Pour venir à Marmottan

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Téléphone : 01 56 68 70 30 – Fax : 01 56 68 70 38
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

L’accueil est ouvert au public les :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 11h à 19h
Jeudi : de 12h à 19h
Samedi : de 10h à 14h

Pour les nouveaux patients, nous vous conseillons de prendre rendez-vous auprès du secrétariat au 01 56 68 70 30.

Les soins sont anonymes, volontaires et gratuits, conformément à la loi du 31 décembre 1970.

Festival de cinéma « Addiction à l’oeuvre »

La société de programmation dfilms lance son 1er cycle de séances du 28 novembre au 7 décembre 2014. En partenariat avec la Fédération Addiction et SOS Addictions, le festival « Addiction à l’oeuvre » propose la construction d’une histoire de cinéma autour du thème des addictions.

Projections, mais aussi conférences, publications, exposition d’art viendront nourrir ce projet pluridisciplinaire, qui se déroulera en 5 parties jusqu’à 2019.

Une soirée inaugurera ce préambule le 28 novembre à 20h. Pour assister à cette soirée Dean Martin, avec la projection du film Rio Bravo, il faudra se rendre cinéma Grand Action (Prix d’une séance classique). Pas d’inscription préalable mais nécessité d’arriver tôt pour bénéficier d’une place!

Note sur la dépénalisation de la consommation du cannabis

Disponible sur Internet : http://www.senat.fr/lc/lc238/lc238.pdf
BENBASSA Esther, Sénat, Paris, 2013, 61 p.

Ce document met à jour l’étude de législation comparée LC 99 publiée en janvier 2002, sur la dépénalisation de la consommation du cannabis. Centré sur le régime applicable à la consommation individuelle du cannabis, il se fonde sur les exemples observés dans huit pays, soit sept États d’Europe (Allemagne, Royaume-Uni – Angleterre -, Danemark, Espagne, Pays-Bas, Portugal et Suisse) et un État d’Amérique du Sud, l’Uruguay, qui pourrait prochainement modifier sa législation. Il met en lumière l’état actuel de la législation de chacun de ces États sans approfondir les diverses modifications qui ont pu survenir, depuis 2002, pour chacun d’entre eux. Il n’étudie pas les régimes particuliers tels que l’utilisation à des fins thérapeutiques ou les sanctions renforcées telles que celles encourues par les personnes qui fournissent des stupéfiants aux mineurs. [Résumé d’éditeur]

Adoption du plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives

couv-plan-gvtal-drogues-2013-2017_150pxLe 19 septembre 2013, le premier plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives a été adopté lors d’un comité interministériel présidé par le Premier ministre en présence de l’ensemble des ministres concernés.

Le changement d’intitulé de ce plan, qui prend la suite des plans gouvernementaux de lutte contre la drogue et la toxicomanie, traduit la volonté du gouvernement d’élargir la politique à l’ensemble des conduites addictives.

Le plan 2013-2017 repose sur trois grandes priorités

  • Fonder l’action publique sur l’observation, la recherche et l’évaluation : en progressant dans la compréhension des conduites addictives ; en soutenant la recherche sur les nouveaux traitements médicamenteux et les stratégies thérapeutiques innovantes ainsi que les recherches en sciences sociales ; en faisant de la recherche un outil d’aide à la décision.
  • Prendre en compte les populations les plus exposées pour réduire les risques et les dommages sanitaires et sociaux : en empêchant, retardant et limitant les consommations des jeunes ; en améliorant le soin et l’accompagnement des femmes usagères de drogue ; en rapprochant les dispositifs des populations les plus éloignées (que ce soit pour des raisons géographiques ou sociales) ; par la prévention des addictions dans le monde du travail.
  • Renforcer la sécurité, la tranquillité et la santé publiques au niveau national et international  en luttant contre les trafics et contre toutes les formes de délinquance  liées aux consommations de substances psychoactives : en favorisant l’acceptabilité sociale des usagers et des dispositifs de soins et de réduction des risques notamment par les actions de médiation sociale ; en améliorant l’articulation entre les champs judiciaire et  sanitaire ; en luttant contre le trafic au niveau local et international ; en prenant en compte les phénomènes émergents en matière de trafic.

Consulter le plan gouvernemental et le dossier de presse sur le site de la MILDT

Evolution ou répétition ?

Par Aram Kavciyan

Les addictions en général et la dépendance à des substances psychotropes licites ou illicites en particulier sont caractérisées par une évolution variable qui comporte très fréquemment ce qu’on appelle des rechutes. Aussi il arrive très souvent qu’une même personne effectue au cours de l’évolution de sa dépendance, plusieurs voire de nombreuses cures de sevrage. Que faut-il penser de la multiplicité de ces cures ?

Il convient de comprendre qu’un sevrage n’est pas une simple désintoxication. Il s’agit d’une entreprise très compliquée. L’abandon de conduites de dépendance qui infiltrent toutes les dimensions de l’existence et conditionnent toute la vie intérieure et extérieure de l’individu ne va pas de soi et ne peut le plus souvent se faire rapidement. Le sevrage nécessite de nombreux changements tant intérieurs (physiologiques et psychologiques) qu’extérieurs (de comportement et d’environnement). Il ne suffit pas de démarrer ces changements, faut-il encore qu’ils s’installent profondément ; ce qui nécessite souvent du temps.

Ce processus de changement global de l’individu peut durer plus ou moins longtemps et connaître des aléas. Rien d’étonnant si on songe à la complexité de l’affaire ! Vous étonneriez-vous si un tailleur qui a bien pris toutes vos mesures ne puisse pas vous coudre un costume qui vous aille parfaitement sans essayage ? Plusieurs sont souvent nécessaires. L’artisan ou le bricoleur savent qu’on peut préparer des pièces avec le plus de précision et de soin possibles, il faudra faire des ajustements au moment de l’assemblage.

Le sevrage est beaucoup plus compliqué et difficile que tout ça. Pourtant, le dépendant, son entourage familial et amical, la société dans son ensemble et même parfois les soignants s’interrogent, doutent, se découragent, se fâchent…, s’il ne réussit pas du premier coup. On peut le comprendre parce qu’il y a là de la souffrance, de l’affect.

Chaque sevrage est différent parce que le temps a passé, que des changements évidents ou subtils, extérieurs ou intérieurs se sont opérés entre temps, que la personne et éventuellement ceux qui l’accompagnent sont riches des expériences passées. Le résultat sera donc différent.

Ceci étant, il convient de trouver un juste milieu – variable d’une personne à l’autre, d’une situation à l’autre, d’un moment à l’autre – entre le découragement rapide et l’acharnement qui peut, lui aussi, être tout-à-fait néfaste. Il est parfois souhaitable de répéter la tentative, même à brève échéance. D’autres fois il vaut mieux se poser un peu, reconsidérer la situation, prendre des forces… avant de recommencer. Il peut arriver que la tâche semble irréalisable dans l’état actuel, on peut alors laisser le temps opérer pour changer le contexte.

Au dépendant, de trouver le courage de changer les choses quand c’est possible, la sérénité d’accepter les situations qu’il ne peut changer et la sagesse d’en faire la différence. A son entourage de l’accompagner sans le forcer ou le culpabiliser. Aux soignants d’aider les uns et les autres dans ce cheminement que ce soit dans les phases de transformation, d’adaptation ou de réflexion.