Base bibliographique

La bibliothèque médicale de l’hôpital Marmottan rassemble plus de 12 000 documents dédiés aux addictions : produits licites ou illicites, addictions sans drogue. L’ensemble des livres, thèses et revues peuvent être consultés sur place (le prêt est réservé aux professionnels du GHU).

Nous vous accueillons sur rendez-vous du lundi au vendredi, de 13h à 17h.

Prendre contact avec Aurélie Wellenstein et Indiana Loessin :
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En effet, les bibliothèques et centres de documentation des Instituts de formations paramédicales du GHU Paris ont uni leurs forces afin de vous proposer un accès unique et simplifié à l’ensemble des ressources de leur établissement à travers ce nouveau portail « Les bibliothèques du GHU Paris ».

À partir de quatre lieux documentaires installés dans trois sites différents du GHU Paris, en se basant sur des collections présentant des niveaux de spécialisation élevés et destinées à des publics aux besoins documentaires nombreux et variés, Les bibliothèques du GHU Paris prétend rendre plus attractive et accessible l’information diffusée par les bibliothèques et centres de documentation et vous accompagner dans toutes vos recherches de documents. La bibliothèque de Marmottan est naturellement dédiée aux addictions.

163 réflexions sur « Base bibliographique »

  1. Bonjour,

    Je me permets de vous contacter car j’éprouve des difficultés à trouver des ouvrages, articles, données… En lien avec mon sujet de travail de fin d’études. Je suis actuellement en 3e année d’école d’infirmière et mon thème est le suivant : En quoi l’éducation thérapeutique concernant l’alimentation est-elle importante dans le sevrage chez les personnes héroïnomanes ?

    Serait-il possible que vous m’aidiez à trouver des données bibliographiques, épidémiologiques… ??

    Merci d’avance pour votre aide,

    Julie GAGET

    • Bonjour,

      Effectivement, il existe assez peu de littérature sur la question. Surtout, les articles sont pour la plupart en anglais.

      En français, je peux seulement vous proposer un article sur « l’Approche diététique des patients présentant une conduite addictive », mais c’est l’alcool et le tabac qui y sont étudiés. Le texte est paru dans Alcoologie et Addictologie > Tome 27, n°1 (Mars 2005), pp. 53-56

      Ainsi que :
      Etat nutritionnel des toxicomanes aux opiacés avant sevrage. Protocole d’investigation clinico-biologique, J. SIMON ; S. RIPAUX DELPEUCH ; J., Paris : Groupe hospitalier Cochin, service de médecine interne, 1995.

      En anglais :

      Effects of morphine, cocaine, and heroin on nutrition (=Action de la morphine, de la cocaïne et de l’héroïne sur la nutrition), R. R. WATSON ; MOHS M. E., Progress in Clinical and Biological Research, 1990, 325, 413-418

      L’action de ces drogues sur la nutrition entraine des altérations de l’état immunitaire avec diminution de la résistance aux infections (sida…) avec en particulier : 1- Pour la morphine : chez le rat elle diminue la consommation de sel, de liquides et de nourriture si elle est associée à la naloxone ; elle augmente l’absorption des graisses et le taux de cholestérol ; elle modifie le métabolisme du glucose. Chez l’homme, des études restent à mener. 2- Pour l’héroïne : chez le singe macaque, elle modifie la réponse de l’insuline ; chez l’homme, on constate le même phénomène avec augmentation du taux d’hémoglobine glycosylée, ainsi que des désordres rénaux. 3- Pour la cocaïne : chez le rat elle occasionne des désordres nutritionnels ; chez l’homme elle entraine un déséquilibre de la ration alimentaire avec surtout une augmentation de graisses, d’alcool et de café. On observe également des cas de boulimie et d’anorexie.

      Nutritional assessment of drug addicts (Estimation de l’état nutritionnel des toxicomanes), F. SANTOLARIA-FERNANDEZ ; J. L. GOMEZ-SIRVENT ; C. E. GONZALEZ-REIMERS ; J. N. BATISTA-LOPEZ ; J. A. JORGE-HERNANDEZ ; F. RODRIGUEZ-MORENO ; A. MARTINEZ-RIERA ; M. T. HERNANDEZ-GARCIA, Drug and Alcohol Dependence, 1995, 38, 11-18

      Une étude faite sur 140 toxicomanes hospitalisés permet de montrer que la plupart d’entre-eux souffrent de malnutrition (déficit en calories et en protéines). Cette malnutrition est plus importante chez les femmes, suit l’intensité de la toxicomanie et la perturbation des liens familiaux et sociaux. Une pathologie organique aggrave ce statut nutritionnel.

      Nutritional effects of marijuana, heroin, cocaine, and nicotine (Effets de la marijuana, de l’héroïne, de la cocaïne et de la nicotine sur la nutrition), MOHS M. E. ; R. R. WATSON ; T. LEONARD-GREEN, Journal of the American Dietetic Association, 1990, 90, (9), 1261-1267

      La consommation de drogues modifie la prise de nourriture et de boissons, agissant ainsi sur l’équilibre nutritionel et le métabolisme. La marijuana stimule l’appétit; la prise de cocaïne conduit à un déséquilibre de l’alimentation, pouvant aller jusqu’à la boulimie ou l’anorexie. La nicotine diminue le goût pour le sucré. Certains effets de la morphine, étudiés sur l’animal, restent peu connus chez l’homme (hypercholestérolémie, hyperkaliémie, hyperglycémie etc…). L’état physiologique préexistant modifie la sensibilité aux drogues: le diabète, par exemple, diminue la dépendance à la morphine. Des régimes appropriés sont recommandés au cours des traitements de sevrage, mais les études cliniques sont rares.

      Nutritional status and immune function in cocaine and heroin abusers and in methadone treated subjects (Etat nutritionnel et fonction immunitaire chez les héroïnomanes, les cocaïnomanes et les sujets traités à la méthadone), HUGGINS N. D. ; KHALED M. A. ; CORNWELL P. E. ; J. O. ALVAREZ, Research Communications in Substances of Abuse, 1991, 12, 209-215

      On mesure les taux plasmatiques de quelques éléments nutritifs essentiels et les rapports des lymphocytes CD4 / CD8. Les taux de folate et de carotène sont plus bas chez les toxicomanes que dans le groupe témoin. Le taux de vitamine C est plus bas chez les héroïnomanes et les sujets sous méthadone. le taux de vitamine E est à la limite inférieure chez les cocaïnomanes et les sujets sous méthadone. Ces derniers ont aussi un niveau significativement plus élevé de peroxydation des lipides, correspondant aux valeurs observées pour les anti-oxydants. Seul ce groupe sous méthadone a un rapport CD4 / CD8 significativement réduit.

      Eating patterns among heroin users: a qualitative study with implications for nutritional interventions (Les habitudes alimentaires chez les héroïnomanes: une étude qualitative avec des implications pour des interventions nutritionnelles), NEALE J. ; et al., Addiction, Vol.107, n°3 – mars 2012, pp. 635-641.

      Les habitudes alimentaires des usagers d’héroïne sont influencées par des facteurs individuels, sociaux, culturels, économiques et environnementaux. Lors des épisodes de consommation d’héroïne, les participants se nourrissaient de façon rapide, pratique et bon marché, ils mangeaient rarement et avaient peu d’intérêt pour la nourriture. Les habitudes alimentaires ont été souvent améliorées lors de séjours dans les services résidentiels, et après la cessation de l’héroïne. Les ex-consommateurs d’héroïne ont commencé à prendre du plaisir dans la préparation des aliments et du repas.

      Nutrition Education Is Positively Associated with Substance Abuse Treatment Program Outcomes, GRANT L. ; HAUGHTON B. ; SACHAN D. . J Am Diet Assoc. 2004;104:604-610.

