[covid-19] Hydroxychloroquine (Plaquenil®) et substances psychoactives

Comme tout médicament, le Plaquenil® interagit avec d’autres substances qui peuvent potentialiser ses effets indésirables notamment au niveau cardiaque (tachycardie, fibrillation, torsades de pointe…).

En contexte COVID, et pour des raisons qui vous sont propres (préventives, curatives, …), vous cherchez à vous procurer du Plaquenil® ?

Avant d’en prendre vous devez connaitre les interactions potentielles avec les substances psychoactives…

Lire l’article sur le site du CEIP Paris (centre d’addicto-vigilance de Paris)

Hydroxychloroquine (Plaquenil®) et substances psychoactives : message à l’attention des usagers de drogues et aux patients sous traitements psychoactifs

Renouvellement des traitements à la pharmacie

En réponse à la crise sanitaire que nous traversons, le gouvernement a adapté le cadre de délivrance : votre pharmacien peut renouveler les traitements d’au moins 3 mois d’ancienneté par méthadone sirop, gélule et buprénorphine pour 28 jours jusqu’au 31/05 en informant le médecin. Sinon privilégiez la consultation téléphonique.

Voici le texte de loi :

Extrait de l’arrêté du 19 mars 2020

(consulter l’arrêté en intégralité)

II. – Eu égard à la situation sanitaire et par dérogation à l’article R. 5132-22, les pharmaciens d’officine peuvent renouveler, dans le cadre de la posologie initialement prévue, la délivrance des médicaments contenant des substances à propriétés hypnotiques ou anxiolytiques, à condition que ces médicaments aient été délivrés au patient depuis au moins trois mois consécutifs.
« La délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à 28 jours. Elle est renouvelable jusqu’au 31 mai 2020.
« Le pharmacien en informe le médecin. Il appose sur l’ordonnance le timbre de l’officine et la date de délivrance ainsi que le nombre de boîtes dispensées.
« Les médicaments délivrés en application des dispositions du présent II sont pris en charge par les organismes d’assurance maladie, dans les conditions du droit commun, sous réserve que ces médicaments soient inscrits sur la liste des spécialités remboursables prévue au premier et au deuxième alinéas de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale.
« III. – Eu égard à la situation sanitaire et par dérogation à l’article R. 5132-22, dans le cas d’un traitement de substitution aux opiacés d’au moins trois mois à base de méthadone sous forme de gélules, de méthadone sous forme de sirop ou de buprénorphine comprimés, lorsque la durée de validité de la dernière ordonnance est expirée et afin d’éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies d’officine dont l’officine est mentionnée sur la prescription peuvent, après accord du prescripteur, dispenser, dans le cadre de la posologie et des modalités de fractionnement initialement définies par le prescripteur, un nombre de boîtes par ligne d’ordonnance garantissant la poursuite du traitement.
« La délivrance peut être assurée pour une période ne pouvant excéder 28 jours, y compris pour la méthadone sous forme de sirop. Elle est renouvelable jusqu’au 31 mai 2020.
« Le pharmacien appose sur l’ordonnance le timbre de l’officine et la date de délivrance ainsi que le nombre de boîtes dispensées.
« Les médicaments délivrés en application des dispositions du présent III sont pris en charge par les organismes d’assurance maladie, dans les conditions du droit commun, sous réserve que ces médicaments soient inscrits sur la liste des spécialités remboursables prévue au premier et au deuxième alinéas de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale. » ;

[SAFE] service de RDR à distance

Safe assure un service de RDR à distance : possibilité de vous faire livrer le matériel. Plus d’infos sur leur site : https://rdr-a-distance.info/

« Pendant cette période de confinement liée à l’épidémie de COVID19, le dispositif de réduction des risques à distance reste ouvert. L’équipe est mobilisée pour vous envoyer le matériel de consommation qui vous est nécessaire comme d’habitude. Le délai d’envoi par la poste peut cependant être prolongé.

Vous pouvez contacter vos équipes d’accueil en région qui assurent l’accueil habituel.
Nous restons disponibles pour vos questions : tél. : 01 40 09 04 45 – mail : contact@safe.asso.fr
https://rdr-a-distance.info/

[Talking drugs] COVID19 : réduction des risques pour les consommateurs de drogues

Ce fil twitter de nos collègues du International Network of People Who Use Drugs (Réseau International des Consommateurs de Drogues), un réseau mondial pour les droits et la santé de la communauté de consommateurs de drogues, offre des conseils pour la réduction des risques aux personnes qui consomment des drogues pendant la crise sanitaire du COVID19.

Ces conseils ont été élaborés pour informer la communauté mondiale des consommateurs de drogues sur les conseils importants de santé à mettre en pratique pendant la pandémie actuelle de COVID-19 (« coronavirus »).

Vous pouvez les lire sur le site de TALKING DRUGS.

 

Signalement GHB / GBL : augmentation des cas d’intoxication et banalisation de la consommation en population générale

L’ARS Ile de France et le CEIP viennent d’envoyer un signalement sur l’augmentation des cas d’intoxication au GBL et la banalisation de la consommation en Ile de France :

L’ARS d’Ile-de-France et le CEIP-A de Paris souhaitent attirer l’attention des services d’urgences sur l’augmentation des cas d’intoxication au GHB/GBL en Ile de France et sur la nécessité de les déclarer afin de renforcer la veille sanitaire sur ce produit.

Le CEIP-A d’IDF a reçu des signalements provenant à des services d’Urgences, de réanimation et
d’addictologie, mais aussi des associations de réduction des risques (Fêtez clair, Techno Plus).
La GBL, précurseur du GHB, est un produit très accessible par les usagers (essentiellement via Internet), bon marché et apprécié pour un usage festif par une population jeune, plutôt masculine. On observe une banalisation de cette consommation, avec une diffusion vers un public plus large, de tout âge et néophytes.

Dans ce contexte récréatif, la prise de GHB/GBL peut être associée à une consommation d’alcool le plus souvent, qui concourt à la gravité de l’intoxication.
La disponibilité croissante du produit semble, de plus, être à l’origine de prises accidentelles.
D’autre part, le risque de pharmacodépendance avec ces produits existe.
Enfin l’usage dans un cadre de soumission chimique ou vulnérabilité chimique est à documenter, le cas échéant.

Source : Alerte sanitaire GBL.pdf
Voila la fiche de l’ARS et du CEIP sur le GHB/GBL : fiche ARS GHB GBL