Publication : Conseils aux politiques pour ne surtout rien faire en matière de drogues, tout en ayant l’air intéressé

Le Dr. Hautefeuille et le Dr. Blaise ont publié hier une tribune dans Libération, intitulée : « Conseils aux politiques pour ne surtout rien faire en matière de drogues, tout en ayant l’air intéressé ».

Depuis trente ans, quarante ans, bientôt cinquante ans, tout change, tout évolue, tout se transforme, tout, sauf la législation sur les stupéfiants. Ce sujet semble tellement terrorisant, politiquement dangereux, socialement instable, du moins le pensent-ils, que les pouvoirs publics et les politiques préfèrent renvoyer à plus tard ou noyer dans des nuages de fumée ce qui ne constitue même pas une politique de santé publique. Avec leur loi de 1970, le principe de base reste le même : le salut par la prohibition et la répression plus ou moins globales, plus ou moins brutales. Cette posture remplace toute réflexion, discours, échange…

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Les addictions chez les jeunes (14-24 ans) : synthèse et recommandations

Le Fonds Actions Addictions, la Fondation Gabriel Péri et la Fondation pour l’Innovation Politique ont réalisé une enquête portant sur la perception des addictions chez les jeunes et sur l’acceptabilité des différentes mesures de prévention et de soins. Le groupe mutualiste VYV soutient également cette enquête.

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Guide prescription du baclofène

Baclofène et troubles liés à l’usage de l’alcool. Recommandations de bonnes pratiques à l’usage des médecins et patients
Sylvie Imbert, Samuel Blaise, Jacques Bérard, Renaud de Beaurepaire, Amanda Stafford, Philippe Jaury, Association Baclofène, 2018, 30 p.

Ce guide pour la prescription de baclofène dans les troubles d’usage d’alcool a été rédigé par des patients experts et des médecins.

Depuis la découverte par le Pr Olivier Ameisen que le baclofène à haute dose peut produire un état d’indifférence vis-à-vis de l’alcool chez les personnes ayant des troubles d’usage d’alcool (TUAL), la prescription de baclofène chez les patients atteints de ces troubles a augmenté de façon exponentielle. Actuellement des centaines de milliers de patients atteints de TUAL bénéficient de ce traitement en France. Cependant, la prescription de baclofène est difficile à bien des égards. Tout d’abord, le traitement, qui consiste en une augmentation lente et progressive des doses, doit être adapté individuellement, certains patients ayant besoin de faibles doses pour atteindre un état d’indifférence, alors que  d’autres ont besoin de doses élevées ou très élevées. Ensuite, le baclofène produit de nombreux effets indésirables qui peuvent être très inconfortables pour les patients et parfois graves. Enfin, les patients doivent être fortement impliqués dans la gestion du traitement, car ce sont eux qui devront trouver le meilleur moyen de cibler l’heure du craving et déterminer la distribution de leur posologie sur la journée pour limiter l’apparition
des effets indésirables. L’alliance thérapeutique médecin-patient est donc un facteur stratégique dans la prise en charge du traitement par baclofène. Le présent article
est un guide écrit par des médecins et des patients guéris (« patients experts ») pour la
prescription de baclofène dans les troubles d’usage d’alcool.

https://www.baclofene.org/guide-de-prescription-du-baclofene/

Au sujet du Baclofène, lire aussi :

[article] Le Nalscue bientôt rationné ?

Hélène Delaquaize, médiatrice de santé à l’hôpital Marmottan et présidente de SOS Hépatite Ile de France publie dans le numéro 26 de l’Hépatante un article sur les dernières décisions concernant le Nalscue :

L’injection en urgence de naloxone reste le traitement conseillé en cas de surdose d’opioïdes et s’avère généralement efficace lorsqu’elle est administrée à temps. Le principal inconvénient concerne l’accès limité de ce médicament aux services d’urgences hospitalières et de SAMU, qui rendent parfois trop tardive l’injection de naloxone en cas de surdose. Le médicament Nalscue®, disponible en spray nasal constitue un véritable espoir par sa grande facilité d’utilisation et la possibilité d’être mis largement à disposition à l’entourage des personnes usagères de drogues, préalablement formées.

Le prix de 100 Euros, fixé librement par le laboratoire Indivior, préalablement aux négociations de prix vient doucher tous nos espoirs. Avec un tel prix la disponibilité de ce nouvel outil de réduction de risque sera limité et son intérêt donc quasi nul.

Prix et accès aux traitements : la problématique s’intensifie, la mobilisation doit continuer.

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Augmentation des signalements d’intoxication liée à la consommation de cocaïne et de crack – Point d’Information

Une étude du réseau national d’addictovigilance de l’ANSM rapporte une augmentation des signalements et de la gravité des intoxications liées à la consommation de cocaïne et de crack : 6 fois plus en 2016 qu’en 2010. Cette augmentation est majeure entre 2015 et 2016 et semble se maintenir en 2017. Dans les intoxications rapportées, la cocaïne poudre (chlorhydrate) est la substance consommée principalement, devant le « crack » ou « free base » (cocaïne base) et dans une moindre mesure l’association des deux. Les complications les plus fréquentes sont des complications psychiatriques (35 %), cardio-vasculaires (30 %) et neurologiques (27 %). Des complications infectieuses (12 %), des complications touchant le système respiratoire (8 %) et ORL (3 %) sont également rapportées.

http://ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Augmentation-des-signalements-d-intoxication-liee-a-la-consommation-de-cocaine-et-de-crack-Point-d-Information

Légitime défonce ou plaisir coupable

initialement publié dans
Psychiatrie, Psychanalyse et Sociétés, 2017, vol.6

Résumé

A partir de la notion de « légitime défonce », jeu de mot d’un patient pour exprimer son droit à consommer des substances psychoactives, comme solution pour se protéger d’un monde injuste et absurde, se pose la question de la fonction écologique que l’addiction peut occuper chez un sujet, et notamment en quoi cette notion fait écho aux notions de dette inversée et de légitimité destructrice. Cela est extrêmement fructueux au niveau relationnel, mais aussi pour mieux repérer les freins et les raisons qui empêchent quelqu’un à renoncer à son addiction. C’est aussi dans une optique de réduction des risques savoir accepter les consommations, pour aider l’intéressé à trouver le temps et le chemin pour évoluer sans trop de complications.

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Note d’information : Nalscue

Note d’information qui précise les structures autorisées à délivrer la spécialité pharmaceutique NALSCUE® 0,9mg/0,1ml, solution.

L’ANSM a délivré une AMM le 28 juillet 2017, passée la date de fin d’effet de l’autorisation temporaire d’utilisation (ATU) de cohorte et dans l’attente d’une décision relative à la prise en charge de ce médicament au titre de son autorisation de mise sur le marché (AMM).

Cette note précise par ailleurs les modalités de facturation de la spécialité à l’Assurance Maladie pendant cette période.

Télécharger la note :

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2018/01/cir_42881.pdf