      Je prends contact avec vous par mail,

      Bien cordialement,

      AW

  2. Madame,monsieur

    Dans le cadre de la réalisation d’une thèse pour un doctorat pharmaceutique ayant pour intitulé « la bigoréxie ,une pathologie moderne » souhaiterais solliciter votre aide pour de la bibliographie concernant les addictions comportementales récentes et notamment celles liées aux sport qui se développent de plus en plus.
    De même j’aurais souhaitais savoir si des cliniciens consulteraient souvent pour ce type de pathologie et si des réunions avec des patients étaient réalisées en ce sens .
    Dans l’attente de vous lire je vous prie d’agréer monsieur madame l ‘expression de mes sentiments les plus distingués
    Atallah mustapha

    • Bonjour,

      A Marmottan, nous prenons en charge de nombreux patients pour les addictions comportementales, cependant, c’est surtout le jeu d’argent, la pornographie et les jeux vidéo qui arrivent en tête des demandes de soin. Nous voyons effectivement quelques cas d’addiction au sport chaque année, mais cela reste assez marginal.

      En termes de littérature, vous trouverez cependant pas mal d’éléments intéressants sur le sujet. Si vous souhaitez commencer par des choses plus générales sur l’addiction comportementale, vous pouvez peut-être investir dans ces livres, par ordre de préférence :
      1 – Addictologie Clinique, aux éditions PUF (il y a un chapitre consacré à la bigorexie, écrit par Michel Hautefeuille)
      2 – Les addictions comportementales, aux éditions Mardaga (il y a également un chapitre sur le sport).
      3 – Les addictions sans drogue : prévenir et traiter, aux éditions Masson (là aussi, il y aura des passages spécifique au sport).

      Pour continuer dans les chapitres de livre, vous avez dans « Psychopathologie des addictions : 12 cas cliniques » de L. Fernandez un cas « Addiction à la pratique sportive et trouble des conduites alimentaires »

      Enfin, voici les références d’articles sur le sujet en français et anglais (je n’ai pas hiérarchisé).

      « Exercise addiction in team sport and individual sport: Prevalences and validation of the exercise addiction inventory. » Lichtenstein M.B., Larsen K.S., Christiansen E., Støving R.K., Bredahl T.V.G., Addiction, research and theory – volume 22 – numéro 5 – octobre 2014.

      Aspects psychopathologiques de l’exercice physique intensif chez l’enfant et l’adolescent : mise au point à partir d’une situation clinique / PUPER-OUAKIL D., Annales Médico-Psychologiques, 2002, vol.160 543-549p.

      Relation entre la dépendance à l’exercice physique et les cinq dimensions de la personnalité / KERN L., l’Encéphale, 2010, Volume 36, Issue 3, June 2010, Pages 212–218

      Dépendance à l’excercice physique et personnalité / KERN L., Alcoologie et Addictologie, vol. 31 (1) : 41-49 (mars 2009)

      Dépendance et exercice physique : une échelle de dépendance à l’exercice physique / KERN L., Psychologie française 52 (2007) : 403-416

      Dysmorphophobie et pratique excessive du sport / VELEA D., Interventions, 2002, vol.19 (4) 238-242p.

      Etude confirmative de l’échelle de dépendance à l’activité physique Exercice Dependence Scale-Revised pour une population francophone / ALLEGRE B. ; THERME P., L’Encéphale, 2008, vol.34 (5) 490-495p.

      Exercise Addiction: Symptoms, Diagnosis, Epidemiology, and Etiology / Berczik K. ; Szabo A. ; GRIFFITHS M. ; Kurimay T. ; Kun B. ; Urban R. ; DEMETROVICS Z., Substance Use & Misuse, 2012, 47(4), 403-417.

      L’industrialisation de l’hédonisme. Nouveaux cultes du corps : de la production de soi à la perfectibilité addictive / QUEVAL I., Psychotropes, 2012, vol 18, n°1, p. 23-43

      Pratique problématique d’exercice physique : un cas clinique / KOTBAGI G. ; MULLER I. ; ROMO L. ; KERN L., Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, Volume 172, Issue 10, December 2014, Pages 883-887

      Profil psychologique et comportemental de vulnérabilité à la dépendance à l’exercice et au risque de pratiques dopantes chez les sportifs amateurs : l’exemple des semi-marathoniens / NANDRINO JL, Annales Médico- Psychologiques, 2008, vol.166 (10) 772-778p.

