Pour venir à Marmottan

facadePour toute personne concernée par des problèmes de produits licites ou illicites, ou d’addictions sans drogue.

L’hôpital Marmottan est situé au 17-19 rue d’Armaillé, 75017 Paris.
Métro : Charles de Gaulle Etoile
(sortie 5 : avenue Carnot)

Téléphone accueil-consultation d’addictologie : 01 56 68 70 30
Fax : 01 56 68 70 38
☎ En dehors des heures d’ouverture ou pour joindre spécifiquement l’unité d’hospitalisation : 01 56 68 70 24
(En revanche, pour toute demande d’hospitalisation, appelez le 01 56 68 70 30)
Pour joindre spécifiquement la médecine générale : 01 56 68 70 27

Pour organiser au mieux votre première venue, nous vous recommandons de prendre rdv par téléphone.

Le service d’accueil-consultation d’addictologie est ouvert au public les :
Lundi, mardi, mercredi, vendredi : de 11h à 19h
Jeudi : de 12h à 19h
Samedi : de 10h à 14h

Les soins sont anonymes, volontaires et gratuits, conformément à la loi du 31 décembre 1970.

Le Prix du livre RH 2018, « Se doper pour travailler », lève le tabou des usages de substances psychoactives au travail

Le 4 octobre 2018, le prix du livre RH, créé en 2000 par Syntec Recrutement, en partenariat avec le Monde et Sciences Po, a été attribué à l’ouvrage « Se doper pour travailler ». Un ouvrage collectif dont les auteurs se sont attachés à comprendre les liens complexes entre travail et consommations de produits psychoactifs, sans tabou ni a priori.

L’ouvrage met en perspective deux évolutions, la diffusion des usages de produits psychoactifs au travail dans l’ensemble des secteurs d’activité (alcool, tabac, cannabis et autres drogues illicites et médicaments psychotropes) et les récentes transformations du travail.

C’est aux organisations elles-mêmes qu’il faut s’intéresser, dans ce qu’elles contiennent parfois de nocif. L’enjeu est de remettre l’humain au centre du travail.

C’est à cette condition que peuvent être repensées les politiques et actions de prévention.

L’approche médico-juridique principalement appliquée aujourd’hui dans les entreprises ou les administrations n’est plus adaptée et suffisante.

Cet ouvrage est l’aboutissement des travaux liés aux résultats de la recherche Prevdrog-Pro, financée par la MILDECA et qui a permis l’organisation des Congrès ADDITRA de 2014 et 2017.

« Se doper pour travailler »
Renaud CRESPIN, Dominique LHUILIER, Gladys LUTZ, Coll., ERES éditions, 18 €

Rapport annuel 2017

Télécharger le Rapport activité 2017

En résumé,

L’activité globale :

  • File Active totale : 2008 consultants (dont 841 nouveaux et 159 personnes de l’entourage)
  • 85 357 consultations
  • 458 patients sous TSO (243 BHD -215 Methadone)
  • 80 à 100 patients / jour à l’accueil
  • 326 hospitalisations
  • RDR : 5300 seringues et 4497 pipes à crack distribuées
  • Médecine Générale : 739 patients
  • 1015 demandes documentaires
  • 33 702 visiteurs du site Internet
  • 86 personnes formées

Même si les patients déclarent majoritairement les opiacés (30,8%) comme objet principal d’addiction, les problématiques restent très diverses. Les demandes d’accompagnement pour addiction à la cocaïne et notamment sous sa forme fumée, le crack, sont encore en augmentation.

