Base bibliographique

La bibliothèque médicale de l’hôpital Marmottan rassemble plus de 12 000 documents dédiés aux addictions : produits licites ou illicites, addictions sans drogue. L’ensemble des livres, thèses et revues peuvent être consultés sur place (le prêt est réservé aux professionnels du GHU).

Nous vous accueillons sur rendez-vous du lundi au vendredi, de 13h à 17h.

Prendre contact avec Aurélie Wellenstein et Indiana Loessin :
bibliotheque.marmottan@ghu-paris.fr

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En effet, les bibliothèques et centres de documentation des Instituts de formations paramédicales du GHU Paris ont uni leurs forces afin de vous proposer un accès unique et simplifié à l’ensemble des ressources de leur établissement à travers ce nouveau portail « Les bibliothèques du GHU Paris ».

À partir de quatre lieux documentaires installés dans trois sites différents du GHU Paris, en se basant sur des collections présentant des niveaux de spécialisation élevés et destinées à des publics aux besoins documentaires nombreux et variés, Les bibliothèques du GHU Paris prétend rendre plus attractive et accessible l’information diffusée par les bibliothèques et centres de documentation et vous accompagner dans toutes vos recherches de documents. La bibliothèque de Marmottan est naturellement dédiée aux addictions.

163 réflexions sur « Base bibliographique »

  1. Bonjour,

    Je réalise un mémoire, dans le cadre d’un DU en addictologie, sur l’accueil du public en CSAPA et « l’impact » de l’accueillant lors de ce premier échange, de cette première prise de contact… Je cherche à savoir si la personne qui accueille influence ou non la venue d’un usager à son premier rdv (rencontre avec un professionnel de la structure et l’éventualité de la mise en place d’un accompagnement).
    J’espère avoir été assez claire.

    Avez vous des ouvrages et/ou articles qui abordent de ce sujet?

    Cordialement,

    Sophie

    • Bonjour,

      Oui, c’est un sujet passionnant et très important ! C’est même un des fers de lance de la prise en charge à Marmottan : l’accueil sans jugement est nécessaires à l’instauration d’une alliance thérapeutique, et à une prise en charge basée sur la relation intersubjective. La clinique est ici « à l’endroit », c’est-à-dire que les soignants – sans blouses blanches – sont d’abord des êtres humains, qui reçoivent d’autres êtres humains, et vont voir comment ils peuvent répondre à leur demande et leur être utiles. Le caractère humain de la prise en charge et la non stigmatisation des personnes accueillies sont des préalables nécessaires et indispensables aux soins pour des personnes au vécu fait de ruptures, d’abandons, qui ont souvent une image d’eux-mêmes très dégradées et qui peuvent se montrer d’une sensibilité accrue dans les relations aux autres. Sans ce travail relationnel d’alliance, toute technique, tout outil thérapeutique peut être rapidement mis en échec.
      En réponse à la sensitivité extrême, à la peur du rejet des patients, à leur anxiété, il est important de proposer un accueil chaleureux, empathique, marqué par l’écoute, la bienveillance et une grande disponibilité. La qualité des soins est donc en premier lieu liée moins à des protocoles qu’à une ambiance, fondée sur l’idéal de l’accueil inconditionnel, le non jugement, l’attention portée aux patients, et aux qualités des soignants, qui doivent conjuguer professionnalisme, engagement personnel, ouverture d’esprit, et, sans doute, une certaine dose d’anticonformisme…

      Bref, pour documenter ce sujet, je vous suggère quelques pistes :
      – le chapitre « accueil et consultation » par Eric Jérôme, dans le livre Toxicomanies, chez Masson.
      – le passage sur les accueillants dans le livre, « Il n’y a pas de drogués heureux » du Pr. Olivenstein, pages 240 et 241 de l’édition grand format.
      – le chapitre sur l’alliance thérapeutique dans le livre « Aide mémoire d’addictologie », chez Dunod.
      – Bases cliniques et conceptuelles des soins en addictologie, de Alain Morel : http://www.oppelia.fr/sites/default/files/article_trait_60.pdf
      – le livre génial de Schalckens-fuks, les soignants et les toxicomanes, et notamment le chapitre « réussir la rencontre »
      – Fonctions thérapeutiques de l’accueil en CSAPA, de Edwige Picard et Sybille de Courcy, dans Le Journal des psychologues, 2013/1 – n° 304 – pages 67 à 71
      – le chapitre sur la relation, dans Prise en charge des usagers de drogues de Lionel Gibier
      – Les conditions de la construction de l’alliance Thérapeutique, de Michel hautefeuille, dans Modalités de sevrage des toxicomanes dépendants des opiacés
      – L’accueil inconditionnel, seuil déterminant pour l’accès aux soins, Cerny, Actal n°13 (Décembre 2013) pages 25-28
      – L’accueil revisité, de carlos Parada, Interventions, 1993, (41), 22-27
      – Premier accueil en centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie, dans le Courrier des Addictions, Vol.16, n°2 (Avril-mai-juin 2014) pages 12-13

      Je prends contact avec vous par mail,
      Bien cordialement,
      Aurélie W.

