan – 2013

2012

Télécharger le rapport annuel 2012

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *