Lundi 13 mars : journée d’étude Honte et addiction, Secret, mensonge et isolement. Comment en parler et accompagner ?

Réservation : centre.marmottan@ghu-paris.fr

Date : lundi 13 mars (ou lundis suivants)

Titre : Honte et addictions : Secret, mensonge et isolement. Comment en parler et accompagner ?

Salle : Paris 14eme ou Paris 20eme

Intervenants

  • Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, directeur de recherches à l’Université Paris X.
  • Olivier Servais, historien et anthropologue, professeur à l’Université de Louvain en Belgique
  • Emmanuelle Jouet, Directrice du Laboratoire de recherche en santé mentale et en sciences humaines et sociales du GHU Paris
  • Guillaume Hecquet, psychiatre, et Muriel Lascaux, psychologue, Hôpital Marmottan

Argumentaire :

La honte est un sentiment profondément humain dont les expériences vont du structurant jusqu’au traumatique. Vécu intense d’une rupture crainte ou avérée du lien au groupe ; à la communauté, la honte « a la même tonalité que la mort » : elle est indicible et tue.

Ce vécu universel, primordial et néanmoins souterrain, est couramment négligé dans le travail thérapeutique alors qu’il est doublement lié à la problématique addictive, en tant que cause et conséquence. L’addiction veut faire oublier la honte originelle mais au prix d’une conduite honteuse, substitut toxique du lien, celle de l’esclavage au produit ou au comportement avec son cortège d’isolement, de marginalisation, de secret et de dissimulation. Une honte en vaut-elle une autre, peut-on se demander.      

Bien loin d’être spécifique à l’alcoolisme, on retrouve la honte dans toutes les addictions, avec ou sans produit. Elles se renforcent mutuellement empêchant l’accès aux soins, entraînant des ruptures de suivi (honte des échecs, des rechutes par exemple) jusqu’au désespoir de retrouver un lien à son humanité.

Comment travailler avec la honte lors des prises en charge addictologiques ? Comment accueillir et restaurer un lien vital et sain à la communauté humaine ?