Prochains groupes de parole « entourage de joueurs de jeux vidéo »

Le prochain groupe de parole « entourage de joueurs de jeux vidéo » aura lieu le :

mercredi 3 février, à 17h

à l’hôpital Marmottan, 17 rue d’armaillé, 75017 Paris.

Toute personne concernée par l’utilisation problématique des jeux vidéo d’un de ses proches (enfant, conjoint, ami…) peut participer.

L’objectif est de partager et d’échanger ses expériences, d’obtenir des informations et du soutien, mais sans entrer dans l’individualité des prises en charge.

Ces réunions sont anonymes et gratuites.

Inscription auprès du secrétariat de Marmottan : 01 56 68 70 30.

[article] Quels facteurs de vulnérabilité au jeu excessif ?

CP publication scientifiqueCommuniqué – 7 octobre 2015

D’après Blaszczynski et Nower (Revue Addictions 97 :487-499, 2002), il existe trois types de joueurs pathologiques, identifiés selon un modèle « évolutif » :

  • les joueurs « conditionnés », ayant souvent connu des problèmes de jeux dans leur famille ;
  • les joueurs « vulnérables émotionnellement », qui se caractérisent par un comportement dépressif et anxieux ;
  • et les joueurs « antisociaux impulsifs », qui présentent en plus des comportements antisociaux et/ou impulsifs.

Afin de valider la pertinence de ces groupes, une étude portant sur 372 joueurs pathologiques (cohorte JEU de cas témoins suivis sur 5 ans) a été menée par des équipes du Centre Médical Marmottan – GPS Perray-Vaucluse, du CHU de Nantes, de l’Université Paris-Ouest Nanterre la Défense, de l’Hôpital Louis Mourier de Colombes (AP-HP), du CH Sainte-Anne et de l’Hôpital Universitaire Sainte-Marguerite de Marseille. Les joueurs pathologiques ont été classés en groupes correspondant à ceux pré-cités, et soumis à des entretiens cliniques structurés portant sur différents critères : habitudes de jeux, caractéristiques socio-démographiques, croyances et attitudes face au jeu, profil psychopathologique, troubles l’attention, etc.

Une classification de joueurs excessifs pertinente mais à explorer

Les résultats de cette étude tendent à montrer que les caractéristiques et les pratiques des trois groupes de joueurs varient. Si les résultats de l’étude semblent valider l’existence des groupes définis par Blaszczynski et Nower, il apparaît que les groupes de joueurs « vulnérables émotionnellement » et « antisociaux impulsifs » présentent des caractéristiques différentes. A l’opposé, le groupe des joueurs « conditionnés » se situe entre les deux autres et peut difficilement être isolé.

Des pratiques de jeux différentes, influencées par les voies d’entrée dans le jeu

Concernant les pratiques de jeux, on note ainsi que les joueurs « antisociaux impulsifs » préfèrent les jeux reposant en partie sur des compétences (jeux de courses, paris sportifs), tandis que les joueurs « vulnérables émotionnellement » sont significativement attirés par les jeux de hasard (bandit manchot, jeux de grattage). Les joueurs « conditionnés » se situent entre les deux autres groupes et pratiquent pour la moitié d’entre eux les jeux de hasard et pour l’autre moitié les jeux reposant en partie sur des compétences ou des jeux de stratégie.

Deux grandes fonctions psychologiques de l’addiction au jeu

Les auteurs de l’étude proposent une présentation dimensionnelle de cette classification, entre impulsivité et automédication. D’un côté, les joueurs impulsifs, dont le profil ressemble à celui des toxicomanes, préfèrent le poker et les paris sportifs ; de l’autre, des personnes déprimées, anxieuses, jouent dans une optique d’automédication et préfèrent les jeux de hasard purs. Le groupe des joueurs conditionnés serait simplement un groupe intermédiaire.

Cette classification se rapproche d’autres modèles définis dans le domaine des addictions, notamment à l’alcool. L’impulsivité, l’automédication et le conditionnement peuvent être des facteurs décisifs dans toutes les formes d’addiction, avec ou sans substance. D’autres études pourraient permettre d’explorer davantage cette interprétation « fonctionnelle » des voies d’entrée dans les addictions.

