[publication] De l’usage excessif des écrans à l’addiction, quelle frontière?

Elizabeth Rossé, psychologue, et Dr. Marc Valleur, psychiatre, publie un nouvel article dans la revue de l’aide soignante sur les usages excessifs liés aux écrans.

Résumé : La révolution cybernétique a eu lieu il y a plus de vingt ans mais ses conséquences sur la santé restent peu explorées. Définir un usage normal des écrans demeure difficile de par la diversité des possibilités d’application. La cyberaddiction repose sur des éléments qualitatifs plutôt que quantitatifs. Elle concerne principalement les jeux d’argent en ligne, le cybersexe, les jeux vidéo et en réseaux et se caractérise par une illusion de socialisation.

Disponible au centre de documentation de Marmottan : centre.marmottan@ch-maison-blanche.fr

[publication] Profils et pratiques des usagers de nouveaux produits de synthèse

eftxacw4.jpgTendances n° 107, OFDT, 8 p.
Mars 2016

Qui sont les usagers des nouveaux produits de synthèse principalement commercialisés sur Internet ? Quelles sont leurs motivations ? Quelles substances consomment-ils le plus ?
Les personnes ayant répondu au questionnaire anonyme sont majoritairement de jeunes urbains, par ailleurs consommateurs de drogues illicites. Environ la moitié des usagers n’achètent pas directement les substances en ligne. La part des cannabinoïdes de synthèse dans les produits consommés cités est moins importante que ce qui était attendu et une large proportion des usagers citent des substances possédant des effets hallucinogènes parmi les dernières qu’ils ont prises. La majorité de ces consommations ont lieu en espace privé ; en matière de risque, les usagers paraissent conscients des éventuels dangers et déclarent fréquemment des effets indésirables.

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Questionnaire internet sur la perception des drogues par les 19-26 ans

Ce questionnaire est une étude de la perception de l’usage de drogues chez les jeunes adultes de 19 à 26 ans. Cette enquête est complètement anonyme, ce qui signifie que vous n’avez pas besoin d’indiquer votre nom ou toute autre information qui vous semble vous identifier.

Pour participer, rendez-vous ici : http://acunsdrugsurveyfrench.questionpro.com/

Rapport : Le jeu en ligne – Quand la réalité du virtuel nous rattrape

jeu en ligneLe Groupe de travail sur le jeu en ligne mis en place en 2010 par le gouvernement du Québec rend public son rapport à ce jour : « Le jeu en ligne – Quand la réalité du virtuel nous rattrape ».
Le groupe, présidé par Louise Nadeau, avait pour mandat :
• d’analyser les impacts sociaux du développement du jeu en ligne au Québec;
• d’examiner les mesures d’ordre réglementaire, technique, économique et juridique permettant de contrer le jeu illégal;
• de faire les consultations nécessaires auprès d’experts nationaux et internationaux.

Le communiqué de presse ainsi que le rapport complet sont disponibles et consultables sur notre site à l’adresse suivante :

http://www.economie.gouv.fr/observatoire-des-jeux/jeu-en-ligne-quebec-2014

Les jeux d’argent et de hasard sur Internet en France en 2012

tend85La loi du 12 mai 2010, a organisé une « ouverture maîtrisée à la concurrence » du marché des jeux d’argent et de hasard (JAH) en ligne dans trois domaines : les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. Deux enquêtes menées conjointement afin d’estimer le nombre de joueurs en ligne en dressant leur profil, ont été réalisées deux ans après la promulgation de cette loi, par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et l’Observatoire des jeux (OJD).

Les joueurs en ligne

3,7% des personnes âgées de plus de 18 ans, soit environ 2 millions de personnes, déclarent avoir joué à un jeu d’argent et de hasard (JAH) en ligne au cours des 12 mois précédant l’enquête et un quart de ces joueurs utilisent exclusivement cet outil. Comme pour les jeux traditionnels, ce sont les hommes qui jouent le plus en ligne (57% des joueurs). Internet apparaît davantage utilisé par les jeunes générations et par des joueurs plus diplômés. Plus de la moitié des joueurs en ligne (54,4%) disent avoir recours uniquement à des sites légaux et plus du quart (26,5%) fréquentent à la fois des sites légaux et d’autres qui ne le sont pas ou qui se présentent comme étant hors du cadre de la loi. Près de 2 joueurs sur 10 (19,1%) ne fréquentent que des sites non régulés. Cette offre non régulée concerne une part très importante de femmes. Leur proportion y est quasiment deux fois plus importante que sur les sites légaux (64,5% vs 34%). Ce point paraît lié à leur fréquentation de sites de jeux de tirage et de grattage illicites et à leur pratique de jeux d’adresse, de réflexion ou de chance présentés comme « gratuits ».

La part du jeu problématique

La proportion de joueurs en ligne problématiques dans l’année est estimée à 17% avec 6,6% de joueurs excessifs et 10,4% de joueurs à risque modéré. Les niveaux sont plus élevés pour les jeux non régulés. En comparaison, l’enquête de 2010 sur le jeu traditionnel (i-e en « dur ») estimait alors le nombre de joueurs problématiques dans l’année à 2,8% avec 0,9% de joueurs excessifs et 1,9% de joueurs à risque modérés. Ce résultat, conforme à celui observé dans d’autres pays, traduit un risque plus élevé sur Internet où la part des joueurs occasionnels est moins importante.

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