  • Cocaïne, crack 20,3 %
  • Opiacés (Héroïne, Morphine, Codéine…) 17,6 %
  • Cannabis 17,1 %
  • Traitements de substitution détournés : 13,2 %
  • Jeux d’argent 8,9 %
  • Cybersexe 8,3 %
  • Alcool 7,4 %
  • Jeux vidéo 3,2 %
  • Cathinones, GHB, ketamine… 3 %
  • BZD et autres médicaments psychotropes 1,6 %
  • Ecstasy, amphétamines… 0,9 %

Concernant les problématiques d’addiction, quelques faits ont marqué l’année 2017 :

Chemsex, Cyberaddiction sexuelle et Addiction sexuelle

Des demandes de consultations pour cyberaddiction sexuelle, utilisation excessive des réseaux de rencontres, addictions sexuelles ou prises de produits dans des contextes sexuels (Chemsex) sont de plus en plus associées et viennent questionner les frontières entre addictions avec produits et addictions comportementales. L’usage de nouveaux produits de synthèse (N.P.S. : cathinones, phényléthylamines, etc.), substances stimulantes et hallucinogènes achetées via internet a pris de l’ampleur dans la communauté gay notamment dans des contextes de sex party, et ont tendance à diffuser plus largement au sein de la population. L’utilisation de produits comme la cocaïne ou le GHB dans des contextes sexuels (Chemsex) est aussi courante et motif de consultation.

Le centre Marmottan propose pour les chemsexeurs ou cyberaddict-sexuels des consultations avec une sexothérapeute. Ils peuvent également avoir accès à des consultations avec un psychiatre ou une psychologue et à une hospitalisation rapide si nécessaire.

Passage sous ordonnance des Médicaments contenant de la codéine à partir de juillet 2017

    • Suite à plusieurs overdoses liées à la consommation de codéine chez des adolescents, un arrêté à effet immédiat a inscrit le 12 juillet 2017, tous les médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine sur la liste des médicaments disponibles sur ordonnance. Depuis, il n’est plus possible d’obtenir un médicament à base de codéine ou d’un de ces principes actifs sans prescription médicale. De même la vente de ces médicaments sur les sites Internet des pharmacies n’est plus possible.
    • Cette décision rapide, pendant l’été, a entraîné un nombre conséquent d’appels et de demandes de consultations. En 2017, une quarantaine de patients ont consulté spécifiquement pour une utilisation problématique de codéine, médicament utilisé en automédication souvent depuis longtemps. Nous avons selon les situations et les demandes des usagers proposé soit une substitution par Buprénorphine Haut Dosage essentiellement, soit d’accompagner un sevrage en ambulatoire voire en hospitalisation. Dans un ou deux cas seulement, nous avons prescrit de la codéine ou validé une prescription d’un médecin généraliste.

Publication : Conseils aux politiques pour ne surtout rien faire en matière de drogues, tout en ayant l’air intéressé

Le Dr. Hautefeuille et le Dr. Blaise ont publié hier une tribune dans Libération, intitulée : « Conseils aux politiques pour ne surtout rien faire en matière de drogues, tout en ayant l’air intéressé ».

Depuis trente ans, quarante ans, bientôt cinquante ans, tout change, tout évolue, tout se transforme, tout, sauf la législation sur les stupéfiants. Ce sujet semble tellement terrorisant, politiquement dangereux, socialement instable, du moins le pensent-ils, que les pouvoirs publics et les politiques préfèrent renvoyer à plus tard ou noyer dans des nuages de fumée ce qui ne constitue même pas une politique de santé publique. Avec leur loi de 1970, le principe de base reste le même : le salut par la prohibition et la répression plus ou moins globales, plus ou moins brutales. Cette posture remplace toute réflexion, discours, échange…

Lire la suite sur le site de Libération

Cannabidiol (CBD) le point sur la législation

La Mildeca a publié un point sur le CBD, que vous pouvez lire en intégralité ici : http://www.drogues.gouv.fr/actualites/cannabidiol-cbd-point-legislation

En résumé :

•  Les variétés de chanvre autorisées à des fins industrielles et commerciales sont réglementées et inscrites dans le Code de la santé publique ;
•  L’utilisation et la commercialisation de fleurs ou feuilles de chanvre, ou de produits obtenus à partir de ces parties de la plante, ne sont pas autorisées, quelle que soit la variété ;
•  Les e-liquides et autre produits à base de CBD sont  interdits s’ils contiennent du THC quel que soit la quantité et s’ils ne sont pas obtenus à partir de variétés et de partie de plantes autorisées;
•  Aucune vertu thérapeutique ne peut être revendiquée notamment par les fabricants, vendeurs de produits contenant du CBD.
•  Toutes les publicités portant allégations de vertus thérapeutiques sont interdites (à l’exception des médicaments bénéficiant d’une AMM).