  2. bonjour. je susi actuellement en 3ème année de soins infirmier et je souhaite réaliser mon mémoire autour de la prise en soin du toxicomane dans son rapport au soin du corps, plus spécifiquement dans son rapport à l’alimentation. si vous aviez des pistes bibliographique, je vous en serais sincerement reconnaissante.
    d’avance merci

    • Bonjour,

      La nutrition est effectivement un sujet important, mais qui malheureusement est assez peu explorée sur le terrain et dans la littérature.

      Plus spécifiquement, en français, vous avez :
      – « Approche diététique des patients présentant une conduite addictive », dans la revue Alcoologie et Addictologie > Tome 27, n°1 (Mars 2005) . – 53-56 (c’est alcool et tabac, mais les conclusions des auteurs peuvent être également comprises pour les produits illicites)
      – Le rapport de J. Simon « Etat nutritionnel des toxicomanes aux opiacés avant sevrage. Protocole d’investigation clinico-biologique » publié en 1995. Un peu ancien, mais des pistes à prendre.

      En anglais :
      F. SANTOLARIA-FERNANDEZ et al, Nutritional assessment of drug addicts (Estimation de l’état nutritionnel des toxicomanes), dans la revue Drug and Alcohol Dependence, 1995, 38, 11-18
      E. L. DANIEL; Nutritional implications in recovery from substance abuse (Les implications de l’alimentation dans la guérison de la toxicomanie, dans la revue Employee Assistance Quarterly, 1991, 7, (1), 1-7
      NEALE J., Eating patterns among heroin users: a qualitative study with implications for nutritional interventions (Les habitudes alimentaires chez les consommateurs d’héroïne: une étude qualitative avec des implications pour les interventions nutritionnelles), dans la revue Addiction, 2012 – 635-641.
      GRANT L. et al, Nutrition Education Is Positively Associated with Substance Abuse Treatment Program Outcomes (L’éducation en matière de nutrition est associée de façon positive au programme de traitement de l’abus de substances), dans la revue J Am Diet Assoc. 2004;104:604-610.

      Sur le corps et les addictions :
      J. L. PEDINIELLI, Corps et dépendance. c’est un chapitre dans le livre « Dépendance et conduites de dépendance. Addictions : Dépendance et conduites de dépendance (25-26 mars 1993; Lille) »
      P. ANDRE et coll., Le corps dans les conduites addictives. C’est un chapitre dans le livre « Corps et psychiatrie », p.79-88, Thoiry, Ed. Heures de France, 1996
      P. DESSEZ, Le corps indicible : image du corps et dépendances. C’est un chapitre dans le livre « DUMET N., BROYER G., Cliniques du corps, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2002, 185-193 »
      A. M. PEZOUS et coll, Modification de l’image du corps et évolution de la dépendance psychique chez les toxicomanes, dans la revue Annales Médico-Psychologiques, 1996, 154, (1), 57-59

      je vais aussi vous envoyer deux articles écrits par des médecins de l’équipe. Ce sont des textes anciens, mais qui restent bien entendu valables dans la clinique.
      Il s’agit du texte de Braconnier « le toxicomane et le corps » et celui de Boubilley « Du corps fantôme à la reconnaissance du corps malade ».

      Autre piste éventuelle : explorer les ateliers bien-être, socio-esthétique, qui sont organisés dans certaines structures de prises en charge des addictions, et plus particulièrement dans les Caarud. Il est vrai que ces activités sont prioritairement proposés et demandés par les femmes. Du coup, je vous conseille de jeter un oeil au rapport « Femmes & addictions. Accompagnement en CSAPA et CAARUD » qui a été publié en 2016 et que vous trouverez en ligne ici : http://www.federationaddiction.fr/parution-du-guide-femmes-et-addictions-de-la-federation/
      Notamment les pages 33 et 34 devraient vous intéresser.
      Un exemple d’atelier est décrit ici : http://www.federationaddiction.fr/actions_femmes/atelier-socio-esthetique/
      La liste des institutions proposant ce type d’atelier : http://www.federationaddiction.fr/type_action/bien-etre-corporel-et-image-de-soi/

      De façon générale, avec votre sujet, vous pouvez travailler sur l’image de soi. J’ai un article à ce sujet, mais c’est sur l’alcool :
      LE CLAIRE Y. ; NAUDIN C., L’estime de soi : un axe de soins privilégié pour les alcoolodépendants, Alcoologie et Addictologie, 2000, 22, (4), 359-362

      je prends contact avec vous par mail
      Bien cordialement,
      AW

  3. bonjour,

    Je suis sen dernière année de DUT Carrière Social et je réalise mon mémoire sur : la réinsertion des sociale des usagers de drogues par la culture.
    Auriez vous des documents a ce sujet ?
    Merci,

    Cordialement
    C.B

    • Bonjour,
      Je prends contact avec vous par mail, car j’ai besoin de quelques précisions. En effet, par la culture, il faut que vous me disiez si vous pensez plutôt à la musicothérapie, les ateliers d’écriture, etc. ou des sorties culturelles, par exemple ciné, concert, etc.
      Bien cordialement,
      AW

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