[communiqué de presse] Réforme de la justice pénale : stop aux politiques répressives en matière de drogues !

A la veille de l’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi Justice qui propose d’instaurer une amende forfaitaire délictuelle pour le délit d’usages de stupéfiant, nos organisations* dénoncent, à travers la publication d’un livre blanc, les conséquences néfastes de ce projet de réforme sur la santé et les droits des personnes usagères de drogues.

Dans ce livre blanc, les organisations révèlent les failles d’une politique répressive exercée par le gouvernement, qui découle de la loi de 1970. Cette politique s’est révélée inefficace et contre-productive. En effet, la France reste depuis plusieurs années le premier pays consommateur de cannabis et le 3ème pays consommateur de cocaïne en Europe.

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Publication : Conseils aux politiques pour ne surtout rien faire en matière de drogues, tout en ayant l’air intéressé

Le Dr. Hautefeuille et le Dr. Blaise ont publié hier une tribune dans Libération, intitulée : « Conseils aux politiques pour ne surtout rien faire en matière de drogues, tout en ayant l’air intéressé ».

Depuis trente ans, quarante ans, bientôt cinquante ans, tout change, tout évolue, tout se transforme, tout, sauf la législation sur les stupéfiants. Ce sujet semble tellement terrorisant, politiquement dangereux, socialement instable, du moins le pensent-ils, que les pouvoirs publics et les politiques préfèrent renvoyer à plus tard ou noyer dans des nuages de fumée ce qui ne constitue même pas une politique de santé publique. Avec leur loi de 1970, le principe de base reste le même : le salut par la prohibition et la répression plus ou moins globales, plus ou moins brutales. Cette posture remplace toute réflexion, discours, échange…

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Vidéos séminaire EHESS : Consommations et prohibitions des drogues : approche transversale

Les vidéos des deux dernières séances du séminaire sur les drogues, du 11 janvier et 8 février 2018, sont maintenant en ligne.

Les états modifiés de conscience

Introduction : Vittorio Biancardi, anthropologue, doctorant EHESS

Christian Sueur, psychiatre : « Le renouveau des utilisations thérapeutiques des substances psychédéliques »

David Dupuis, anthropologue, post-doctorant Durham University (UK) : « L’ayahuasca parle aux Français. Pèlerinages psychotropiques en Amazonie péruvienne »

Vincent Verroust, historien des sciences, doctorant EHESS : « Les Sociйtйs Psychйdйliques »

https://www.canal-u.tv/video/ehess/13_les_etats_modifies_de_conscience.41027

Table Ronde : « Parler des drogues sous un jour favorable » : contraintes légales et politiques

avec

Renaud Colson, juriste, MC université de Nantes : « Introduction »

Didier Jayle, ancien président de la MILDT

William Lowenstein, médecin, président de SOS Addictions

https://www.canal-u.tv/video/ehess/14_parler_des_drogues_sous_un_jour_favorable_contraintes_legales_et_politiques.41035

[Publication] Rapport national sur les drogues

L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) vient de mettre en ligne son rapport national sur les drogues qui est présenté sous la forme de 10 chapitres.
Après avoir décrit le cadre légal et la politique de lutte contre les drogues illicites, ce rapport 2017 réunit les dernières données de prévalence d’usage en populations adultes et jeunes ainsi que celles relatives aux conséquences sanitaires de ces consommations et aux demandes de traitement.
Il détaille aussi les évolutions des marchés des différentes drogues et aborde la réponse pénale, notamment grâce à un chapitre dédié à la prison.
Enfin, il dresse un panorama de la prévention, des avancées en matière de réduction des risques et des dommages, des bonnes pratiques et de la recherche en matière de conduites addictives en France.

Télécharger le rapport sur le site de l’OFDT

[article] Dopage au travail : les entreprises sortent enfin du déni

Amphétamines, cocktails caféinés, cocaïne… Pour des raisons personnelles ou pour rester performants, certains salariés consomment des substances illicites. Les entreprises sortent enfin du déni et commencent à mettre en place des actions de prévention et d’accompagnement.

Photo d’illustration.
RBFried / iStock

Le dopage en entreprise ? C’est ce postier qui prend 20 à 25 gélules caféinées par jour, l’équivalent de cinq expressos pour chaque dose. Ou ce cadre en open space qui s’envoie une pointe de cocaïne toutes les 45 mn pour rester à son niveau de performance… Un dopage presque invisible en entreprise.

Ces deux exemples sont tirés du quotidien du docteur Michel Hautefeuille, spécialisé sur la question des addictions à l’hôpital Marmottan. Les premiers salariés qu’il a reçus en consultation venaient de La Défense. Désormais tous les secteurs, tous les métiers sont concernés, du coursier au financier, du postier à l’enseignant. « Ce sont soit des salariés déjà addicts et qui viennent travailler, ce qui relève de cas personnels ou individuels, soit des salariés qui sont amenés à augmenter leurs performances à travers des produits pour faire face à ce qui leur est demandé. »

Aujourd’hui, ils ont à leur disposition un éventail varié de dopants : caféine, cocaïne, tranquillisants et amphétamines, ces dernières connaissant un succès croissant, sachant qu’il est relativement aisé de se les procurer sur Internet.

En octobre 2015, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies sur la consommation des substances psycho-actives en milieu professionnel estimait que 9% des salariés consomment du cannabis, 0,8% de la cocaïne et 0,5% de l’ecstasy ou des amphétamines. Avec des différences notoires en fonction du sexe et de la profession.