[pétition] Cannabis : L’amende ne changera rien, il faut réguler d’urgence !

NORML France (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France) vient de lancer une pétition interpellant le président Macron afin que la question de la dépénalisation du cannabis en France soit posée.

NORML France est une association à but non lucratif, ouverte aux citoyens, aux professionnels et aux associations qui souhaitent une réforme des lois sur le chanvre (Cannabis sativa L.) et les autres stupéfiants, dans l’objectif de développer une politique rationnelle, juste et efficace en matière de lutte contre les abus de substances et les addictions.

Signer la pétition :

https://www.change.org/p/cannabis-monsieur-le-président-nous-ne-voulons-pas-payer-d-amende-nous-voulons-une-régulation

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[article] Le cannabis dans le monde en 9 graphiques

Légalisé, dépénalisé, prescrit… le cannabis dans le monde en neuf graphiques
Les décodeurs, le Monde.fr, 6 janvier 2018
La drogue consommée depuis des siècles, encore prohibée dans de nombreux pays, a été légalisée le 1er janvier en Californie et le Canada s’apprête à le faire en juillet.
Lire l’article en ligne

[publication] Substances psychoactives, usagers et marchés : les tendances récentes (2016-2017)

Des phénomènes déjà décrits les années précédentes se poursuivent :

  • l’extension des pratiques de chemsex ;
  • le niveau de précarité extrême des usagers sans abri ;
  • une nouvelle porosité entre divers publics susceptible de faciliter la diffusion des usages de produits psychotropes ;
  • la violence toujours accrue dans le champ des trafics ;
  • la poursuite de l’évolution continue de l’offre du cannabis ;
  • un point sur les nouveaux produits de synthèse.

 

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[Livre] Alcool, cannabis, jeux vidéo, prévenir et accompagner son adolescent

Ce livre s’adresse aux parents, afin de les informer, et d’accompagner leur adolescent, au sujet des addictions que les conduites à risques en matière d’alcool, de cannabis et de jeux vidéo peuvent engendrer. Lire la suite

[publication] Profils et pratiques des usagers des CAARUD en 2015

Tendances n° 120, OFDT, 6 p.
Octobre 2017

Le n° 120 de Tendances présente les résultats de l’enquête ENa-CAARUD menée en septembre 2015 auprès des usagers de drogues fréquentant ces structures d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques. Il s’agit de la cinquième édition de cette enquête.

L’édition 2015 d’ENa-CAARUD confirme, en premier lieu, la fréquentation croissante des CAARUD par des usagers insérés socialement, avec un niveau de précarité qui reste toutefois bien plus élevé qu’en population générale.
Sur le plan des consommations, la prépondérance des usages de cannabis, d’alcool et d’opiacés, substances qu’au moins sept usagers sur dix ont consommé dans le mois précédant l’enquête, est une constante. Par ailleurs, l’enquête 2015 consacre un focus particulier aux consommations d’alcool montrant qu’un un tiers des usagers interrogés consomme quotidiennement l’équivalent d’au moins 6 verres d’alcool en une seule occasion, et ce tout au long de l’année. Concernant les autres substances consommées, on note la part croissante des usagers de cocaïne qui consomment le produit sous forme basée. Enfin, un volet sur les médicaments conduit en 2015 analyse leur statut toujours ambigu entre « défonce » et traitement. Le sulfate de morphine et la méthadone ont connu une diffusion nette entre 2008 et 2015, tout comme les benzodiazépines. Enfin, un des résultats marquants de cette édition porte sur la stabilisation voire l’inversion de tendance de plusieurs indicateurs qui témoignaient de la diffusion des pratiques de réduction des risques et des dommages (RdRD). C’est le cas du partage de seringue ou de la réutilisation de celle-ci.

Auteurs : Aurélie Lermenier-Jeannet, Agnès Cadet-Taïrou, Sylvain Gautier

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