Retrouvez l’intégralité de la recherche dans l’article publié dans Journal of Gambling Studies (en anglais, accès payant) :

« Towards a Validation of the Three Pathways Model of Pathological Gambling »

 

Colloque « Jeux vidéo : des pratiques actuelles aux usages problématiques » 11 mars 2016, Paris

logodef2_blancJournée d’étude de la Guilde

Deuxième instance

Jeux vidéo : des pratiques actuelles aux usages problématiques

vendredi 11 mars 2016

Auditorium de l’Hôpital Européen Georges Pompidou

20 rue Leblanc, Paris 15ème

Programme

9h : Présentation de la Guilde

9h15 : La rétention des joueurs dans les jeux vidéo

Thibault Allart, mathématicien chez Ubisoft et Guillaume Levieux, maître de conférences au CNAM
Modération : Céline Bonnaire, psychologue, Csapa Pierre Nicole, Paris (75)

10h00 : Approche neurobiologique, l’effet des jeux vidéo sur le cerveau

Dr. Stéphane Mouchabac, psychiatre, Hôpital Saint-Antoine, Paris (75)
Modération : Dr. Mario Blaise, psychiatre, Centre Médical Marmottan, Paris (75)

10h45 : pause café

11h15 : La condition sociale des joueurs de jeux vidéo

Raphaël Koster, sociologue
Modération : Thomas Gaon, psychologue, Csapa Le Littoral, Villeneuve Saint Georges (94)

12h00-14h : déjeuner

14h00 : Panorama et cartographie des pratiques des jeux vidéo en France
(Enquêtes Ludespace et PELLEAS)

Dr. Olivier Phan, psychiatre, Pierre Nicole, Paris (75)
Manuel Boutet, Maître de conférences en sociologie, Université de Nice (06)
Samuel Coavoux, Doctorant en sociologie, ENS Lyon (69)
Modération : Pierre Taquet, psychologue, Csapa CH Carvin (62)

14h30 : Clinique du joueur de jeu vidéo (table ronde)

Céline Bonnaire, psychologue, Csapa Pierre Nicole, Paris (75)
Thomas Gaon, psychologue, Csapa Le Littoral, Villeneuve Saint Georges (94)
Lucia Romo, psychologue, CH Sainte Anne, Paris (75)
Elizabeth Rossé, psychologue, Centre Médical Marmottan, Paris (75)
Pierre Taquet, psychologue, Csapa CH Carvin (62)

16h30 : Synthèse de la journée

Dr. Marc Valleur, psychiatre, Centre Médical Marmottan, Paris (75)

Programme sous réserve de modifications

Inscription

Deux voies, selon que vous souhaitez ou non l’agrément DPC :

  1. Pré-inscription au tarif « normal » (formation continue, inscription individuelle, étudiant)

En ligne uniquement : https://docs.google.com/forms/d/1OD9_Ja53bMCmr-E2btBpM9v7VNxLiU2HZAlLU7q1PAc/viewform

Auprès de l’Association Sert-Marmottan, n° de déclaration d’activité 11 75 49568 75

Suite à votre pré-inscription, vous recevrez une convention-facture au mail que vous aurez indiqué, sous une dizaine de jours.

Attention, votre inscription ne sera effective qu’à réception de votre règlement.

Contact : reseau.laguilde@gmail.com

2. Pré-inscription tarif DPC (Développement Professionnel Continu)

Formulaire papier à télécharger, remplir et à renvoyer par courrier à l’IREMA, 10 bd de Strasbourg, 75010 Paris : Bulletin d’inscription DPC

Soutenu_par_Q1sert marmottanirema

Livret : C mon traitement (traitement hépatite C.)

hépatite c« Un traitement pour tous, une guérison pour chacun et une protection universelle ! »

SOS Hépatites vient d’éditer un livret sur les traitements contre l’Hépatite C. Vous y trouverez des informations sur ces traitements, comment les prendre, et les combinaisons.

Retrouvez-le en ligne : http://fr.slideshare.net/soshepatites/livret-c-mon-traitement

Pour plus d’informations, vous pouvez aller sur le site de SOS hépatites fédération ou appeler le numéro vert 0800 004 372

Baclofène, arrêt des TSO en Csapa, prise en charge de la douleur des patients substitués…, nouveau numéro du Flyer

flyer-54Le numéro 60 du Flyer est paru.