Ce sont les employés hommes qui consomment le plus de cocaïne (3,6%) et d’ecstasy / amphétamines (2,4%), loin devant les cadres (0,6% dans les deux cas).

Chez les femmes en revanche, ce sont les postes de cadres qui sont les plus impactés (0,6% et 0,3%).

Les niveaux de consommation diffèrent également selon les secteurs. Les substances illicites sont plus consommées dans le secteur des arts et spectacles et celui de l’hébergement et de la restauration.

Une préoccupation croissante des entreprises

Les entreprises prennent aujourd’hui conscience de la situation. En témoigne la forte participation de DRH et directeurs d’unité à la Journée nationale de prévention des conduites addictives en milieux professionnels, organisée le 22 octobre dernier par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives). « Jusque-là, le thème de ces journées de réflexion n’attirait que des médecins du travail et des professionnels de la santé », remarque Michel Hautefeuille.

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[article] Usage de cathinones à Paris

H135_cover(1)Nouvelle publication pour l’équipe de Marmottan : Muriel Grégoire publie dans la revue l’Encéphale un article sur l’usage de cathinones à Paris.

Résumé : l’apparition au cours des dix dernières années des « nouvelles substances psychoactives » appelées également « NPS » modifie pour la première fois, de façon profonde, le monde des drogues qui passe d’une dizaine de produits à près d’une centaine. La veille sanitaire représente un outil de surveillance de ce phénomène : une augmentation de l’utilisation des cathinones de synthèse (méphédrone, NRG3, 4-MEC…) a été observée et pose de nouveaux défis aux cliniciens. Le CEIP de Paris et le centre Marmottan ont voulu dresser un tableau de la consommation de cathinones en Île-de-France et alerter la communauté des services de santé concernant les problèmes liés à l’identification des abus et les risques associés. Nous présentons la relation entre sexe et drogues en raison de l’effet spécifique que les cathinones pourraient avoir sur les pratiques sexuelles. Le point marquant est l’apparition d’une pratique de consommation de stimulants par voie intraveineuse appelée « slam » au sein des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Le « slam » comprend trois caractéristiques : injections, dans un contexte sexuel et usage de drogues psychostimulantes. Le risque sanitaire s’inscrit à la fois dans le syndrome de dépendance/abus, impliquant un « craving » important, des symptômes psychiatriques prolongés, et dans le risque infectieux (VIH, VHB, VHC…). Il semble important de moins dissocier les réseaux sexuels, des réseaux d’addiction pour la réduction du risque.

http://www.em-consulte.com/en/article/1029317

20 idées fausses sur la réduction des risques

greaPour tous ceux qui pensent encore que la Réduction Des Risques favorise l’accès au matériel d’injection et donc la consommation elle-même, qu’elle maintient les toxicomanes dans la drogue, que c’est une politique laxiste et fataliste, qu’elle donne un message incohérent à la jeunesse, qu’elle met en danger la sécurité publique, qu’elle facilite la vie des toxicomanes et leur permet de ne pas travailler ou bien que c’est une incitation à se piquer, le GREA (Suisse) a publié un flyer intitulé « 20 idées fausses sur la Réduction Des Risques ».

On peut les retrouver ici : http://www.grea.ch/divers/RDR/20_idees.html

Guerre à la drogue ? Gare au faciès ! Témoignez

Depuis plusieurs décennies, en France, l’histoire de la répression des drogues et celle des personnes issues de l’immigration se déroulent en parallèle ; elles peuvent concerner les mêmes personnes mais n’ont jamais été croisées.

Du département de la Seine-Saint-Denis aux quartiers Nord de Marseille, la violence liée aux trafics de drogues illicites frappe en premier lieu les gens qui vivent et grandissent dans ces territoires et sont, pour beaucoup, Noirs, Arabes, issus de milieux défavorisés.

Dès lors, on peut se demander si la guerre aux drogues n’est-elle pas une guerre contre les minorités ethniques, une guerre raciale ? Voyons dans cette vidéo comment se déroule un contrôle de police :


Guerre aux Drogues, Guerre Raciale le clip par AFRdR

Si vous avez été victime de discrimination
sous prétexte de la lutte contre les drogues,
témoignez sur GDGR.fr

Questionnaire internet sur la perception des drogues par les 19-26 ans

Ce questionnaire est une étude de la perception de l’usage de drogues chez les jeunes adultes de 19 à 26 ans. Cette enquête est complètement anonyme, ce qui signifie que vous n’avez pas besoin d’indiquer votre nom ou toute autre information qui vous semble vous identifier.

Pour participer, rendez-vous ici : http://acunsdrugsurveyfrench.questionpro.com/

Une consultation jeunes consommateurs (CJC), c’est quoi ?

Alcool, cannabis, cocaïne, ecstasy, jeux vidéo, tabac… La consommation de votre enfant vous inquiète, il est devenu difficile d’aborder le sujet sans que cela tourne au conflit ? Il existe un lieu pour en parler et faire le point afin d’éviter qu’une consommation évolue en addiction, ce sont les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC).

Animées par des professionnels des addictions et de l’adolescence, les CJC accueillent les jeunes et/ou les parents pour évaluer la situation et proposer si besoin un suivi personnalisé.
Il existe plus de 400 CJC en France. Ces consultations sont anonymes et gratuites.

La CJC à Marmottan.