[article] Usage de cathinones à Paris

H135_cover(1)Nouvelle publication pour l’équipe de Marmottan : Muriel Grégoire publie dans la revue l’Encéphale un article sur l’usage de cathinones à Paris.

Résumé : l’apparition au cours des dix dernières années des « nouvelles substances psychoactives » appelées également « NPS » modifie pour la première fois, de façon profonde, le monde des drogues qui passe d’une dizaine de produits à près d’une centaine. La veille sanitaire représente un outil de surveillance de ce phénomène : une augmentation de l’utilisation des cathinones de synthèse (méphédrone, NRG3, 4-MEC…) a été observée et pose de nouveaux défis aux cliniciens. Le CEIP de Paris et le centre Marmottan ont voulu dresser un tableau de la consommation de cathinones en Île-de-France et alerter la communauté des services de santé concernant les problèmes liés à l’identification des abus et les risques associés. Nous présentons la relation entre sexe et drogues en raison de l’effet spécifique que les cathinones pourraient avoir sur les pratiques sexuelles. Le point marquant est l’apparition d’une pratique de consommation de stimulants par voie intraveineuse appelée « slam » au sein des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Le « slam » comprend trois caractéristiques : injections, dans un contexte sexuel et usage de drogues psychostimulantes. Le risque sanitaire s’inscrit à la fois dans le syndrome de dépendance/abus, impliquant un « craving » important, des symptômes psychiatriques prolongés, et dans le risque infectieux (VIH, VHB, VHC…). Il semble important de moins dissocier les réseaux sexuels, des réseaux d’addiction pour la réduction du risque.

http://www.em-consulte.com/en/article/1029317

Nouveaux produits, nouveaux usages

Lundi 18 novembre 2013

La journée est complète.

« RC », « Legal High », « Smart Drug », « Designer drug »…, les nouvelles drogues de synthèse sont apparues aux alentours de 2008. Notamment portée par Internet, leur consommation s’accroit en France et en Europe. Depuis 2010, une nouvelle substance est identifiée par mois, et leur usage fait de plus en plus l’objet de demandes de consultations dans nos centres de soin.

Ces nouveaux produits copient la structure moléculaire des substances psychoactives, sans être tout à fait identiques, ce qui leur permet de contourner la législation sur les stupéfiant. Dans nos consultations, nous rencontrons de plus en plus d’usagers proches de l’espace festif gay, qui « slamment » (c’est-à-dire qui injectent les substances dans un contexte sexuel à risque). Mais aussi des usagers aguerris, « pionniers » de l’expérimentation de drogues, consommant en cercle privé. Ou encore de jeunes adultes fréquentant le milieu festif techno.

Cette journée d’étude propose d’effectuer un état des lieux des connaissances sur ces nouveaux produits et leurs usages : offre, profils des usagers, modes de consommations, conséquences sanitaires, prise en charge et questions sur leur législation.

Programme :

(la journée commence à 10h et se termine à 17h.)

Accueil à partir de 9h30 au 5 bis rue des colonels renard, 75017 Paris.

« Injections de cathinones « slam » en population MSM »
par Dr. Philippe Batel, UTAMA – Unité de Traitement Ambulatoire des Maladies Addictives, Hôpital Beaujon, Paris

« Consommation, offre, trafic des nouvelles drogues de synthèse »
par Emmanuel Lahaie, OFDT, Paris

« MDMA, psychédéliques, kétamine : usage et clinique »
par Dr. Muriel Grégoire, psychiatre, Centre Médical Marmottan, paris

« Pharmacologie et conséquences sanitaires des nouvelles drogues de synthèse »
Dr. Anne Batisse, Pharmacien Toxicologue, CEIP, Paris