Loi de santé et RdR : Renforcer la Réduction des Risques liés à la consommation de substances psychoactives

plaidoyerD’ ici quelques semaines la loi santé va être votée.

Inégalités sociales et territoriales de santé, parcours de soin, décloisonnement des pratiques, renforcement du préventif sur le curatif, adaptation de l’offre aux besoins, transdisciplinarité, aller vers… Les grands enjeux de la Loi de Santé croisent ceux des addictions et de la Réduction des Risques.

Lire le plaidoyer inter-associatif

 

Questionnaire internet sur la perception des drogues par les 19-26 ans

Ce questionnaire est une étude de la perception de l’usage de drogues chez les jeunes adultes de 19 à 26 ans. Cette enquête est complètement anonyme, ce qui signifie que vous n’avez pas besoin d’indiquer votre nom ou toute autre information qui vous semble vous identifier.

Pour participer, rendez-vous ici : http://acunsdrugsurveyfrench.questionpro.com/

Un jeune sur huit addict aux jeux vidéo ? [article]

C’est le chiffre livré par le récent rapport de l’Observatoire des drogues et toxicomanies. Une étude aux conclusions hâtives qui révèle notre rapport irrationnel au concept d’addiction.

Si l’objectif était de faire le « buzz » sur Internet, c’est un succès : le récent rapport publié par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) a ravivé la polémique sur une éventuelle addiction aux jeux vidéo. Un spot de prévention assez maladroit de l’Institut national de la prévention et de l’éducation pour la santé (INPES), portant justement sur les jeux vidéo, a jeté de l’huile sur le feu, suscitant les foudres des industriels du secteur.

Cette enquête a été réalisée auprès de plus de 2 000 élèves – de la classe de quatrième à la première – sur leur usage des écrans. Sans grande surprise, elle souligne la place très importante prise par les écrans et les jeux vidéo dans la vie de ces adolescents. Avec une moyenne de 11 écrans par domicile, 84 pour cent des sujets possèdent une console de jeux, et 74 pour cent une tablette. Le temps passé devant ces écrans dépasserait « souvent » cinq à six heures par jour, le jeu vidéo étant l’une des activités les plus prisées (pratiquée au moins une fois par semaine par 92 pour cent des garçons et 78 pour cent des filles au lycée).

(« Point de vue » écrit par Marc Valleur)

Suite en accès payant : http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-un-jeune-sur-huit-addict-aux-jeux-video-33989.php

Ou en librairie dans Cerveau & Psycho, n°68, avril mai 2015

Les nouveaux produits de synthèse en hausse de 11% dans le monde en 2014 (rapport ONU)

VIENNE, 4 mars 2015 (APM) – Les nouvelles substances psychoactives de synthèse sont en progression dans le monde, avec une hausse de 11% des nouveaux produits identifiés en 2014 par rapport en 2013, selon un rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), a indiqué l’Organisation des Nations unies (ONU).

Dans son rapport annuel, l’organe technique indépendant de l’ONU indique que le nombre de nouveaux produits de synthèse (NPS) déclaré par les Etats membres de l’ONU continue à augmenter, avec 388 substances uniques identifiées au 1er octobre 2014, contre 348 en 2013. Ce sont en majorité des cannabinoïdes, des cathinones et des phénéléthylamines, qui représentent ensemble les deux tiers de tous les nouveaux NPS signalés. Ce problème touche particulièrement l’Europe, qui enregistre le plus grand nombre de NPS identifiés pour la première fois en 2014.

L’abus et le trafic de ce type de substances se développent partout dans le monde mais les informations fiables sur ces produits manquent, note l’OICS. Plusieurs mesures importantes ont été prises depuis le rapport 2013, avec le lancement du projet Ion visant à aider les autorités nationales à faire en sorte que ces nouvelles substances psychoactives non soumises à contrôle ne parviennent pas jusqu’aux marchés de consommation.