      Validation française du questionnaire de dépendance de l’exercice physique / KERN L. ; BAUDIN N., Rev. Eur. Psychol. Appl. (2011)

      EN ligne : The role of age, gender, mood states and exercise frequency on exercise dependence : http://www.akademiai.com/doi/abs/10.1556/JBA.2.2013.014

      Bien cordialement,

      Aurélie W.

  3. Bonjour,

    Je suis étudiant infirmier et je réalise un mémoire dont le thème est :  » La communication comme remède à l’agressivité d’un patient toxicomane en État de manque « .
    Pourriez-vous me donner quelques conseils bibliographiques ?

    Je cherche à définir la toxicomanie, l’état de manque et les symptômes qui en découlent ( l’item que je retiens est  » l’agressivité « ).
    Je souhaite mettre en exergue que l’agressivité découle de la maladie. Et, que c’est un aspect non dissociable de la pathologie.

    Merci d’avance.
    Cordialement, Alexis.

    • Bonjour,
      Bien reçu, je vous réponds au plus vite.
      Bien cordialement,
      AW

    • Bonjour,

      Pour les définitions, vous pouvez déjà regarder dans le Dictionnaires des drogues et toxicomanies, car il y a entre autres une définition pour le concept de « manque ». Au-delà de ça, la lecture de l’article « Addiction à l’héroïne », par Karila et coll. dans la Revue du Praticien, Médecine Générale, Tome 27, n°909 (Novembre 2013), pp 713-714, peut être utile car les auteurs décrivent le symptôme de sevrage.

      Sinon, le mémoire infirmier de Juliette Goehrs « L’agressivité du toxicomane sous Méthadone. Rôle infirmier » pourrait être pertinente pour votre sujet. Je peux vous le prêter si vous voulez.

      Beguel a également sorti un livre en 2014, intitulé « Drogues, alcool et agression. L’équation chimique et sociale de la violence ». Les aspects théoriques de la violence sont susceptibles de vous servir, notamment.

      Pour votre sujet, vous pouvez certainement lire des choses intéressantes sur le rôle infirmier, la relation d’aide et ses moyens (disponibilité, importance de l’observation et de l’écoute, empathie, contrôle, soutien actif, confiance…) Le livre de Schalckens Fuks me semble toujours le meilleur dans ce domaine. Il s’intitule « Les soignants et les toxicomanes ». Mais vous pouvez aussi lire « l’infirmier les toxicomanes, stratégies de soins à l’hôpital » (Marc et Simon, ed. Masson, 2002) ; « Soins infirmiers aux personnes atteintes de troubles de la conduite alimentaire, toxicomaniaques et alcooliques ( Casamatta et Véléa, ed. Ellipses; 2000). Ils sont disponibles à Marmottan, si vous pouvez vous déplacer à Paris.

      Autrement, de façon plus générale, voir « Entretien et relation d’aide dans les situations psychiatriques ou psychologiques difficiles » de Mercuel et coll. chez Masson. Il a été réédité en 2011. Ou les manuels sur la relation soignants-soignés ou communication soignants-soignés que votre Ifsi doit sûrement pouvoir vous proposer.

      Sinon, pour revenir à la toxicomanies et les conduites agressives, je vous propose ces références, mais attention, tout est en anglais :

      Agression and violence associated with substance abuse, M. M. MILLER ; R. T. POTTER-EFRON, Journal of Chemical Dependency Treatment, 1989, 3, (1), 1-36

      Titre : Hostility in heroin abusers subtypes: fluoxetine and naltrexone treatment, G. GERRA et al., Progress in Neuro-Psychopharmacology and Biological Psychiatry, Vol.19, n°8 (1995), pp 1225-1237

      Psychopharmacological treatment of agression and violence in the substance using population, LAVINE R., Journal of Psychoactive Drugs, 1997, 29, (4), 321-329

      Subjects with a history of drug dependence are more aggressive than subjects with no drug use history, T. J. ALLEN ; G. MOELLER ; H. M. RHOADES ; D. R. CHEREK, Drug and Alcohol Dependence, 1997, 46, (1/2), 95-103

      Bien cordialement,

      Aurélie

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