On peut y lire l’article du Dr Renaud De Beaurepaire et du Pr Philippe Jaury, sur leur analyse des conséquences de la RTU de baclofène et de l’impact qu’elle a pu avoir sur la prescription de ce médicament au cours des derniers mois. « La RTU est-elle en train d’assassiner le baclofène ? ». Au delà du titre de l’article, il s’agit pour les auteurs de faire des propositions constructives pour que l’entrée des patients dans la RTU soit facilitée et que cela permette l’obtention d’une AMM plus rapidement.

Vous pourrez lire également l’article écrit par deux soignantes du CSAPA de Provins sur l’arrêt des traitements de substitution opiacée.

Ainsi qu’un article des Dr. Philippe Poulain et Dr. Xavier Aknine sur la prise en charge de la douleur pour des patients recevant un Médicament de Substitution Opiacée.

Et une synthèse du Dr. Laurent Karila sur les addictions sexuelles (données épidémiologiques, formes cliniques, conséquences, approche thérapeutique et une bibliographie).

Les « TROD » arrivent à Marmottan

A Marmottan, on peut désormais faire un TROD Hépatite C et/ou VIH.

Mais le TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostic) qu’est-ce que c’est ?

En faisant ce test, on peut savoir si on a été en contact avec le virus de l’Hépatite C sans faire obligatoirement une prise de sang. Juste une goutte de sang prélevée au bout du doigt et vous pouvez savoir si avez rencontré ou pas le virus de l’hépatite C et ceci, en quelques minutes. Même chose pour le virus du sida.

Savoir si on est contaminé :

– C’est savoir si on doit surveiller son état de santé

– C’est aussi savoir si on peut accéder aux nouveaux traitements, plus efficaces et plus faciles à supporter que les anciens.

N’hésitez pas à demander des renseignements à l’Accueil, en Médecine générale ou pendant votre hospitalisation ou à demander à faire le test.

Plus d’information sur les TROD et le sida

7 décembre 2015 : La légalisation des drogues : inévitable, utopique ou dangereuse ?

Journée d’étude le lundi 7 décembre 2015

Bulletin d’inscription à nous retourner : télécharger le bulletin d’inscription 2015

L’ensemble du problème posé à notre société par les drogues est régi par la loi du 31 décembre 1970. S’il est bien une chose qu’en 45 années d’existence cette loi a réussi à faire, c’est l’unanimité contre elle !

Tout le monde s’accorde sur le fait que le tout répressif est une réponse mauvaise et inadaptée dans le meilleur des cas ; perverse et pourvoyeuse de violence dans le pire.

Au delà de ce constat, une autre particularité de la situation française est la pauvreté des discours sur ce thème, discours rabâchés qui semblent aussi vieux que la loi elle-même. La justification à ne rien changer s’articule autour de deux leitmotivs : prôner une modification du statut des drogues serait d’une part, une preuve de laxisme et un signe d’encouragement à la consommation, d’autre part impossible du fait de la non préparation de l’opinion public à un tel changement.

Malgré tout, un changement du statut des drogues semble la seule issue possible pour revoir de fond en comble la façon dont notre société gère cette problématique. De plus en plus d’États ont légiféré ou étudient des pistes allant dans ce sens. Il serait bon que la France participe à cette évolution.

Programme :

9h30 – Accueil des participants

10h00 – 11h30 – Jean-Jacques Yvorell, docteur en histoire et enseignant à l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ)

11h30-13h00 – Dr. Xavier Laqueille, Chef du service d’addictologie de l’hôpital Sainte-Anne

14h00-15h30 – Dr. Michel Hautefeuille, psychiatre, Centre médical Marmottan

15h30-17h00 – Yann Bisiou, maître de conférences. Docteur en droit privé et science criminelle – Université Paul Valéry – Montpellier III.

20 idées fausses sur la réduction des risques

greaPour tous ceux qui pensent encore que la Réduction Des Risques favorise l’accès au matériel d’injection et donc la consommation elle-même, qu’elle maintient les toxicomanes dans la drogue, que c’est une politique laxiste et fataliste, qu’elle donne un message incohérent à la jeunesse, qu’elle met en danger la sécurité publique, qu’elle facilite la vie des toxicomanes et leur permet de ne pas travailler ou bien que c’est une incitation à se piquer, le GREA (Suisse) a publié un flyer intitulé « 20 idées fausses sur la Réduction Des Risques ».

On peut les retrouver ici : http://www.grea.ch/divers/RDR/20_idees.html