En France, depuis 2000, un total de 154 NPS a été identifié au moins une fois sur le territoire, avec un nombre d’identifications en constante augmentation entre 2008 et 2013 et un accroissement important à partir de 2011, selon une note d’information du Système d’identification national des toxiques et des substances (Sintes) diffusé mi-février par l’Office français des drogues et des toxicomanies (OFDT). En 2014, 34 substances ont été identifiées pour la première fois (37 en 2013).

L’OICS appelle notamment les Etats membres à soutenir activement l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans son travail d’évaluation scientifique des NPS dans l’objectif de mettre en place un contrôle international.

Dans ce rapport, l’OICS pointe par ailleurs que les trois quarts de la population mondiale (environ 5,5 milliards de personnes) n’ont pas accès ou ont un accès limité aux antalgiques contenant des stupéfiants tels que la codéine ou la morphine et que 92% de la morphine utilisée dans le monde est consommée par seulement 17% de la population mondiale. Il signale que la culture du pavot à opium riche en codéine s’est accrue en 2014 puisque la France est devenue le second pays producteur après l’Australie.

L’organe s’intéresse également à l’usage du méthylphénidate, médicament utilisé pour divers troubles mentaux et comportementaux, notamment le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et la narcolepsie, relevant un record de consommation en 2013, avec 71,8 tonnes dans le monde

ATTENTION: ecstasy contenant de fortes doses de PMMA !

Alerte d’Eurotox: http://www.eurotox.org/alertes/2014-12-23-22-01-01.html

Alerte de l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISSP) de Belgique : https://www.wiv-isp.be/news/Pages/superman_FR.aspx

Un nouveau type de comprimés d’ecstasy contenant de fortes doses de para-methoxy-N-méthylamphétamine (PMMA) ont été identifiés aux Pays-Bas.

Il s’agit de comprimés rose/orange clair en forme de pentagramme avec comme logo le « S » de Superman, présent sur les deux faces. Ce type de comprimé contient plus de 170mg de PMMA (une dose potentiellement fatale !) ainsi qu’environ 10mg d’amphétamine.

Il serait à l’origine de 4 décès au Royaume-Uni, le mois dernier.

ecstasy supermanLes infos complètes ici:
http://www.eurotox.org/images/stories/d … 20pmma.pdf

Voici d’autres types de comprimés qui circulent avec de la PMMA:

tableau ecsta

Congrès International sur les troubles addictifs

Les 16 et 17 avril 2015, à Nantes, aura lieu le congrès international sur les troubles addictifs, avec un focus les addictions comportementales.

Cliniciens et chercheurs, spécialisés dans le domaine des addictions comportementales, pourront se retrouver pour partager leurs pratiques et exposer leurs travaux de recherche, débattre du concept d’addictions comportementales et présenter les nouveautés en matière de compréhension et de prise en charge des troubles. Plusieurs cliniciens de l’hôpital Marmottan y seront présents.

Ce congrès sera suivi le 18 avril matin par une rencontre entre le grand public, les cliniciens et les chercheurs consacrée aux liens entre la maladie de Parkinson et les addictions comportementales.

Plus d’informations: 

http://www.ifac-addictions.fr/congres-international-troubles-addictifs-2015.html

Une consultation jeunes consommateurs (CJC), c’est quoi ?

Alcool, cannabis, cocaïne, ecstasy, jeux vidéo, tabac… La consommation de votre enfant vous inquiète, il est devenu difficile d’aborder le sujet sans que cela tourne au conflit ? Il existe un lieu pour en parler et faire le point afin d’éviter qu’une consommation évolue en addiction, ce sont les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC).

Animées par des professionnels des addictions et de l’adolescence, les CJC accueillent les jeunes et/ou les parents pour évaluer la situation et proposer si besoin un suivi personnalisé.
Il existe plus de 400 CJC en France. Ces consultations sont anonymes et gratuites.

La CJC à Marmottan.

[@ddict ? Un MOOC collaboratif sur nos usages du numérique

Un MOOC est une formation en ligne ouverte à tous.

Vous pouvez visionner la première conférence sur les usages du numérique. Elle s’est déroulée le vendredi 9 janvier, animée par Didier Acier et Philippe Decan. Les invités sont Marc Valleur et Jean-Luc Vénisse, tous les deux psychiatres. Elle aborde plus particulièrement la question de l’addiction.

Suite :

[étude] Écrans et jeux vidéo à l’adolescence

Quelles sont les pratiques d’écrans susceptibles de poser problème à l’adolescence ? Comment repérer les signes d’un usage problématique de jeux vidéo ? Afin de répondre à ces questions, à l’initiative de la consultation jeunes consommateurs (CJC) du centre Pierre-Nicole de la Croix-Rouge française et en partenariat avec l’OFDT, une recherche a été mise en place, grâce au soutien de l’agence régionale de santé d’Île-de-France et du ministère de la Santé.

Menée auprès de plus de 2 000 élèves de la région parisienne (de la 4e à la 1re) pendant l’année scolaire 2013-2014, l’enquête PELLEAS (Programme d’étude sur les liens et l’impact des écrans sur l’adolescent scolarisé) a exploré les facteurs associés à une pratique problématique d’écrans à l’adolescence (perturbations scolaires et de socialisation), en s’intéressant tout particulièrement aux usagers de jeux vidéo.

Les jeunes ont ainsi été interrogés sur les sept items d’une échelle de repérage précoce de l’usage problématique de jeu vidéo validée pour les adolescents (la Game Addiction Scale, dite échelle de Lemmens), pour déterminer s’il leur était déjà arrivé d’échouer à réduire leur temps de jeu, d’y passer un temps de plus en plus important, de penser toute la journée à un jeu vidéo, de négliger d’autres activités pour pouvoir continuer à jouer, de jouer pour oublier « la vraie vie », d’avoir essuyé des remarques de l’entourage à propos de leur pratique ou de se sentir mal en cas d’impossibilité de jouer. Une minorité de jeunes déclarent plusieurs de ces situations et, au regard des critères de cette échelle, 14 % des joueurs hebdomadaires seraient en situation d’usage problématique de jeu. Compte tenu du caractère régional de l’étude et de ses objectifs (qui n’étaient pas de quantifier le phénomène mais de décrire les profils d’usage problématique), ce chiffre doit être interprété avec prudence.

Il apparaît par ailleurs que les joueurs problématiques identifiés par l’enquête jouent davantage à tous les types de jeux mais beaucoup plus souvent que les autres aux jeux de rôle, de type MMORPG (Massively Multiply Online Role Player Game), et aux jeux de stratégie, tels que les MMORTS (Massively Multiplayer Online Real Time Strategy), qui se jouent souvent en ligne.

Enfin, un certain nombre de facteurs associés à l’usage problématique ont pu être identifiés. Outre le genre (les garçons étant plus exposés que les filles), les circonstances de jeu (jouer seul et/ou en ligne), le fait d’avoir sa propre console de jeux, et de jouer à un grand nombre de jeux s’avèrent positivement liés à l’usage problématique à l’adolescence. Il en va de même pour les adolescents en situation de mal- être ou de « dépressivité », ceux qui ont déjà redoublé ou qui ont des parents eux-mêmes « souvent » ou « très souvent » connectés. D’une façon générale, les profils de joueurs problématiques se retrouvent parmi les adolescents dont l’encadrement parental est faible, par exemple ceux qui déclarent que leurs parents ignorent où ils sont le soir. Les adolescents indiquant qu’ils ne peuvent pas parler facilement à leurs parents, ni trouver du réconfort auprès d’eux sont également plus sujets aux comportements problématiques de jeu.

Télécharger l’étude (pdf)